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Union Sacrée pour la Nation ou les raisons d’un fiasco politique annoncé ! (Par Antoine-Dover OSONGO-LUKADI)

Union Sacrée pour la Nation ou les raisons d’un fiasco politique annoncé ! (Par Antoine-Dover  OSONGO-LUKADI)

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Dédicace

 

*Ce texte est dédié au frère, à l’ami d’enfance et du banc universitaire

Edouard Yrung Kapend dit Eddy Kapend,  Licencié en philosophie et lettres de l’Université de Lubumbashi  et ancien Aide de Camp du Grand Camarade Mzee Laurent-Désiré KABILA, aujourd’hui libre grâce à la magnanimité de Félix Tshisekedi Béton Chef de l’Etat.

  1. Révolutionnaire ou rebelle ?

En commentaire de « La République », livre phare de l’incontournable philosophe grec Platon, parolier et disciple de Socrate ; ouvrage considéré comme « Le rêve des philosophes-rois », Robert Zimmer, dans son ouvrage magistral « Le grand livre des philosophes », s’illustre par ces propos valables pour toutes les Républiques de ce monde et,  en particulier,  pour la République Démocratique du Congo : « L’homme ne rêve pas seulement pour lui-même. Il existe aussi des songes collectifs de l’humanité. Et ces rêves-là brossent le tableau d’un monde libéré, heureux, sauvé de la souffrance. Religion, philosophie et art ont repris ces rêves à leur compte et leur ont donné forme. Parmi les anciens de l’humanité, on trouve aussi celui de l’Etat idéal comme modèle d’une organisation juste et parfaite de la coexistence humaine ».

Fonder une république serait ainsi ce qu’il y a de plus difficile. Toutes les républiques proclamées ou auto-proclamées ne seraient donc pas toutes des républiques, parce qu’il y a des conditions, des critères, des exceptions à remplir et à accomplir. Le Congo-Kinshasa est-il une république ? Ce n’est pas aujourd’hui l’objet de notre réflexion.

Ce qui nous préoccupe en ce moment c’est de montrer comment l’entreprise dénommée Union Sacrée pour la Nation (USN) créée et montée par Antoine-Félix Tshisekedi Tshilombo président de la république, tout en étant une entreprise intéressante certes, l’est également à très haut risque au regard des plusieurs facteurs, dont sa précipitation, son immaturité et surtout encore son opportunisme ne surfant que sur le nombre, sans savoir que le nombre ne confère pas nécessairement la qualité à un n’importe quel projet.

Avant toute chose, posons-nous cette question, celle de savoir si le Président Félix Tshisekedi serait-il un bon interprète du Tshisekedisme ? Autrement dit FATSHI serait-il aussi ou autant révolutionnaire que TSHIKAS ? Ces questions en appellent d’autres : Félix Tshisekedi est-il un révolutionnaire ou un rebelle ? Un radical ou un modéré ? Un dictateur ou un démocrate ? Au regard de l’analyse qui va suivre dans un moment, Félix Tshisekedi n’est pas et ne sera jamais Etienne Tshisekedi. FATSHI est un modéré, un consensuel ; mais peut-être parfois un sanguin incontrôlable. TSHIKAS était un radical obstiné, un imperturbable sans clôture; et peut-être aussi un résolu linéaire, ce qui n’est nullement un compliment en politique politicienne.

Quant à l’Union sacrée pour la Nation (USN), dans l’état elle risquerait de ne rien apporter de crédible à l’actuel Chef de l’Etat congolais dans sa lutte, pourtant salutaire, pour la bonne gouvernance et l’installation d’un Etat de droit en République Démocratique du Congo. Pourquoi ? Parce que le Chef de l’Etat a confondu révolte et révolution.

Ce qu’il s’était passé en décembre dernier n’avait rien à voir avec une révolution, mais juste avec un ras-le-bol, une simple manifestation d’indignation, plutôt qu’un renversement intégral des cibles et des structures. En effet pour la toute première fois dans les annales de l’histoire mondiale l’on a assisté à une révolution sans victimes, mais au contraire à un appel à la classe politique renversée à venir participer à la nouvelle recomposition structurelle politique du pays ! Il suffisait tout simplement aux anciens bourreaux d’affirmer leur loyauté au Chef de l’Etat et le blanchiment était garanti. Dans le fond de l’affaire, rien n’a changé.

La forme montre le statut quo à la seule différence qu’au lieu de deux autorités morales l’une pour le FCC et l’autre pour le CACH, la nouvelle majorité sera constituée des mêmes députés FCC-CACH, mais désormais sous la seule et unique autorité morale de Félix Tshisekedi, ce qui est tout sauf une révolution. Pour conserver le pouvoir en 2023, le FCC-CACH avait besoin de cette évolution pour certainement prendre au piège et les autres plateformes politiques et le peuple congolais. En effaçant Joseph Kabila du paysage politique congolais (à qui la propagande euro-occidentale impute tous les malheurs du Congo-Kinshasa, omettant volontairement de dire la vérité que c’est elle le pire cauchemar du peuple congolais), Félix Tshisekedi s’est donné une force et une puissance, quoi de plus normal, et de bonne guerre que du contraire, et une légitimité dans l’opinion tant nationale qu’internationale, l’ayant souvent traité depuis qu’il est aux affaires de faire le figurant et plutôt de détenir le pouvoir par procuration. En écartant JKK ou en relativisant néanmoins son influence dans la nouvelle majorité dite Union Sacrée pour la Nation (UNS), l’enfant de Limete se rattraperait ainsi d’ici 2023, en regagnant la confiance et le suffrage du peuple.

Mais,  même si rien ne prouve que la transhumance des députés du FCC vers l’USN ne se refera pas dans le sens inverse d’ici 2023, cette date butoir est à la fois prochaine et lointaine, car il pourrait encore se passer plusieurs choses voire plusieurs surprises. Quelle crédibilité imputerait-on aux députés qui changent de camp au gré de vague et à l’occasion de rien sinon des chèques leur offert en nature et en numéraire ?

Ce qui est analysé depuis le début pourrait relever de la théorie du complot consistant à y voir l’influence négative ou positive de Joseph Kabila Kabange dans tout ce qu’a ou aurait entrepris Félix Tshisekedi.

Ce qui est en revanche indiscutable est ce qu’il se passe depuis au moins deux à trois mois dans notre pays serait tout sauf révolutionnaire.

Car, une révolution est un renversement brusque d’un régime politique par la force. Ce qui ne ressemble nullement aux annonces présidentielles. La révolution est aussi définie par le Larousse comme un « changement brusque et violent dans la structure politique et sociale d’un Etat, qui se produit quand un groupe se révoltant contre les autorités en place, prend le pouvoir et réussit à le garder ». Traditionnellement entendu, ce qui s’est passé à l’issue des consultations nationales n’était nullement une révolution. Félix Tshisekedi ne serait donc pas, sous ce cas, un révolutionnaire, mais sans doute relativement un révisionniste. Donc si ce qu’il a annoncé au peuple n’était pas une révolution, le chef de l’Etat a fait le contraire de la révolution, qu’on appelle le révisionnisme.

C’est quoi le révisionnisme ?

Le révisionnisme est une doctrine qui a plusieurs sens, dont le sens politique qui consiste à tenir une position de révision, c’est-à-dire d’un objet politique quelconque (doctrine, procès, traité) : -celui de civilité ou Politikos, qui désigne ce qui est relatif à l’organisation ou autogestion d’une cité ou d’un Etat et à l’exercice du pouvoir dans une société organisée ; -la politique d’une communauté, d’une société, d’un groupe social, au sens de Politeia, se conforme à une constitution rédigée par ses fondateurs qui définit sa structure et son fonctionnement (méthodique, théorique et pratique). La politique porte sur les actions, l’équilibre, le développement interne ou externe de cette société, ses rapports internes et ses rapports à d’autres ensembles. La politique est donc principalement ce qui a trait au collectif, à une somme d’individualités et/ou de multiplicités.

C’est dans cette optique que les études politiques ou la science politique s’élargissent à tous les domaines d’une société (économie, droit, sociologie, etc.) ;-la politique au sens de Politikè ou d’art politique, se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir ; -la politique assortie d’une épithète qui détermine sa définition où l’on parle de stratégie politique, par exemple pour expliquer comment elle se situe dans une perception combinatoire et planifiée de nature à lui faire atteindre ses objectifs…

Les annonces du Chef de l’Etat ont été tout, mais sauf une révolution, on parlerait au contraire d’un sentiment de révolte. En effet, la difficulté à définir le terme révolution vient, en effet, d’un usage répandu qui tend à le confondre avec celui de « révolte », lequel désigne la contestation par des groupes sociaux de mesures prises par les autorités en place, sans que cette contestation s’accompagne nécessairement d’une volonté de prendre le pouvoir et de se substituer à ces autorités. On parle habituellement donc habituellement de révolution a posteriori, une fois que le soulèvement a débouché sur une prise de pouvoir, laquelle s’exprime ensuite par d’importants changements institutionnels.

A la différence de la révolte, qui est un mouvement de rébellion spontané se manifestant très tôt dans l’histoire (ex. la révolte de Spartacus), la révolution est généralement considérée comme un phénomène moderne et, sinon prémédité, du moins précédé de signes annonciateurs.

Le mot désigne alors une succession d’événements résultant d’un programme (ou projet), voire d’une idéologie. Ce qui distingue donc la révolution de la simple révolte, c’est qu’il est possible de la théoriser. Donc, les annonces faites par le président de la république ne peuvent jamais être qualifiées révolutionnaires, mais révoltantes, car comme nous venons de l’entendre, on ne doit pas confondre révolution, révolte ou rébellion. Le président de la république n’a engagé une révolution contre le FCC de Joseph Kabila Kabange, mais il a engagé par contre une révolte ou une rébellion.

Parce qu’une fois de plus la révolte ou la rébellion est un sentiment d’indignation et de réprobation face à une situation. Elle est aussi, dans un sens plus précis, le refus actif d’obéir à une autorité. Elle correspond donc à une large gamme de comportements : non-respect des normes sociales, insoumissions, désobéissance, tentatives d’insurrection, mutineries, rébellions, tollés. Celui qui se soulève de cette façon est désigné comme un rebelle, plutôt qu’un révolutionnaire.

Or si la détermination du Chef de l’Etat était d’en finir, de rompre définitivement avec le système Kabila, radicalement avec le passé, comme prétendument annoncé, il aurait certainement pris en compte les conseils de l’article « Les vrais enjeux pour la réélection de Félix Tshisekedi en 2023 » (Cfr.   La Prospérité Journal de monsieur Marcel Ngoyi, Juillet, 2020), et où au lieu de rechercher la bonne formule, l’Union Sacrée pour la Nation en l‘occurrence, afin de  réintégrer paradoxalement les députés réfractaires du FCC tant au Parlement qu’au gouvernement.

Le Président de la république aurait tout simplement, comme cela lui avait été jadis conseillé ardemment, procéder à la dissolution de l’Assemblée Nationale et à la révocation du gouvernement. Cette opération bien qu’anticonstitutionnelle (encore que depuis deux ans, période à laquelle FATSHI-BETON y a accédé à la magistrature suprême, on court de violation de la Constitution en violation de la Constitution, sans qu’il y ait jamais mort d’homme), lui aurait permis de débarrasser le pays de toute la vieillerie vieillotte qui forme la classe politique congolaise et qui n’est jamais prête à se formater,  ni à se renouveler.

