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Le Conseil d’Etat n’est pas aux ordres ! (Par Kevin kua Nzambi, Analyste politique)

Le Conseil d’Etat n’est pas aux ordres ! (Par Kevin kua Nzambi, Analyste politique)

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Le jugement rendu par le Conseil d’Etat dans la requête contre la Présidente de l’Assemblée Nationale, Jeanine Mabunda, par le député élu de Matadi, Albert Fabrice Puela a surpris ceux qui considéraient à tort ou à raison, que la justice congolaise, sous le régime FATSHI, était sous les ordres et téléguidée par le pouvoir.

Déjà, en amont ; certaines langues, généralement proches du FCC, ont cru à un acharnement contre le bureau de la Chambre Basse. Son accident de l’autre fois était aussi mis en charge de ce complot ourdi contre Jeanine Mabunda.

En plus,  le Premier  Président du Conseil d’Etat, Félix  Vunduawe te Pemako, était traité de très proche du Président de la République, et d’ailleurs « conseiller juridique occulte ». Et à ce titre, il va obligatoirement donner raison à Fabrice Puela.

Que dire, maintenant ?

La justice a eu un grade de plus. On ne peut que se réjouir. Une réalité impensable, y a quelque temps. Le fait d’accepter de ce verdict par le requérant, avec sportivité, est à féliciter.

Notre pays commence à avancer et que l’Etat de droit est en construction, grâce à la vision de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de voir s’instaurer en ex-Zaïre, un ETAT DE DROIT. C’est la beauté de notre démocratie en construction.

Dans l’opinion, l’appareil judiciaire fait peur et n’inspire pas confiance. Aujourd’hui nous devons nous mettre à l’évidence que tout à changer. La justice de forts n’existe plus. Le plaignant n’a pas automatiquement raison.

La justice devient apolitique. Mabunda n’avait aucune raison de renvoyer son administration en congé, craignant le prononcé du Conseil d’Etat. Il y a lieu d’apprendre à faire confiance à la justice.

L’exemple devrait venir d’en haut. Si les gouvernants affichent une attitude positive face à l’appareil judiciaire, les gouvernés vont suivre la même piste.

Les congolais habituaient à une justice non équitable, aux ordres et iniques pendant des décennies vont se convertir pour considérer la justice comme une partenaire et non se méfier d’elle. Ne dit-on pas que la justice élève une nation !