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Extrémistes : l’acharnement sur Minembwe vous a rendus ridicules

Extrémistes : l’acharnement sur Minembwe vous a rendus ridicules

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Des universités de très grande renommée pour rien. Des têtes pleines, dénoncées plus loin au siècle de la Renaissance par François de Rabelais dans GARGANTUA, en lieu et place des têtes bien faites. Des hommes en costume et cravate qui se laissent emportés par des rumeurs comme des enfants  qui s’accusent des provocations chez la maîtresse les uns contre les autres.

Pour votre information,  toutes les communes issues du même décret que celui de Minembwe au Nord-Kivu ont été installées avant celle de  Minembwe.  Comme d’ailleurs les villes d’Uvira, Baraka et Kamituga au Sud-Kivu.

Mais quand il s’agit de Minembwe, Muhindo Nzangi, un Député du Nord sort toute sa diarrhée verbale, pour dénoncer les irrégularités, pour fustiger la  balkanisation du pays à  partir d’une commune dont les limites vont, selon lui,  jusqu’au Rwanda. Il le dit aux Congolais surchauffés pour rien par des cris d’applaudissements et survoltés dans l’hémicycle des députés nationaux à  Kinshasa.

Des hommes mûrs. Des responsables. Des élus  du peuple choisis pour leur singularité  et leur différence avec le commun des mortels. Mais ils  trouvent  normal qu’une commune rurale située à 300 kilomètres vol d’oiseau à l’intérieur du Congo de Kigali dépende du Rwanda un pays étranger.

Mes chers compatriotes,  on peut ne pas aimer quelqu’un mais l’on se garde quand même de paraître ridicule devant les institutions africaines et mondiales.

Et dès lors que des bêtises commencent  à  prendre leur forme d’imbécillité, le général autoproclamé Justin Bitakwara, comme  il se nomme lui-même,  n’hésite pas à se poser en homme de situation.  Il vient de négocier auprès du président de la République la nomination en tant que conseiller spécial de la paix dans les hauts plateaux de Fizi, Uvira, Itombwe/Mwenga.

Lui le père des Mai-mai,  lui qui proclame sans vergogne avoir  vu les ” réfugiés banyamulenge ” venir en RDCONGO en 1960.  Il promet  de monter bientôt à Minembwe pour faire la paix entre les babembe,  fuliru,  nyindu d’une part et les banyamulenge d’ autre part.

Bitakwira, membre du Comité stratégique du FCC ou Union sacrée de la nation, voulant manger sur toutes les tables, le voici envoyé spécial de la paix.

Mais des tels  comportements versatiles doivent marquer l’attention du chef de l’Etat et de se dire que tout cet acharnement qu’il a vu et entendu de la part des députés tant provinciaux que nationaux  sur l’installation de la commune de Minembwe ne visaient  que deux choses : le populisme, l’électorat ainsi que le positionnement.

Aux dernières nouvelles, Minembwe n’est pas prêt à recevoir Justin Bitakwira avant sa repentance  contre tout le mensonge qu’il proférait contre lui et contre la nation. Avant d’être poursuivi d’avoir mis le feu sur ces hauts plateaux, faire massacrer plus de 300 personnes, faire consumer plus de 200 grands villages, restituer son cheptel au nombre de 230.477 vaches confisquées  de force. Que dire des femmes et des vierges abusées à  outrance par ce qu’il appelle ses « baguruguru » l’a répété lors de sa campagne de gouverneur du Sud-Kivu, ses enfants : les Maimai.  Bitakwira chef maï-maï allié à Red Tabara burundais doit d’abord répondre de ses actes.

Bukavu,  le 17 novembre 2020

Jean Scohier  MUHAMIRIZA

Journaliste indépendant