Démarche qui lui aurait permis de  compter sur une nouvelle classe politique avec des nouvelles idées et un nouveau dynamisme. Combien de fois, il faudra expliquer aux politiques congolais que l’arithmétique en politique, à l’ère du numérique et des réseaux sociaux, devient une donne caduque, ringarde, dépassée, et qu’il vaut mieux à la place éclore un pragmatisme praxique (Cfr.  la philosophe Hannah Arendt).

Ce à quoi on assiste depuis la formation de l’Union Sacrée pour la Nation, c’est à un blanchissement des auteurs des crimes humains, sociaux, culturels, économiques et politiques, plutôt qu’à une transhumance opérée par des hommes politiques convaincus et dévoués pour le « bien-commun » et le « vivre-ensemble » du peuple congolais. Quant aux victimes, elles doivent se contenter des miettes, des compromis et des compromissions. Ainsi au lieu de doigter les criminels en tous genres, l’Union Sacrée pour la Nation  leur sert de Ponce Pilate : « ce n’est pas moi, c’est celui-ci », ou « ce n’est pas celui-ci, c’est plutôt celui-là » !

  1. Théoricien du sacrifice, platonicien ou machiavélien ?

Quant au Raïs de Kingakati alias le renard du désert, nous pourrions estimer qu’il s’est mis probablement en retrait, l’homme sachant non seulement se taire, mais également se sacrifier. Génie politique, qu’on l’aime ou non, Joseph Kabila Kabange n’est pas qu’intelligent, il est également pragmatique. Un militaire qui sait très bien ce qu’est la valeur de la vie et de la mort. Joseph Kabila Kabange serait ainsi le Nicolas Machiavel congolais, car chez lui c’est toujours la fin qui justifie les moyens, en d’autres termes, le départ de l’action est à l’aune, à la mesure de ses retombées, et voilà pourquoi depuis qu’il a goûté au pouvoir, on a toujours l’impression qu’il a gagné toutes les guerres auxquelles il a pris part directement ou indirectement tant contre ses adversaires politiques congolais ou occidentaux.

Joseph Kabila Kabange est un champion toutes catégories du principe du sacrifice, car il sait non seulement se sacrifier lui-même (la formule 1 plus 4 est là pour en apporter vivement témoignage, humilié, réduit à sa plus simple expression, il est encore  au nous couchons ces modestes lignes, le seul acteur politique vivant de cet épisode, car il a réussi par la phronèsis grecque, c’est-à-dire la prudence, à éliminer tous ses adversaires non à l’arme de guerre, mais au jeu d’échecs ou de dames), mais également sacrifier ses propres collaborateurs comme ce fût le cas de Léonard She Okitundu contre Léon Kengo wa Dondo, Emmanuel Ramazani Shadary contre Félix Tshisekedi et Martin Fayulu Madidi, Martin Fayulu Madidi contre Félix Tshisekedi, Evariste Boshab contre Samy Badibanga, Lambert Mende Omalanga contre Mukumadi, ou encore Jeanine Mabunda contre Félix Tshisekedi…

Ainsi au regard dudit principe qui lui est très cher, Joseph Kabila Kabange sait soutenir ses hommes, les défendre, mais également les livrer à la vindicte populaire, au déshonneur, mais jamais à la mort, car il sait fidéliser son monde afin de pouvoir demain compter de nouveau sur eux ; une recette qui marche comme sur des roulettes depuis déjà deux décennies. Il faut le faire.

Sa faculté d’adaptation à toutes les épreuves, à toutes les situations même les plus périlleuses, en fait un véritable caméléon au comptant du paysage politique congolais ; muet et « sourd » et « aphone » volontairement, Joseph Kabila Kabange reste un personnage insaisissable et mythique, dont s’en débarrasser aussi facilement qu’on l’imagine, ne serait pas du tout  donné d’avance.

Aujourd’hui,  on le croit perdu, affaibli, abandonné ; des bruits ont même couru, lorsqu’il s’est déplacé pour son Katanga natal qu’il a fui le pays ; d’autres langues ont même affirmé dans la foulée que les étasuniens lui auraient fait signer un papier sur lequel il devrait, la main sur le cœur, attester de s’effacer de la politique active, en échange de l’abandon des charges des crimes de guerre et contre l’humanité motivant son transfèrement au Tribunal Pénal International des intérêts miniers, financiers occidentaux de La Haye.

C’est possible même si personne en ce moment ne peut y apporter une preuve irréfutable. Pendant ce temps, l’homme laisse faire et mijote des nouveaux scénarios. Quitter Kingakati, c’est montrer et prendre à la fois l’opinion tant nationale qu’internationale, qu’il laisse désormais travailler son successeur et qu’en cas d’échec ou de couac, Félix Tshisekedi serait le seul à y assumer la responsabilité devant la nation et le peuple.

  1. Concessionnaire ou acquéreur, premier propriétaire ou premier acheteur ?

3.1. Ali baba et les 40 voleurs

Ce qui se passe en ce moment sur le plan politique dans notre pays ressemble très fort à ce qu’il se passe généralement entre, par exemple, un concessionnaire de voitures neuves ou d’occasions et un acheteur. La seule morale ou éthique qui compte, c’est la spéculation pure et simple. C’est la loi de l’offre et de la demande. Ce n’est pas la qualité de l’objet à acheter qui importe, mais le poids de l’enveloppe. C’est le plus offrant qui a le monopole du marché. Le concessionnaire ou le propriétaire de la voiture ne s’intéresse ni au lieu de provenance de l’argent à encaisser ni à la probité morale du client ni encore moins à sa solvabilité. Il n’y a ni moralité ni éthique au sens élémentaire de faire le bien et éviter le mal.

La rupture du mariage FCC-CACH n’a autant occasionné. On dirait Ali baba et les 40 voleurs.  Le monde découvre alors la corruption à ciel ouvert. Des députés courtisés, payés, soudoyés pour coûte que coûte de part en part afin de retourner la majorité  en sa faveur. L’occasion ou jamais de se remplir les poches. Des députés sans honneur ni dignité qui ont fait effectivement fait négocier leurs voix à prix d’or, exactement comme les trafiquants négocient le diamant, l’or, le coltan, etc.

Disposer de la majorité au parlement devenait un pari menant au Paradis quand on a réussi à conclure le bon accord et l’enfer lorsqu’on n’y était pas parvenu ! Par principe du premier propriétaire, nous entendons le premier acheteur.

A ce stade, seuls l’acquéreur premier et le concessionnaire connaissent  le véritable état du véhicule. Une façon de parler, bien entendu, car personne vraiment ne peut en avoir une prétention cardinale, sauf si quelques années plus tard, la même voiture est revendue ou retournée au même concessionnaire pour assurer une nouvelle vente.

Avant d’avoir à faire à la douloureuse expérience d’arnaques et d’achats des pièces neuves et d’occasions d’Europe. Mieux dans le monde de voitures d’occasions. La plupart de ces voitures sont appelées occasions d’Europe, parce qu’elles sont estampillées par des pièces d’occasion exportées d’Europe, même si celles-ci ne leur rajeunit guère !

Toute comparaison n’est pas raison, dit-on. Mais il y a quelques similitudes entre ce qui  passe en RDC en ce moment et les négociations pour l’achat d’une voiture ou de tout autre objet entre le concessionnaire et l’acheteur. Avec Joseph Kabila Kabange au rôle du concessionnaire ou de propriétaire et Félix Tshisekedi au rôle de premier propriétaire. L’un JKK-YEMEYI disposant des hommes politiques, qui dominaient l’environnement politique, et l’autre FATSHI-BETON dans la position du repreneur voire d’héritier. Ainsi comme dans le cas de vente-achat des voitures précédemment évoqué, Joseph Kabila Kabange, tirant le bilan de ses mandats politiques à la tête de la RDC ne fit pourtant pas du tout tendre avec sa propre classe politique, mieux, avec ses hommes qu’il vilipenda tant  au très sérieux New York Time dans une interview en 2008, que dans son discours d’au revoir  quand il avoua avoir échoué de changer leur mentalité sociale, politique, spirituelle, économique, culturelle… Joseph Kabila Kabange connaissait donc ses hommes politiques mieux que Félix Tshisekedi ou Mike HAMMER le « Vice-Président congolais ».

Le Cardinal Monsengwo Pasinya Laurent, de son côté, n’a plus jamais tarit d’aucun éloge à l’endroit de la classe politique congolaise, qu’il qualifia à son tour d’être totalement et essentiellement médiocre. Qui dit mieux ? Comment comprendre donc que malgré toutes les sonnettes d’alarme du Chef du troupeau (JKK) sur la santé morale, éthique, intellectuelle, spirituelle, physique, psychologique de ses brebis, l’acheteur (FATSHI) pensera  leur trouver quand même des qualités ! On lui dit que ces hommes n’ont aucun mérite ni aucune qualité, mais pour Félix Tshisekedi, ce serait les condamner très vite, car il leur suffira tout simplement d’adhérer à son Union Sacrée pour la Nation (USN), et le problème est réglé !

3.2. Le maillon faible

Autre hérésie, et non de moindre, a été la désignation d’un informateur (qui ne tombe pas du Ciel, car c’est aussi une créature de Joseph Kabila Kabange), Modeste Bahati qui a reçu mandat d’identifier une nouvelle majorité dans les parlementaires décriés autant par le peuple que par le Chef de l’Etat lui-même à cause de leur comportement anti-patrie notamment en bloquant pendant deux ans toutes les réformes engagées par Félix Tshisekedi en faveur de la population meurtrie par la misère et la maladie ! Modeste Bahati est tout sauf l’homme de la situation. Être un poids lourd dans ce pays vaut ce qu’il vaut, on sait tous comment ces élections furent organisées et comment les voix ont été trafiquées.

Ambitieux sans peine, Modeste Bahati sera l’ombre de ses grandiloquences ambitions politiques tant chantées, déclamées à qui veut le savoir ou l’entendre. Veinard et peinard à la fois, il est incompréhensible qu’un professeur d’universités n’ait qu’une compréhension limitée voire obscurantiste de la sélection naturelle (Charles Darwin) et de la lutte des classes (Karl Marx).

Au fait,  il ne s’est désolidarisé de Joseph Kabila Kabange que parce que n’ayant pas obtenu le soutien de celui-ci pour présider le Sénat au détriment d’Alexis Thambwe Mwamba, il a quitté le FCC pour s’approcher du CACH de Félix Tshisekedi pour espérer d’obtenir de la main gauche ce qu’on lui avait refusé de la main droite. C’est grotesque et honteux, quand on est professeur d’universités, de se chosifier, de s’objectiver de la sorte. Ceci s’appelle du vagabondage politique ou du SDF politique.

Quelle confiance et quelle fidélité rendrait Modeste Bahati à Félix Tshisekedi s’il échouait dans sa mission et s’il n’obtenait que des ministères des seconds couteaux ?  Il se cassera et cherchera un nouveau point de chute, si possible chez LAMUKA si le peuple retirait sa confiance au tandem FCC-CACH.

En effet, dans sa quête d’une majorité dans l’Assemblée nationale, FATSHI-BETON se comporterait ainsi comme ce voisin qui lorgnait sur la femme du voisin, lorsque celle-ci sera répudiée et sans en savoir grand-chose, il s’empressa à la récupérer, avant de s’en apercevoir que celle-ci était tellement infidèle, ingérable, instable, dépensière, que son mari n’avait aucun autre choix que de la répudier. En effet celui qui a bu boira toujours, et c’est sans surprise, les traîtres d’hier trahiront demain et encore le surlendemain jusqu’à l’infini. Un homme qui a trahi une fois, trahira encore et encore. Celui qui a reçu la corruption de la main droite juste pour accomplir un dessein quelconque, ne se refusera nullement à la recevoir de la main gauche pour un autre projet.

3.3. Le maillon fort

Reste quand même que dans ces politiciens véreux, veinards, peinards aphones, sourds, aveugles, et amorphes, reconnus plus pour leur enrichissement personnel et illicite, il y a certaines personnalités politiques issues du mobutisme à l’instar d’Alexis Thambwe Mwamba, avec une expérience politique conséquente et des moyens matériels qu’il n’a pas attendus d’acquérir sous Joseph Kabila Kabange, nous pourrions en témoigner, car à l’époque où nous assistions le professeur Nzege Alaziambina Pierre ancien ministre inamovible de l’Enseignement Primaire et Secondaire, l’homme était déjà assis sur une fortune conséquente, et donc nullement un parvenu en cette matière. Si nous avions, à l’époque au Soft International de l’ancien ministre Kin Kye Mulumba Tryphon (patron du « Kabila Désire », une ânerie indigne de professeur d’universités) dénoncé et critiqué son adhésion au RCD/GOMA et surtout ses déclarations sur un avion civil abattu par son mouvement meurtrier, il importe honnêtement de témoigner qu’Alexis Thambwe Mwamba n’a rien à voir avec cette classe politique traitée d’incompétente voire de médiocre tant par Joseph Kabila Kabange que par l’opinion tant nationale qu’internationale. Alexis Thambwe Mwamba ne s’est enrichi sur le dos de personne, l’homme serait sans doute né avec un billet de 100 dollars américains dans chaque main.

Ainsi,  la moralité de l’histoire est qu’une voiture d’occasion, même remise à l’état neuf en 100%, n’en reste pas moins une voiture d’occasion. Récupérable, certes, mais son état n’efface nullement les traces voire séquelles et stigmates liées à sa réfection. Une femme déflorée n’aura en souvenir que le passage de son premier bourreau, le deuxième passant ne marquera ses esprits que pour l’avoir conduite aux festivités de mariage ! C’est pareil pour l’homme politique congolais qui, formé dans une école où l’on ne lui aurait appris qu’à applaudir, à se servir, à dépouiller les comptes de l’Etat, à tuer, à voler, à mépriser, à insulter, difficile de lui imputer une autre peau, car il lui sera difficile de changer, de reformater, et de recharger positivement.

Dans le même ordre d’idées et même dans l’hypothèse que tout ce que nous venons de développer relève royalement de la théorie du complot, à savoir donc que Félix Tshisekedi est effectivement parvenu à renverser les rapports de force sur le terrain, qu’il a fait tomber le FCC ; que concrètement,  il a réussi à reprendre à Joseph Kabila Kabange tous ses élus et l’essentiel de son pouvoir, mais devrait-on pavoiser, et dire que JKK-YEMEYI est définitivement fini et relégué au passé, aux calendes grecques ? Pas si vite.

Pourquoi ? Parce que Joseph Kabila n’est pas Fayulu ni Bemba ni Kamerhe, mais Kabila, c’est-à-dire muet et déterminé, avec plusieurs armes dans sa poche. Deux choses retiendraient pour l’instant YEMEYI de passer à l’offensive. Premièrement,  sa réputation de porteur d’œufs, et donc de père de la démocratie congolaise, qui l’a vu accepter (ce qu’aucun président africain en exercice n’aurait guère jamais accepté), céder librement et volontairement  le pouvoir, consacrant tout de même ainsi la première alternance politique pacifique depuis l’accession du Congo-Kinshasa à la souveraineté internationale. Secondement, Joseph Kabila se sait -, depuis qu’il s’était tourné vers la Chine, la Russie, et vers certains pays placés comme l’Iran, la Libye de l’époque de Kadhafi, le Soudan du temps d’Omar Béchir par la Communauté internationale des intérêts occidentaux miniers, économiques, politiques et financiers dans le Tiers-Monde et plus particulièrement en Afrique, sur leur liste noire, mais surtout pour avoir renégocié le NOUVEAU CODE MINIER du Congo-Kinshasa -, dans le viseur du Tribunal Pénal International de La Haye. Si l’homme se mure dans le silence, s’il se tait même quand il a raison de ses pensées et déclarations ce n’est pas rien, mais c’est parce qu’il sait qu’il doit s’empêcher de donner toute occasion aux rejetons du « Corbeau et le Renard » (De La Fontaine) et de « La mort du Loup » (Alfred de Vigny), qui les obligeraient à lui trouver une place soit à la morgue soit au cachot doré d’Hollande. Son silence n’est pas de la peur, mais plutôt de la stratégie, Joseph Kabila sait qu’avec l’Occident plus tu parles et agis, et plus ils ont des éléments contre toi pour t’envoyer plus tôt que prévu à la prison (Mandela) ou à la morgue (Kimbangu, Lumumba, Sankara, Mzee Kabila, Kadhafi…Ernesto Che Guevara). C’est justement cette phronèsis-là qui fait de lui un homme à part…un véritable renard de surface plus fort que Diego Armando Maradona devant le but adverse !

  1. Union désacralisée pour la nation (UDN)?

En rompant son accord de pouvoir avec le FCC, FATSHI-BETON arrivera-t-il à ses fins ? Autrement dit parviendra-t-il à appliquer son programme électoral dans les trois ans qui lui restent ou devra-t-il proroger son mandat actuel de cinq ans supplémentaires, s’il voudrait y arriver ? Car,  en effet,  même si le problème ne se pose pas pour le moment, il le sera tôt ou tard d’ici avant 2023 ou après, par exemple, en la faveur pour ou contre un glissement de terrain électoraliste.

Dans sa vision, le Chef de l’Etat pouvait très bien avoir eu l’intention de vouloir juste répondre aux besoins primordiaux de la population se résumant dans l’installation de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance et de la justice sociale, voire de la justice distributive pour tous… C’est pour bien faire ressortir cela que dans un de nos articles intitulé « Et si en consultant Félix Tshisekedi s’est trompé de cible ? » (Cfr. La Prospérité journal, novembre 220), nous avions-, tout en montrant la pertinence des consultations nationales voulues et engagées par le chef de l’Etat-, dénoncé leur impréparation et leur imprévisibilité. La perversité de cette majorité (issue des composantes fccéennes, pourtant honnies pour machiavélisme primaire, futile, sénile et inutile, si l’on en convient les déclarations du Chef de l’Etat), affectera négativement soit par contamination soit par contagion soit encore par effet dominos, la nouvelle majorité qui en sera issue.

Ainsi, malgré le déboulonnement du bureau-Mabunda, force est de constater que les consultations engagées par Félix Tshisekedi ne pourront se targuer ni aujourd’hui ni demain d’un quelconque succès, à moins que, comme nous l’avions prévenu dès le début, il avait dissout le Parlement et révoquer le gouvernement de la république dans l’unique but, nous ne le répéterons jamais assez, de jeter dans la poubelle publique puante les caciques ayant une conception consumériste de la gouvernance.

Dans l’état, ces consultations ont seulement permis aux médiocres de conserver leur positionnement politique, social, économique. Le seul fait de changer de camps et de désavouer Joseph Kabila Kabange suffisait pour obtenir un certificat de virginité tant aux yeux du Président de la république que de son entourage. Mais pas aux yeux du peuple.

Dénoncer JKK, le désavouer et le diaboliser dans les médias et en même temps glorifier FATSHI-BETON, tout flatteur homme politique congolais vivant auprès de tout Chef de l’Etat qui l’écoute, est devenu la seule procédure de s’absoudre des crimes humains, politiques, économiques, sociaux, culturels commis ! Le seul examen de passage, l’unique permis d’entrée à l’Union Sacrée pour la Nation (USN).

Et dans tout ça, sans que ni le Président de la république ni son entourage ne se doute de quelque chose ne tournant pas rond ? Que des saboteurs d’hier se transforment subitement et sans coup férir en forces centripètes ? C’est même désarmant, au lendemain de ses annonces du mois de Décembre et donc des premières adhésions à l’Union Sacrée pour la Nation, d’entendre le Président de la république qualifier ces députés du FCC des héros !

A se demander si Félix Tshisekedi ne serait pas tombé sur la tête ? Le président parla même dans l’euphorie de sursaut patriotique ! Sursaut patriotique de la part de qui ? Des députés qui ont saboté l’institution présidence de la république, en refusant d’honorer toutes les invitations officielles et en particulier l’invitation leur lancée à l’occasion de la prestation de serment de trois juges ?

Si ce n’est pas de l’aveuglement, alors quoi d’autre ? Nous pensons que le président de la république a manqué la mesure et la tempérance dans ses mots. Comment Félix Tshisekedi n’avait-il pas su comprendre, ce que tout observateur averti avait compris, que dans le désaveu du bureau-Mabunda, il n’y avait aucun sursaut patriotique ni encore moins nationaliste.

Ces députés l’ont fait pour eux-mêmes, pour leur intérêt personnel, plutôt que pour et par amour de la nation, de l’Etat et du peuple. Car,  n’est pas patriote, nationaliste et donc héros national qui veut.

Considérer la transhumance des députés du FCC comme un acte héroïque, c’est saper le statut de tous les véritables héros de ce pays, et en particulier ceux qui ont payé de leur vie pour défendre l’indépendance, la souveraineté du Congo et la dignité du peuple congolais. C’est inverser l’histoire, mieux, la falsifier, l’ignorer, en portant préjudice à Simon Kimbangu, à Kimpa Vita, à Patrice-Emery Lumumba, à Pierre Mulele, à  Mzee Laurent-Désiré Kabila… Connaître l’histoire de son pays, c’est aussi connaître le visage de ceux et celles qui l’ont écrite, produite et marquée de son éternité éternelle de toute éternité.

Oswald Spengler l’un des philosophes allemands le plus doué de sa génération montrait alors comment « On ne nous sert pas l’histoire sur un plateau d’or, elle est toujours à élaborer, à écrire et à faire sans cesse : « L’histoire signifie que quelque chose arrive, devient autre qu’il n’était : cela veut dire que la contradiction et la résistance se manifestent, demandent à être vaincues et agissent à nouveau. L’histoire est donc lutte, peu importe entre quelles forces. Là où n’est pas la résistance, il ne se passe rien ».

Car « La dure nécessité de la guerre dresse des hommes. C’est grâce à des peuples et contre des peuples que des peuples atteignent leur stature de grandeur intérieure » ; et poursuivant comment « L’histoire universelle est l’histoire consciente : la conscience de buts, de possibilités, de moyens, le souvenir de succès et de défaites, le pressentiment ou l’espérance du bonheur, de la gloire, forme de survie personnelle parmi les personnalités – c’est tout cela qui distingue l’histoire de l’événement, le fait d’avoir une histoire du simple fait de la subir, le faire de l’histoire de simples actes instinctifs. L’histoire implique l’horizon de l’espace et du temps, des lointains, sur lequel tranchent l’activité et la passivité voulues, projetées ou passées ».

Toute propagande est anti-démocratique.

On ne nourrit jamais un pays, un peuple avec la propagande. Un régime ou un pouvoir qui aime vraiment son peuple doit lui dire la vérité. De même quand on s’est trompé, il doit le reconnaître comme seul  gage d’espérer le pardon pour de nouveau passer à la promesse. Le Bureau-Mabunda n’a pas explosé, il a au contraire implosé. La nuance vaut son pesant d’or.

Ce bureau a implosé parce que la dynamique est partie de l’intérieur, donc d’un règlement de compte entre députés FCC, qui lui reprochait de mégestion, dont entre autres,  le non payement de leurs honoraires, salaires et primes. L’implosion ne s’y serait, donc, jamais produite si cette mégestion n’avait pas eu lieu. Il n’y a que dans ce pays où un député égoïste qui se bat pour ses salaires, primes, honoraires deviendrait héros ! Cette récupération politique, ce qui n’est pas du tout un compliment, est tout sauf un succès,  ni une solution pour sortir le pays de la crise sociale, politique, économique et culturelle.

Depuis l’antiquité grecque, la philosophie est considérée comme la mère des sciences, dont la logique sa fille aînée et préférée. Parce que c’est la logique qui s’occupe de la cohérence du raisonnement. Le terme « logique » vient du grec « logos » qui signifie « raison ». La faculté de raisonnement est le don le plus précieux par lequel on définit l’homme. Quelqu’un qui déraisonne ou qui affirme des choses à tort et à travers se fait passer pour un fou, un idiot ou un homme anormal. La logique est à l’origine une réflexion sur l’accord du discours avec lui-même.

On peut dire qu’elle est un effort de la pensée pour rendre sa propre expression non contradictoire. Par la suite, elle est devenue un outil pour bien conduire la pensée vers la vérité en déterminant les règles. Elle est par ce fait une science normative, c’est-à-dire une science qui donne des normes comme la morale. Elle se divise en logique formelle et en logique matérielle (logique des sciences ou logique mathématique), logique argumentative, logique juridique, logique quantique, logique argumentative.

Pourquoi parlons-nous de la science logique à cet instant de notre travail ?

C’est pour déplorer le manque de cohérence logique dans la création de l’Union Sacrée pour la Nation et tempérer  l’engouement inconsidéré autour de cette idée qui n’est pas nouvelle, car l’Union Sacrée pour la Nation (USN) avait déjà été devancée par une autre union qui s’appelait Union Sacrée pour l’Opposition radicale (USOR) autour d’Etienne Tshisekedi, papa de l’actuel Président de la république Félix Tshisekedi. En effet, comme en 1992, à l’époque de l’USOR d’Etienne Tshisekedi, on y assiste aux mêmes scènes donnant lieu aux bruits des talons de chaussures, de port de mallettes diplomatiques et de fardes de couleur multiformes dans tout Gombe administratif. Qui à la recherche d’un poste de conseiller, de ministre ou de PCA au cas où le gouvernement d’ascendance Fcécéenne tombait ou remanié par FATSHI-BETON ; qui pour une place honorable dans la hiérarchie des partis politiques dans l’USN ; qui dans les médias radio-télévisés pour vanter les mérites du fils d’Etienne Tshisekedi, celui-là même qu’ils venaient pourtant d’injurier et d’affubler de tous les noms d’oiseaux ; voire d’humilier en séchant  ses invitations aux manifestations nationales, etc. La déception est aussi grande que les attentes, car trop de bruits pour rien finalement, tous ces politiciens ne pensant qu’à eux-mêmes, plutôt qu’au peuple qui leur a pourtant donné mandat pour défendre ses intérêts. Ainsi et comme il y a une trentaine d’années, les politiciens d’aujourd’hui ne sont guère différents de ceux de l’époque d’Etienne Tshisekedi.

Des politiciens consuméristes, corruptibles, voyeuristes, satanistes, grandiloquents, indifférents et diaboliquement suffisants.

Cela  ne sera pas surprenant que les politiciens recrutés par l’USN de Félix Tshisekedi connaisse le même sort que l’USOR d’Etienne Tshisekedi, en transformant l’UDPS en torche vivante avec jadis son dédoublement en plusieurs UDPS à l’instar des UDPS-Kibasa, UDPS-Mbwankiem, UDPS-Birindwa, UDPS-Dikonda, UDPS-Lihau  Marcel, UDPS-etc.

Etienne Tshisekedi était quand même parvenu à arrêter l’hémorragie, et donc à tenir haut levé l’étendard  de l’UDPS, en dépit des plusieurs défections, jusqu’à l’entrée, sans combattre, de l’Etat-AFDL à Kinshasa. Mais n’était pas Etienne Tshisekedi qui veut, l’homme avait le charisme. Au point de faire même douter le Maréchal Mobutu. Félix Tshisekedi a-t-il les mêmes ressources ? C’est très discutable. Personnellement nous estimons, sur tout ce que nous venons de voir depuis son accession à la magistrature suprême, que même s’il est le fils d’Etienne Tshisekedi, FATSHI-BETON ne ressemble pas à son père. Il a beau être le fils d’Etienne Tshisekedi, mais il n’est pas et ne sera jamais Etienne Tshisekedi.

Au terme de ses mandats politiques à la tête de la République Démocratique du Congo, FATSHI sera assuré d’être, comme JKK, « canonisé » Sénateur à vie et vivra confortablement de son salaire d’ancien Chef d’Etat, hors de besoin jusqu’à la fin de ses jours. C’est sera son seul grand motif de satisfaction, de s’y être engagé en politique.

Le père était un charismatique né, un rassembleur des consciences, qui ratissait large, c’est-à-dire au-delà des clans, des tribus et des races (nous avions étudié, travaillé en Europe, Allemagne, Belgique et France principalement, et y vivons encore et savons très bien de quoi nous parlons) ; le fils aurait, lui également, pu y être capable vue sa personnalité extravertie, malheureusement quoiqu’il fasse l’entourage qu’il a aujourd’hui aurait plus d’influence négative (tribalisme, clanisme, népotisme) sur lui que même s’il le voulait ou le pouvait vraiment, il n’y arriverait pas !

Pour la petite histoire, en 1991 et 1992 Etienne Tshisekedi avait le vent en poupe, Mobutu semblait perdu complètement, et Tshisekedi le papa créa l’Union Sacrée de l’opposition radicale où des grands noms du système honni du Maréchal Mobutu rejoignirent comme par télécommande le sphinx de Limete, le bateau était rempli à ras bord. Mais dès que le bateau quitta le port et se retrouva aux larges des côtes, une bagarre éclata à bord entre les passagers, le commandant de bord Etienne Tshisekedi est débordé très vite par les pirates infiltrés Nguz à Karl-I-Bond, Kyungu wa Kumwanza, Kibassa Maliba, Mungul Diaka, Cléophas  Kamitatu, Gérard Kamanda wa Kamanda, Faustin Birindwa, Antoine Mandungu Bula Nyati, Lambert Mende, Mbwakiem, Lihau, Nyamuisi Muvingi … résultat des courses, le bateau Union sacrée de l’opposition radicale finit par couler.

n République Démocratique du Congo (ex Zaïre), l’histoire a l’habitude de bégayer. Dans l’Union sacrée pour la nation également, Nguz, Kibassa, Mungul Diaka, Mende Omalanga et compagnie ont certainement des descendants, qui rééditeront le même exploit que leurs prédécesseurs …

Bien que jeune chef de Travaux et doctorant aux Facultés Catholiques de Kinshasa (FCK) à l’époque des faits, la postérité nous donne le droit de nous montrer sceptique une fois de plus à l’égard de cette nouvelle version d’union sacrée chère à FATSHI. L’USOR de TSHIKAS était une entreprise sacrée. Car,  ni Etienne Tshisekedi,  ni l’UDPS,  ni encore moins son USOR n’étaient critiquables. Nous fûmes, toute modestie gardée, l’un des rares premiers à tirer la première salve contre l’arche de Noé construit par Etienne Tshisekedi dans un article intitulé « Exhortation à Etienne Tshisekedi pour une victoire certaine » (Cfr.  Le Potentiel, février 1992, journal édité par Modeste Muntigea). Tellement osé qu’Etienne Tshisekedi demanda lui-même à KINKELA VI KAN’SY Moreno président du Front Patriotique (parti politique allié à l’UDPS-Tshisekedi, dans lequel nous militions) et Rapporteur Général de la Conférence Nationale Souveraine de nous y emmener chez lui à la 10ème  rue de Limete pour faire notre connaissance en live comme on dit à Toronto ; un honneur et une distinction que nous ne serions jamais prêt d’oublier encore aujourd’hui, car c’était comme si on y était gratifié d’un poste ministériel ou de celui de Directeur du Cabinet du Président de la république.

Surtout gravé en mémoire que ce fut juste après notre rencontre que s’y concrétisa notre prémonition tant sur l’explosion de l’USOR que l’implosion de l’UDPS chères à Etienne Tshisekedi, et à la grande satisfaction du Maréchal Mobutu son meilleur ennemi et ami. En composant avec l’ancienne majorité FCC, nous avons donc bien peur que Félix Tshisekedi subisse le même sort.

Parce que ce n’est pas d’un jour au lendemain qu’un opposant apprend à devenir un homme d’Etat. Les députés du FCC que le Président de la république a ouvert grande la porte de l’USN, bien que jadis théoriquement en coalition, y étaient opposés à la politique qui lui tenait à cœur, à savoir promouvoir l’Etat de droit et la bonne gouvernance ; et s’ils s’y opposaient c’est parce qu’une telle république ne leur convenaient pas, dans la mesure où ils ne s’y permettraient plus de faire tout et n’importe quoi. Nous ne voyons donc pas par quel tour de force magique les députés qui ne le portaient pas dans le cœur, même en la faveur d’une union sacrée pour la nation, deviendraient des anges et des archanges pour accompagner une politique contre laquelle, ils s’étaient battus becs et ongles depuis deux ans.

Et les connaissant mieux qu’eux-mêmes, car au final c’est lui qui les a pondus et créés, Joseph Kabila Kabange n’a pas donné une bonne image d’eux au terme de ses mandats politiques à la tête de la RDC « mon seul regret, disait-il, c’est de n’avoir pas réussi ni à former une classe politique digne de ce nom ni encore moins à changer, à transformer l’homme congolais… ».

Comment après avoir entendu cela de la bouche même du « créateur » d’hommes politiques et du formateur, le repreneur se permettrait-il d’espérer leur trouver encore des qualités pouvant l’accompagner dans sa vision politique, économique, sociale, culturelle, technologique, numérique, scientifique… ? Fonder, tant que faire se peut, une union sacrée avec les malpropres, les opportunistes et s’y associer, c’est s’engager dans un cul de sac, car quand il s’agit de s’unir pour sauver la nation, en danger, ce n’est pas de l’expérience politique dont on a besoin, mais du courage ou de la force, ceci dit l’une des quatre vertus cardinales de l’homme antique grec décrites par Aristote dans son ouvrage L’Ethique à Nicomaque. Or dans ce qu’on avait comme députés au FCC-CACH et qu’on aura désormais à l’USN, 99% ont l’expérience, mais n’ont ni l’éthique ni la morale et ni encore moins le courage ou la force nécessaire d’afficher une mentalité ou une attitude positive face aux aléas qui retardent le développement, l’émergence de la RDC et davantage encore du peuple congolais.

  1. Nouvelle mentalité ou nouvelle majorité : pour quel profil  d’homme congolais ?

La force politique des dirigeants et pouvoirs occidentaux est, sans doute, leur attention aux contributions scientifiques, philosophiques, littéraires, romanesques de leurs esprits, savants, intellectuels, philosophes…

Comparés aux dirigeants politiques africains, il y est constaté que ceux-ci n’ont pas le temps à ça. Ils ne lisent pas et n’écrivent pas non plus. Ils ne se forment pas, et donc stagnent. En revanche, ils connaissent la recette pour pouvoir garder le pouvoir toute une vie. Il suffit d’y avoir servi dans l’armée, d’y avoir davantage gravi en grades ou d’y avoir des frères et amis militaires, qui peuvent et savent faire un coup d’Etat.

L’empereur centrafricain Jean-Bedel Bokassa, Edi Amin Dada, Mobutu Sese Seko, Sassou Nguesso, Paul Biya, Idris Deby Itno, Alassane Ouattara, entre autres, ont été et sont des Napoléon Bonaparte, Duvalier, Mussolini, Hitler, Machiavel, Caligula, Franco, sans avoir jamais lu, par exemple, une seule ligne du Prince ou du Mein Kampf. Pourtant ils furent des dictateurs sanguinaires par instinct, d’où leur animalité à n’est point douter ; rien de curieux qu’ils aient pour ennemis intimes Jésus-Christ, Karl Marx, Martin Heidegger, Jean-Paul Sartre, Albert Camus, Hannah Arendt, Ernesto Che Guevara, Mao Tsé Toung, Mahatma Gandhi, Thomas Sankara, Barthélemy Boganda, Mouammar Kadhafi, Nelson Mandela, Sékou Touré, Charles Darwin, de F. Nietzsche et de tous les autres grands révolutionnaires de ce monde.

Mais surprenant eurent été aussi leurs discours endiablés contre ceux qu’ils qualifient d’impérialistes, de colonialistes ou de néocolonialistes. On dirait des révolutionnaires, des nationalistes, des patriotes !

Mais,  en porte faux, car ils n’étaient que des réactionnaires ou des bras armés de ceux qu’ils dénonçaient dans leurs discours, meetings et rassemblements dits populaires.  C’est en grandissant qu’on a fini par nous en convaincre. Qu’ils jouaient aux apprentis sorciers révolutionnaires ; qu’ils devaient flatter les peuples dans le sens du poil pour les amadouer, l’objectif étant de les aveugler pour leur permettre d’assurer en douce l’installation du capitalisme, de l’impérialisme, du néocolonialisme, de l’hégémonisme, de l’eugénisme occidentaux, pendant qu’en retour leurs parrains étasuniens, français, belges, britanniques, portugais, espagnols, canadiens leur garantissaient une longévité intemporelle au pouvoir ; car ce n’est ni la vie ni l’avenir des peuples qui comptent, mais la survie des hommes qu’ils avaient choisis pour servir leurs sales besognes, leurs crimes humains et surtout leurs intérêts économiques et politiques qui importait. C’est ce que, dans d’autres contributions scientifiques, nous avons nommé impératif hypothétique et impératif catégorique (E. Kant) d’un côté ; et agir stratégique et agir communicationnel (J. Habermas). Le philosophe allemand E. Kant, sur qui nous y reviendrons dans un moment avec d’amples détails, conseille à tout être humain quel qu’il soit l’impératif catégorique qui met l’accent sur le caractère universel de l’action, et qui doit être faite par devoir, plutôt que par intérêt dicté par l’agir hypothétique. Cet impératif hypothétique, représente « la nécessité pratique d’une action possible, considérée comme moyen d’arriver à quelque autre chose que l’on veut » : l’impératif hypothétique comprend tantôt de simples règles de l’habileté : il faut faire ceci pour obtenir cela ; tantôt des conseils de prudence : il faut agir ainsi pour être heureux. Seul l’impératif catégorique, qui fait de l’intention, et non des conséquences de l’acte, le principe de sa bonté, a un contenu moral. L’impératif catégorique, représente « une action comme nécessaire pour elle-même ».

Chez Kant, le devoir est appréhendé par des exemples d’actions, dont on se demande si elles sont simplement conformes au devoir ou si elles sont accomplies par devoir. Seule cette dernière action a véritablement une valeur morale. Ainsi, la bienveillance à l’égard d’autrui n’a une valeur morale identifiable que dans le cas où la personne qui la manifeste n’a pas spontanément un tel sentiment, et est au contraire plutôt froide et indifférente envers autrui. Kant ne condamne pas ici les sentiments altruistes, il n’exige pas de l’action morale qu’elle soit faite avec répulsion.

Il affirme simplement que, d’un point de vue méthodologique, on reconnaît plus facilement la valeur morale d’une action quand celle-ci n’est accomplie que par devoir, à l’exécution de tout autre motif.

Au point que Kant apporte une précision supplémentaire à la détermination du devoir : « une action accomplie par devoir tire sa valeur morale non pas du but qui doit être atteint par elle, mais de la maxime d’après laquelle elle est décidée ».

La fin poursuivie ou obtenue par une action ne peut lui conférer aucune moralité particulière. Seule importe ce pour quoi on la fait, c’est-à-dire le principe de la volonté. Kant en déduit immédiatement une troisième proposition qui est aussi sa définition du devoir : « le devoir est la nécessité d’accomplir une action par respect pour la loi ». C’est cela qui nous a souvent poussé à faire un rapprochement entre la distinction opérée par Kant dans la façon d’agir de l’homme avec celle opérée, à des années lumières, par le brillant philosophe Jürgen Habermas entre l’agir stratégique et l’agir communicationnel. Cette tentative de rapprochement nous amène à considérer cette égalité en ces termes que l’impératif de Kant serait ce que Habermas appelle l’agir stratégique tandis que l’impératif catégorique ce que Habermas nomme agir communicationnel. Le titre de cette nouvelle contribution à venir et à paraître est intitulé « Impératif et Agir. Habermas « interprète » de Kant ».

Pour en venir plus précisément à J. Habermas, l’agir stratégique est celui par lequel on cherche à exercer une certaine influence sur l’autre (procédé mis en œuvre par la publicité ou le discours de propagande politique), et l’agir communicationnel, est celui par lequel on cherche simplement à s’entendre avec l’autre, de façon, à interpréter ensemble la situation et à s’accorder mutuellement sur la conduite à tenir. Habermas est ainsi conduit à s’interroger sur les conditions de l’intercompréhension dans le processus de communication.

Partant du constat que tout locuteur se réfère à un au-delà du discours (le monde vécu) qui n’est pas nécessairement partagé par l’auditeur, et que ce qui est compris par l’auditeur est au fond plus important que ce qui est dit par le locuteur, Habermas a mis au point une « éthique de la discussion », afin de garantir entre le locuteur et l’auditeur une authentique compréhension mutuelle.

Ainsi, pour que mon énoncé soit digne de figurer dans un procès d’intercompréhension, il faut qu’il soit sensé, qu’il soit compréhensible pour mes interlocuteurs, qu’il n’exprime ni autorité, ni intimidation, ni menace (sinon l’on retombe dans l’agir stratégique) et qu’en dernier ressort, il soit susceptible d’être admis par chacun et par tous comme étant valable. Ici se dessine un modèle démocratique du consensus, modèle que prescrit la « raison communicationnelle » quand on l’applique au domaine du politique. Habermas espère ainsi sortir la démocratie des ornières dans lesquelles le complexe technico-scientifique l’a fait tomber.

Au regard de ce que nous voyons, les chefs d’Etat qu’ils soient occidentaux ou africains ne prennent jamais en compte les recommandations d’Emmanuel Kant et de Jürgen Habermas. Même si en usant d’« hypothétisme » (Kant) et du « stratégisme » (Habermas), ils s’en revendiqueraient tout de même.  Dans le « stratégisme » et l’« hypothétisme » se trouvent la logique des intérêts où priment le « ôte-toi que je m’y mette » ou « la charité bien ordonnée commence toujours par soi-même », ou encore  l’« homme est un loup pour un autre homme ». En Afrique, on a l’impression que l’« hypothétisme » et le « stratégisme » font plus de ravages, parce que le type d’homme africain (inspiré par l’homme du centre de l’Afrique subsaharienne jouisseur sans peine ni souffrance par définition et par excellence, ayant pour siège le Congo-Kinshasa), ne comprend pas la sélection naturelle (Charles Darwin) et la lutte des classes (Karl Marx).

Qu’au lieu de cela, il se réfugie dans la religion, alors que depuis qu’il s’est retiré du monde, Dieu ne fait plus tomber la manne du Ciel, la crise économique n’est pas que sur terre, elle est arrivée aussi au ciel également ! Dieu serait tout sauf complaisant ; d’où il intima à sa créature préférée, qu’il figea au centre du monde et de l’humanité « Aide-toi et le Ciel t’aidera » ! Oui, il faut se donner les moyens de sa vie et de son existence. Et ces moyens ne s’obtiennent pas ni à l’église ni dans l’adoration d’un Jésus-Christ qui, lui-même, n’avait jamais hésité une seule occasion de lutter contre les injustices sociales, les mauvais dieux et les mauvaises autorités établies…A telle enseigne même que le nom même de Jésus-Christ serait synonyme de révolution, de changement, de transformation…Cela explique comment et pourquoi les occidentaux blancs qui l’ont mieux compris et perçus que quiconque sont dominateurs du monde et de l’humanité. Tout sauf un hasard. Leur domination n’était pas programmée. Ils l’ont cherchée, l’ont trouvée, l’ont travaillée, retravaillée chemin faisant et l’ont imposée à ceux qui l’ont acceptée de gré ou de force, parce que n’ayant aucun moyen de la combattre, de s’en débarrasser ou de choisir une autre voie…

Si en Occident les églises se vident et que la vocation ou la foi en est Dieu créateur de la Terre et du Ciel aurait de moins en moins de succès, ce n’est nullement par excès d’athéisme, mais étrangement voire paradoxalement par amour et trop de foi envers ce même Dieu !

L’Occidental ayant compris, mieux que l’Africain noir, que l’adoration en est Dieu créateur et producteur d’humanité et du monde était secondaire par rapport à l’acte d’assumer son effectivité d’être-créé, s’est mis au travail, en faisant faire prévaloir cette recommandation de la Genèse dans la Sainte Bible « Dieu dit faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance et qu’il soumette les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toute la terre et toutes les petites bêtes qui remuent sur la terre » (1, 26) ; « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa » (1, 27) ; « Dieu les bénit et Dieu leur dit : « Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-là. Soumettez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre » (1, 28). Nulle part dans ce que nous venons d’entendre Dieu oblige l’homme ni à la prière ni à son adoration perpétuelle et sans fin, au contraire ce qu’il dit, après s’y être créé lui-même, en créant l’homme, à qu’ il transfert, au passage, son pouvoir , en lui donnant les clés de gestion du monde et de l’humanité, Dieu invite l’homme à créer à se récréer, à produire et à se reproduire, à inventer et à se réinventer.

Le mot domination n’a même été ôté par Dieu : « Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-là. Soumettez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toute bête qui remue sur la terre », dit-il. Cette domination à laquelle Dieu a recommandé à l’être humain quel qu’il soit, seul l’homme Occidental blanc en aurait compris les contours et s’en est saisi pour dominer tout ce qui bouge sur la Terre. Faute de combattants sérieux voire de réplique pratico-praxéologique, l’homme euro-occidental l’a élargie jusqu’à l’homme. Alors qu’à la création Dieu la limitait uniquement aux poissons de la mer, aux oiseaux du ciel et aux bêtes qui remuent sur la terre… Mais une telle déviation dominatrice occidentale est-elle « anticonstitutionnellement divinement parlant » ? Non ! Car,  c’est à tout être humain que cette faculté dominatrice a été imputée. Devrions-nous cependant la tolérer ou l’accepter indéfiniment ? Non, bien sûr, toute autre race, que la race blanche, doit la lui contester ou au moins la relativiser ou la rééquilibrer. Parce que c’est à chaque peuple, à chaque race de se donner les moyens de sa défense et de sa libération, la vie se gagne constamment de haute lutte. C’est ce qu’ont fait les chinois, les japonais, les indiens, les pakistanais, les israéliens…

En Afrique, la situation est toute autre, la domination occidentale est considérée, aujourd’hui encore au 21ème  siècle, comme une libération, un salut, un « sésame ouvre-toi ». Quant au parle d’Afrique, il faut distinguer l’Afrique subsaharienne et l’Afrique magrébine au-dessus su Sahara.

Celle-ci croit se couper de cette domination, presque sans fin de l’Occident sur le monde et l’humanité, en se cachant au travers un terrorisme aveugle et inintelligent, et donc, plutôt contre-productif, puisque les victimes ne sont jamais celles que l’on croit, mais au contraire des simples citoyens innocents, dont de centaine de femmes et d’enfants, et dont d’un personnel à ne jamais ni encenser ni à soutenir, mais plutôt à combattre de toutes nos trippes.

C’est pourquoi,  au lieu de nous plaindre à tout bout de champ de cette domination, il est impérieux d’orienter l’enseignement des jeunes africains du primaire, du secondaire, du supérieur d’université tant sur Jésus-Christ évidemment (modèle révolutionnaire et précurseur de la lutte contre tout autoritarisme aveugle) et sur les penseurs et philosophes tels Socrate, Platon, Kant, Darwin, Marx, Heidegger, Sartre… qui se sont donnés comme tâche le réveil et l’éveil des consciences contre toutes les antivaleurs, dont en particulier l’esclavagisme, le colonialisme, le néocolonialisme, l’impérialisme, l’hégémonisme, l’eugénisme, le totalitarisme, l’« hypothétisme », le « stratégisme » … Dans ces penseurs et philosophes du monde, nous avons repéré et attesté cette fois-ci l’« évolutionniste » Charles Darwin et le « matérialiste » Karl Marx, dans ce qu’ils pourront permettre à l’homme africain noir de sa carapace d’ancien esclavagisé, colonisé, et donc aliéné, c’est-à-dire dépossédé de sa personnalité et de son authenticité (Eigenltichkeit, dixit Heidegger), de se mettre à l’école de la sélection naturelle et de la lutte des classes.

Que dit Ch. Darwin ? Il observe que chaque être vivant est parfaitement adapté à son milieu. Il découvre que les êtres vivants les plus adaptés ont de meilleures chances de survie et ont une descendance plus nombreuse. De ce fait, ils ont le plus de chance de transmettre à leur descendance les caractères qui font qu’ils sont plus adaptés que les autres à ce milieu.

Au cours du temps, les êtres vivants les plus adaptés au milieu se multiplient tandis que les moins adaptés se reproduisent moins et que leurs caractères disparaissent dans la population.

Petit à petit, on accumule les différences, et on finit par ne plus trop ressembler à son ancêtre. Darwin propose donc que ce soit la nature qui sélectionne les êtres vivants les plus adaptés à leur milieu pour survivre. Ce principe prend le nom de sélection naturelle. Théorie de la sélection naturelle selon Charles Darwin, Charles Darwin prend quelques notes sur sa théorie dans ses Carnets sur la transmutation des espèces et cherche à mieux la comprendre. S’intéressant toujours aux publications de ses confrères et à divers autres textes, il lit l’Essai sur le principe de population de Thomas Malthus où celui-ci explique que l’équilibre de la population humaine repose sur les catastrophes naturelles. Si les famines ou les épidémies n’anéantissaient pas une partie des hommes, la croissance démographique deviendrait trop élevée et le manque de ressources se ferait vite sentir. Aussitôt, la théorie de la sélection naturelle responsable de l’évolution se dessine dans l’esprit de Darwin. La nature, par sa rigueur, sélectionne les plus aptes à survivre (nous pensons qu’un rapprochement pourrait être fait avec ce que se passe aujourd’hui sur l’origine floutée de la COVID-19 et ses conséquences négatives voire controversées sur les vaccins déjà à cours de fabrication moins d’une année seulement après l’apparition dudit virus). Ainsi, les caractéristiques qui leur ont ainsi permis de s’adapter à leur environnement sont ensuite transmises de manière héréditaire. Darwin en déduit donc qu’après plusieurs générations, ce processus a pour conséquence la création de nouvelles espèces. La théorie de Darwin s’appuie sur plusieurs principes, dont certains, (en fait, très peu!) ont été remis en cause par les scientifiques ­ en particulier le gradualisme.

  1. 1. L’évolution : dans l’Origine des espèces (1859), Darwin affirme que les espèces animales comme les végétales sont soumises à l’évolution, ce qui signifie que chacune d’elles change au fil du temps. Autrement dit, les espèces ne sont pas des entités fixes. De surcroît, elles ne sont pas «closes» et l’évolution peut conduire à l’apparition d’espèces nouvelles.
  2. 2. La descendance : à partir d’un ancêtre commun, suivant un processus de divergence. Douze ans après la parution de l’Origine des espèces, Darwin écrit la Descendance de l’homme, puis l’Expression des émotions chez l’homme et les animaux, où il établit que l’homme provient d’un primate supérieur, ancêtre commun de l’homme et des singes anthropoïdes actuels (gibbon, orang-outang, chimpanzé et gorille).
  3. 3. Le gradualisme : l’évolution des espèces serait progressive et constante au cours du temps: les espèces se modifieraient graduellement pour s’adapter aux changements du milieu. C’est cette vision qui a été très contestée ces dernières décennies, notamment par le paléontologue Stephen Jay Gould, qui a souligné l’importance de phénomènes évolutifs soudains, rapides et massifs.
  4. 4. La sélection naturelle: dans la nature, surviennent des changements dans les conditions extérieures, contraignant chaque être vivant à lutter pour son existence (struggle for life). Cette lutte induit une «sélection naturelle» dont le principal effet est la survie des plus aptes (par élimination des moins aptes).
  5. 5. La sélection sexuelle : elle assure généralement le triomphe des mâles les plus vigoureux, les plus combatifs ou de ceux qui présentent une particularité morphologique (crinière plus épaisse chez le lion, chant plus mélodieux et plumage plus éclatant chez les oiseaux”). Cette sélection ne repose pas directement sur la lutte pour l’existence, mais essentiellement sur une rivalité des mâles dans la lutte pour la possession des femelles.

A chaque étape de son évolution de son être et de sa société, l’homme euro-occidental s’y observe et tente de s’y déterminer par rapport à l’un ou l’autre de ces cinq principes du darwinisme. C’est une telle attention qui explique en quoi et pourquoi il est dominateur dans le temps et l’espace. Face à la Covid19 et une ruée de morts chez lui, l’homme euro-occidental se bat jours et nuits pour résister à la pandémie, en se mettant tant que faire se peut, à trouver un vaccin approprié pour l’éliminer.

Que dit, pour sa part, Karl Marx ?

Il induit l’idée selon laquelle les événements historiques sont influencés par les rapports sociaux, en particulier les rapports entre classes sociales, donc par la situation réellement vécue par les êtres humains. Cette conception accorde une part essentielle à l’économie dans les transformations du monde. La conception matérialiste de l’histoire cherche à analyser les causes des développements et des changements qui s’opèrent dans les sociétés.

Une importance est notamment donnée aux conditions d’existence réelle des êtres humains, aux rapports entre les classes sociales, et à leur influence sur les évolutions historiques. Ainsi, l’évolution de chaque mode de production s’est déroulée de manière dramatique, sous le signe de conflits multiples et de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Dans l’optique marxiste, la lutte des classes, que Marx et Engels considèrent comme la clé de l’économie politique, est le principal moteur du déroulement de l’histoire : structurante, générale, elle existe dans toutes les sociétés et prend une forme particulière dans la société capitaliste, où elle oppose le prolétariat à la bourgeoisie. Ce rôle de moteur de l’Histoire est résumé ainsi dans le Manifeste du Parti communiste: « L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de luttes de classes ».

La conception matérialiste de l’histoire cherche à analyser les causes des développements et des changements qui s’opèrent dans les sociétés. Une importance est notamment donnée aux conditions d’existence réelle des êtres humains, aux rapports entre les classes sociales, et à leur influence sur les évolutions historiques. L’évolution de chaque mode de production s’est déroulée de manière dramatique, sous le signe de conflits multiples et de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Dans l’optique marxiste, la lutte des classes, que Marx et Engels considèrent comme la clé de l’économie politique, est le principal moteur du déroulement de l’histoire : structurante, générale, elle existe dans toutes les sociétés et prend une forme particulière dans la société capitaliste, où elle oppose le prolétariat à la bourgeoisie. Ce rôle de moteur de l’Histoire est résumé ainsi dans le Manifeste du Parti communiste: « L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de luttes de classes » (même si une note d’Engels nuance ce propos). Selon André Piettre, dans la perspective marxiste, les rapports économiques évoluent selon une dialectique de rapports de force, suivant la lutte perpétuelle des puissants et des faibles, les premiers exploitant les seconds : l’histoire n’est pas menée par le mouvement des idées, mais en premier lieu par les données matérielles et leurs luttes intestines. Quant à Anton Pannekoek, « le matérialisme historique retourne aux causes d’où proviennent ces idées : les besoins sociaux qui sont déterminés par les formes de la société ».

C’est pourquoi dans la perspective du matérialisme historique, l’histoire résulte du lien que les hommes entretiennent avec la nature : dès lors que le premier outil est créé, la transformation du milieu naturel débute.

L’histoire commence vraiment lorsque des changements culturels résultent de la création de l’outil, qui était initialement destiné à répondre à des besoins sociaux élémentaires. L’évolution culturelle des sociétés humaines est donc indissociable de son environnement technique, et par conséquent du développement de ses structures économiques et sociales.

Dans la société humaine les individus entrent dans des rapports déterminés, qui sont des rapports sociaux, dont ils ne peuvent se séparer et dont dépend leur existence : ces rapports ne sont pas créés par leur conscience, mais constituent l’être social de chaque individu (« Ce n’est pas la conscience qui détermine la vie, mais la vie qui détermine la conscience », selon Marx), l’homme est le produit de son milieu.

Les hommes produisent leur vie, dépassant par là le stade de la vie animale (naturelle) sans pour autant pouvoir s’affranchir totalement de leur rapport à la nature : les rapports fondamentaux de toute société sont donc les rapports de production, qui constituent sa structure essentielle. Les rapports de production sont constitués de trois facteurs ou éléments : les conditions naturelles, les techniques, et enfin, l’organisation et la division du travail social (salariat, esclavage, servage…).

Les forces productives regroupent les prolétaires (les travailleurs, le travail direct) et le capital (la machine, l’outil, le travail indirect, le capital constitue les forces productives matérielles).

Les rapports de production ont tendance à la conservation tandis que les forces productives matérielles sont en constante évolution du fait du progrès technique. Les rapports de production deviennent ainsi un frein à l’Histoire et doivent être modifiés afin de permettre sa bonne marche.

Un bouleversement de ces rapports de production peut signifier la domination officieuse d’abord d’une nouvelle classe (la classe bourgeoise contrôle de facto la vie économique des différents pays européens dès le XVIIe siècle), pour ensuite se traduire par une domination officielle et politique de cette nouvelle classe. La révolution française est considérée comme une révolution bourgeoise par Marx, parce qu’elle renverse la féodalité et la domination de l’aristocratie et préfigure la domination de la classe bourgeoise et l’avènement de l’âge du salariat.

La société est donc comparable à un édifice dont l’infrastructure, ou le soubassement, est représenté par les forces économiques, l’activité de production et tout ce qui gravite autour ; tandis que la superstructure (soit l’édifice lui-même) correspond aux idées, aux mœurs, aux institutions politiques, religieuses, etc. Aux superstructures politiques et juridiques correspondent des états déterminés de la conscience individuelle.

En somme,  la superstructure est l’ensemble des idées et des institutions qui viennent justifier l’infrastructure.

C’est une culture de classe qui est transmise au peuple et qui permet de pérenniser les formes de l’activité de production, d’asseoir la domination de la classe en question et de justifier l’ordre des choses.

Antonio Gramsci consacrera plus tard une grande partie de son travail à l’analyse de cette superstructure. La société comprend donc trois éléments, les forces productives, les modes de production, et la superstructure.

Ces éléments sont distincts, bien que liés, et se trouvent en interaction et en conflits incessants : chaque mode de production est poussé, à travers les contradictions, les conflits et les interactions de facteurs complexes, vers sa croissance, son apogée puis son déclin. Les forces productives, à chaque moment de leur croissance, fournissent la base sur laquelle s’établissent les rapports de production ; c’est sur cette même base que s’élabore la superstructure sociale.

  1. Eduquer la mentalité plutôt que la majorité parlementaire ?

Qu’on se comprenne bien. En proposant à Félix Tshisekedi la dissolution de l’Union sacrée pour la nation encore à l’état de fœtus, ce n’est pas le projet même d’union sacrée pour la nation en tant quel que nous critiquons ou remettons en cause, mais plutôt pour dénoncer l’attitude sibylline des députés du FCC qui ont récemment transhumés chapelet, bible et photo de Félix Tshisekedi à la main à l’Union Sacrée pour la Nation (USN). Pour bon nombre ces députés sont des récidivistes, des traîtres, des corrompus et des malfrats. Ils n’ont aucune volonté de sortir le pays du marasme dans lequel il se trouve.

Le président de la république et son entourage ne peuvent pas ne pas se douter qu’il y ait quelque chose de louche dans cette adhésion massive et brusque des députés du FCC à l’Union sacrée de la nation. S’ils ne se doutent de rien, ce qu’ils sont sur une autre planète. La transhumance des députés du FCC relève est opportunisme et un calcul politiques, dont le but final est bloquer définitivement le projet de société de Félix Tshisekedi. Tout laisse voire que ces députés s’ils manquent de savoir-être, de savoir-faire, de morale, d’éthique, etc. ne manquent pas du charlatanisme.

Ils avancent toujours masqués. Et ont mépris impressionnant contre les vertus cardinales telles la prudence, le courage ou la force, la tempérance et la justice, mais que les vertus d’excellence comme  la politesse, la fidélité, la générosité, la compassion, l’amitié, l’amour, le respect que les vertus théologales telles la foi, l’espérance et la charité. C’est donc ce déficit moral et éthique qui est source de sa mauvaise mentalité.

Voilà personnellement nous n’en attendions pas de Félix Tshisekedi le choix d’un informateur pour l’identification d’une nouvelle majorité au Parlement, devant conduire à la formation d’un nouveau, mais au contraire au choix d’une nouvelle mentalité. Félix Tshisekedi gagnerait autant de majorités parlementaires qu’il voudra dans ce pays, mais il trouverait des solutions aux problèmes qui préoccupent son mandat  que s’il parvient à changer la mentalité des congolais et plus particulièrement de ses collaborateurs. En effet combien de dialogues inter-congolais extra et intra, de conférences, de séminaires, de pourparlers avons-nous organisés ?

Combien de gouvernements et de remaniements avons-nous convoqués ? Combien de courses au pouvoir avons-nous auxquelles on avait concouru,  hélas sans résultats probants ? ! C’est que le problème n’est pas là où nous croyons être, c’est-à-dire dans la recherche des majorités parlementaires, mais au contraire dans le changement de la mentalité. Tout dépendrait de la mentalité de l’homme qu’on a, s’il est négatif, ou positif, s’il est créateur ou productrice, s’il est formateur ou inventeur, etc. Cette mentalité derrière laquelle nous courons sera-t-elle  sensée, cohérente, intelligente, raisonnable, responsable ? La réponse est certainement telle.

Si depuis toute une éternité, nous avons l’impression que rien ne marche dans notre pays, c’est principalement à cause des hommes que nous avons nous-mêmes peuple congolais choisis,  malheureusement avec une majorité pitoyable, lamentable, inadaptée au temps et à l’espace, pourrie. Dans un message qui m’a été transmis par monsieur Ngoyi  Marcel,  brillant Directeur-Editeur de La Prospérité journal, monsieur Moïse Moni Della a fait des observations éminemment objectives et pertinentes qui ont franchement retenu notre bonne attention et que nous ne résisterons pas à partager avec nos lecteurs potentiels.

Moni Della note comment et combien « Il faut donner à l’Union Sacrée pour la Nation un contenu valide et solide », qui a franchement retenu toute notre meilleure et respectueuse attention,  Moïse Moni Dela décrit l’ambition de Félix Tshisekedi comme « réappropriateur » d’un concept consacré par le Président de la république pour l’acquisition d’une nouvelle majorité parlementaire et populaire à la Jean-Jacques Rousseau en vue d’un nouveau départ au bénéfice du peuple congolais. De telle sorte que pour élucider ce concept, le Président s’ex exprimé en quatre langues nationales, dans son discours mémorable marquant la fin de la coalition FCC-CACH en disant : kisalu me banda, kazi ina anza, musala ebandi…

Mais,  pour Moni Della, ’union sacrée telle que présentée aujourd’hui dans l’opinion est assimilée à un corps sans chair, une figure géométrique sans contour clair (fait de citation).

Que ce n’est pas une originalité ni une nouvelle idée découverte ou inventée par Félix Tshisekedi. Puisque déjà Etienne Tshisekedi son papa l’avait déjà expérimentée et avec la suite désastreuse qu’a entrainé son initiative. Même si elle n’en reste pas moins une idée géniale voire même vitale pour la démocratie et la cohésion nationale dans n’importe quel pays qui s’y engage. Une idée cependant qu’il faut toutefois, selon Moni Della, bien définir et circonscrire dans le temps et dans l’espace. Il faudra la doter d’un cadre politique et juridique pour son bon fonctionnement. S’il y a union sacrée, poursuit Moni Della, elle devra correspondre aux attentes des Congolais pour le changement dans le rassemblement.

Elle doit favoriser l’unité des Congolais dans la diversité. Tout le contraire d’un unanimisme. La Bible nous apprend qu’un royaume divisé est voué à la disparition. Dans une démocratie balbutiante, chancelante et titubante comme la nôtre, explique Moni Della, l’union correspond à une définition arithmétique de la démocratie, qu’il a toujours préconisée : l’addition, la multiplication et non la division ou la soustraction (fait de citation).

De nos échanges avec les étudiants de Kinshasa et de l’Université Saint Augustin de Kinshasa plus particulièrement tels Jean-Capistran, Kato Bakanova, Amuli Eraste, Muzongo Delphin pour ne citer que ceux-là à titre illustratif, un accent particulier y a été mis sur le projet éducatif du philosophe allemand Kant, comme un des remèdes susceptible d’aider le chef de l’Etat congolais dans son combat aussi bien de changement de mentalité que l’installation d’une bonne gouvernance, de l’Etat de droit et de la justice distributive dans son pays.

Ces étudiants nous ont ainsi rappelé comment dans son « Traité de pédagogie » (p. 6), Emmanuel Kant montre dans quelle mesure « L’homme ne peut devenir homme que par l’éducation » ; que « le plus grand et le plus difficile problème qui puisse se poser aujourd’hui à l’humanité est l’éducation ».

Par l’éducation, en effet, l’homme se dépouille de l’animalité, de la sauvagerie, de l’égoïsme …et acquiert des qualités purement humaines, c’est-à-dire un homme perfectionné et habile susceptible de perfectionner, à son tour, ses semblables. Par l’éducation, l’homme découvre le respect de soi, de l’autre et des biens communs. En somme, c’est grâce à l’éducation que l’être humain se cultive et se perfectionne rn vue d’un accompagnement pertinent et meilleur de sa destinée et surtout de son destin. L’éducation c’est le fondement et la finalité de l’homme. Une personne qui n’a jamais bien éduquée est loin d’organiser une société juste et équitable.

Il ne sert à rien au président de la république de chercher à réformer l’Etat avec des personnes qui n’ont aucune éducation de base.

Mal éduqués eux-mêmes cela transparaît également chez leurs enfants propres (et c’est comme qui dirait tels parents, tels rejetons, dont en dépit d’immenses richesses en nature ou en numéraire dont disposent leurs parents, ils n’y arrivent jamais ni dans la vie théorétique ni dans la vie pratique, en cours, ils doivent corrompre, acheter les consciences des enseignants mal éduqués et insuffisants pour pouvoir passer de classe).

Malheureusement qu’on le veuille ou non ce sont ces médiocres, cette racaille-là, qui remplaceront leurs parents quand ceux-ci mourront ou partiront à la retraite forcée soit par la maladie soit parce que vraiment grâce à la force de la nature, ils n’en pourront plus, le tout au détriment des enfants méritants. C’est, entre autres, pour cela que nous conseillons au Président de la République une plus grande attention au « Traité de pédagogie » produit par le philosophe allemand Emmanuel Kant.

Ce philosophe pense que nous devons veiller sur l’éducation de nos enfants mais également sur notre propre éducation devenus parents que nous avions reçue et héritée de nos parents à nous.

Par l’éducation, Kant entend les soins que réclame l’enfance, la discipline qui le fait homme, c’est-à-dire l’instruction et la culture. Un homme bien éduqué, aura bien sa place dans la société et saura bien remplir ses obligations. Si les pays africains et le Congo-Kinshasa en particulier sont loin de se développer, la raison la plus convaincante est qu’ils sont gouvernés par des hommes politiques mal éduqués et peu instruits.

Le philosophe chinois Confucius donne à son tour une contribution déterminante en montrant comment l’éducation joue un rôle fondamental dans le développement de la société tout comme dans la formation de l’individu.

Non seulement elle offre un moyen et ouvre une voie pour rassurer le règne de la vertu, mais aussi elle modifie la nature humaine et l’améliore qualitativement. En élevant le niveau moral de chacun, c’est la société toute entière qu’elle rend vertueuse.

C’est pour que dans un pays où chacun agit avec droiture, alors le pays est bel et bien administré dans l’ordre et selon la loi.

Même s’il est excessif d’avancer que le règne de la vertu ne peut être assurer que par l’éducation, le souci est de privilégier celle-ci et l’idée qu’il faut agir sur chaque individu pour hausser le niveau moral de la société mérite aujourd’hui et encore une attention. Résumons-nous. Sans une éducation conséquente dans nos députés, qu’ils soient du FCC, de LAMUKA, d’ENSEMBLE ou de CACH, l’Union Sacrée pour la Nation (USN) ne survivra jamais à l’ambition de son créateur, et sera plutôt un mort-né qui n’attendra que des formalités administratives pour être enterré au célébrissime cimetière d’« éléphants » de Nécropole entre Terre et Ciel. FATSHI est certainement l’homme de la situation, malheureusement il est très mal entouré et ne peut compter que sur une classe politique ringarde, pourrie, incompétente, mal éduquée, totalement et absolument médiocre.

Etymologiquement pensant et parlant,  le mot de médiocre vient du latin mediocris, qui signifie moyen, et de kratos pour désigner pouvoir, autorité.

Au sens littéral, la médiocratie est le pouvoir détenu par les médiocres (la domination, l’influence, le gouvernement des médiocres. Apparu au XIXe siècle, le terme “Médiocratie” s’emploie aussi à propos d’une organisation où règne la compétence moyenne, l’opinion moyenne, qui fonctionne en recherchant l’homogénéité au détriment de la diversité, et qui ne parvient pas ou ne veut pas attirer “les meilleurs”, ni les placer à sa tête.
“Médiocratie” est utilisée dans un langage soutenu avec un sens péjoratif.
On utilise parfois abusivement le terme médiocratie, à la place de médiacratie pour qualifier une société dominée par la communication de masse.  Donc, les médiocres sont ceux qui ne sont pas très bons, qui sont inférieurs à la moyenne, qui n’ont pas beaucoup de talents ni de capacités.

Comme pour conclure mais sans conclure

Pour clore, sans réellement clore, nous en venons à une question qui est sur toutes les lèvres et que nous entendons souvent au pays comme à l’étranger, celle de savoir si FATSHI-Béton aurait une vision pour la République Démocratique du Congo (RDC, en sigle) ? Pour nous, la réponse ne fait l’ombre d’aucune hésitation, car elle est affirmative. Cette vision se résume dans l’installation d’un Etat de droit, d’une justice sociale et distributive, d’une bonne gouvernance. Par bonne gouvernance, nous n’entendons ni nécessairement,  ni uniquement savoir bien gérer la chose publique, mais au contraire comment gouverner autrement. Or,  c’est de là qu’est née l’Union Sacrée pour la Nation pour faire mieux que la coalition FCC-CACH. La question est certes de savoir si celle-ci suivra fidèlement la vision de son initiateur-fondateur ? Pas si vite.

Car,  l’analyse de Moni Della parait y apporter toute la lumière nécessaire à ce propos. Il y a, selon lui, des préalables incontournables qui auraient été pris en compte tant avant qu’après la création de l’Union Sacrée pour la Nation (USN). Ces préalables sont ici répertoriés : lorsque les gens ont répondu à cet appel du Chef de l’Etat, ils adhèrent à quoi exactement ? A l’idée ? Au concept ? A la vision ? A la structure ? Car, il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que malgré la pertinence et la quintessence de l’idée, il y a un impératif politique de définir et d’éclaircir le concept, de lui donner le fond après la forme, un contenu valide et solide.

Cela permettra à cette machine politique d’éviter les erreurs du passé.

Cela permettra à cette machine politique et patriotique de carburer à plein régime. Une telle conception aura le mérite de rendre plus lisible le concept union sacrée. Cette belle pensée ne doit pas se muer à une blanchisserie, un panier à crabe, un fourre-tout (fait de citation).

Plusieurs pays africains ont toujours fait recours aux gouvernements d’union nationale avec comme leitmotiv l’unité nationale et la paix. Dans un pays comme la RDC où il y a une mosaïque de peuples et de cultures, explique Moni Della, il est très difficile qu’un parti puisse rafler seul la majorité au Parlement et gouverner seul. Surtout avec le système électoral proportionnel.

Les coalitions gouvernementales ne sont qu’une conséquence logique, politique et géopolitique et même historique. LUMUMBA très populaire avec son MNC n’a pas résisté à cette logique de rassemblement (fait de citation). Et d’ajouter, l’Union Sacrée pour la Nation (USN) aura un sens si et seulement si elle marche au service du peuple, comme qui dirait Aristote, « la politique n’a de sens, de consistance et de subsistance que si elle œuvre pour l’intérêt général », qu’Etienne Tshisekedi d’heureuse mémoire et ses compagnons face aux enjeux politiques de l’époque Mobutu n’ont pas hésité de créer l’Union Sacrée de l’Opposition Radicale (USOR) qui a inspiré certainement le président Félix Tshisekedi. Mais, ne dit-on pas, que la meilleure preuve d’intelligence, c’est de savoir copier (fait de citation).

Or, et puisqu’il n’est pas de l’intelligence de l’homme politique congolais de se remettre en question, de se faire l’autocritique, de changer et surtout de vouloir l’intérêt commun, l’Union Sacrée pour la Nation risquerait d’être un goulot d’étranglement pour le Président de la république.

Félix Tshisekedi qui s’est contenté uniquement de proposer un concept et delà à rassembler tous les caciques du FCC qui bloquaient son action depuis son accession à la magistrature suprême, n’y échapperait pas au destin tragique de la trahison qu’avait aussi connu son père Etienne Tshisekedi, il y a plus au moins trente ans derrière nous.

A moins donc d’un miracle à 100 tours, nous ne voyons pas par quelle baguette magique, les transfuges du FCC, habitués et plutôt concernés par la politique du ventre pour eux-mêmes et leurs familles biologiques, abandonneront leur idéologie et leurs habitudes (en seulement 3 ans, d’ici 2023) au profit de la vision de Félix Tshisekedi, qui ne sert pas leurs intérêts, mais plutôt les condamnent.

Il n’est interdit à personne de rêver. Mais,  il y a parfois des rêves, qui poursuivent toute une vie. Habitués à trahir, à accepter la corruption, à pratiquer la dénonciation et à se montrer versatile, l’ex majorité FCC laissera Félix Tshisekedi sur le pavé tôt ou tard.

Ce n’est pas un souhait, mais plutôt un constat froid et lucide. Tout le monde l’a compris.

Au total, nous souhaiterions nous tromper, pour le bien-être du peuple congolais même si la lecture de la réalité sociale présage le pire.

Unir,  c’est y associer, c’est fédérer autour de soi, d’un projet, d’une vision, pour un bien plutôt que pour un mal. Malheureusement l’Union Sacrée pour la Nation, au regard de sa précipitation et de son impréparation, ne permettra jamais à Antoine-Félix Tshisekedi Tshilombo d’atteindre tous les objectifs qu’il s’était fixés lors de son premier mandat.

Dans une tribune publiée sur WhatsApp, l’ancien Premier Ministre Augustin Mata Ponyo Mapom arrive presqu’au même constat que nous, en pensant que l’Union Sacrée pour la Nation devait éviter les erreurs du FCC : être une association de tous les groupements et hommes politiques venant de partout dans le but de constituer une majorité parlementaire. Une telle structure, sans âme et esprit, ne pourra donner que des résultats semblables à ceux du FCC.

En effet,  l’objectif final d’un parti ou regroupement politique n’est pas d’avoir une majorité au Parlement. Celle-ci demeure plutôt en appui à l’action gouvernementale pour une meilleure mise en œuvre de la politique économique.

Que peut-on faire avec les mêmes acteurs qui ont composé et animés le FCC et ont traversé la frontière pour rejoindre le CACH et former l’Union Sacrée pour la Nation ? Certains d’entre eux déclarent tout haut avoir été débauchés en contre partie des sommes d’argent alléchantes. D’autres disent y aller sans y croire, si ce n’est pour chercher l’argent et les postes ! Si le CACH a critiqué sévèrement le FCC, c’est à cause notamment de ces mêmes acteurs politiques qui hier, étaient les chantres du kabilisme, et aujourd’hui deviennent les chantres du tshisekedisme ! Certains ont même retrouvé leur maison de départ, parce qu’étant tshisekedistes d’origine.

Les diables d’hier peuvent-ils devenir des anges d’aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’ils peuvent de mieux aujourd’hui dans l’Union Sacrée pour la Nation qu’ils n’ont pas en mesure de faire hier dans le FCC ? Quel degré de loyauté auront-ils envers Tshisekedi, leur nouvelle autorité morale, qu’ils critiquaient sévèrement hier ? Ne seront-ils pas demain les pourfendeurs du Tshisekedisme ? Ne vont-ils pas faire la retraversée avant 2023 ? (fait de citation). L’ancien Premier Ministre dit exactement ce que nous disons depuis le début, et nous en sommes évidemment très fier.

Malheureusement,  ses critiques à l’encontre du FCC, auquel il a appartenu sans broncher, nous semblent de bas étage voire très hypocrites. La dignité absolue de tout homme est d’assumer ses erreurs et celles de ses camarades. Ce n’est pas à postériori que cette analyse implacable des faiblesses et contradictions, ayant entraîné leur plateforme FCC à la chute, aurait dû être faite, mais a priori. C’est trop facile de le faire quand la maison brûle avec beaucoup de ses occupants. C’est très lâche. Il est toujours facile de faire parler les morts, car ils ne seront plus jamais là pour répondre à leurs détracteurs.

Cela  n’a jamais été un secret pour personne pour notre estime, considération, respect voire fascination à l’endroit d’Augustin Matata Ponyo Mapon pour l’ensemble de sa personne et de son œuvre. Malheureusement il ne dit pas que l’Union Sacrée pour la Nation est dans l’âme, l’esprit, le corps et la chair un supplétif du Front Commun pour le Congo (FCC) et du Cap pour le Changement (CACH). En effet  et comme nous l’avons montré précédemment, c’est l’ensemble du troupeau qui était sans nul doute pris au dépourvu, mais jamais Joseph Kabila Kabange maître à penser et théoricien du sacrifice par excellence. Le seul changement notoire dans cette mutation du FCC-CACH pour l’USN se résume à ce qu’au lieu de deux autorités morales, il n’y en aura plus qu’une seule, en la personne de Félix Tshisekedi Tshilombo ; Joseph Kabila Kabange, initiateur et adepte du sacrifice, s’y étant mis volontairement en retrait, mais juste pour le besoin de la cause aux fins de 2023 voire 2028.

Félix Tshisekedi ayant trop traîné, tâtonné, parlé sans aucune action crédible, force serait de constater que l’ancienne autorité morale du FCC aurait initié et consenti ce nouveau sacrifice. Ils auraient tous les deux compris l’obligation qu’ils avaient avec leurs deux plateformes de se reformer et surtout de s’adapter au temps et à l’espace pour ne pas se faire doubler par d’autres plateformes politiques. Pour eux, l’Union Sacrée pour la Nation, au-delà des problèmes structurels auxquels ils seront confrontés, et peut-être à leur perte, serait ici et maintenant un mal pour un bien….Mais,  seul l’avenir nous le dira, dans 3 ans maximum.

Commentant le « Ainsi parlait Zarathoustra » de l’immense philosophe allemand Friedrich Nietzsche, ou autrement dit « la Bible de l’Antéchrist », Robert Zimmer dans son magistral ouvrage recensant les penseurs et philosophes de notre Temps, prend la précaution d’écrire : « Au début de toutes les religions se trouvent des prophètes, des gens qui se considèrent comme élus, se sentent pénétrés par l’esprit divin et appelés à proclamer la vérité aux hommes.

Comme cette vérité s’appuie fréquemment sur une révélation et n’est pas toujours accessible à la raison et à l’entendement humain normal, ils ont recours à un langage biblique. Ils le disent en quelque sorte aux gens « avec des fleurs ». Tous les grands livres « sacrés » tentent de transmettre leur doctrine sous forme de paraboles, de récits et de sentences – pour le monde culturel occidental, c’est le cas de la Bible, le document fondateur du christianisme ».

Qui vivra verra !

La patrie ou la mort

Que vive Patrice-Emery Lumumba !

Que vive Mzee Laurent-Désiré Kabila !

Que vive le Camarade Ernesto Che Guevara !

Que vive la République Démocratique du Congo !

Kinshasa (RDC), le 01 Janvier 2021

OSONGO-LUKADI Antoine-Dover

Habilité de Philosophie Praxéologique

(Université de Poitiers/France)

Docteur en Philosophie et Lettres

(Université Catholique de Louvain/Belgique)

Professeur d’Universités

Membre des  Sociétés Savantes USA & CANADA