Pas un pas sans la prospérité.
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Et de deux !

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Investi un certain 24 janvier 2019, le cinquième président du célèbre Congo Démocratique totalise dans quelques poussières d’heures deux ans à la tête du pays. Il en aura vu de toutes les couleurs. Des crises multi et protéiformes à la très difficile mise en exécution de sa vision de propagande, les débuts de Félix Tshisekedi dans sa casquette de chef d’Etat n’ont pas été roses. Le fils d’Etienne Tshisekedi a surtout eu du mal à faire asseoir son leadership, principalement vis-à-vis des anciens et jadis inamovibles détenteurs du pouvoir avec qui il a d’ailleurs coalisé dès son entrée en fonction.

Un mariage qui lui a valu une série de crises à répétition dans tous les domaines de la société et à la clé, un échec cuisant de ses premiers pas dans le monde de la gouvernance. Très entouré, visiblement trop, Tshisekedi Tshilombo n’a pas vraiment su à quelle oreille se fier politiquement. D’un côté, les mobutistes, vieux chevronnés dans l’arène de la tactique, ont refait surface pour montrer la voie au nouveau venu. D’un autre, le monde extérieur à qui son prédécesseur Joseph Kabila avait coupé les ponts. Au milieu de la valse, des FCciens aigris, clamant nuits et jours la passation de flambeau dite historique du fermier de Kingakati, qui ne juraient que sur l’échec de leur vrai-faux partenaire au pouvoir, Fatshi.

La première année, faut-il le rappeler, a été essentiellement marquée par de revendications sociales, la mise en place caméléonne puisque politicienne des acteurs au sein des institutions, mais aussi le lancement du programme de cent 100 jours du chef de l’Etat, lequel a débouché sur une énorme machination politique entachée de faits de corruption. Le procès dit de 100 jours, jugé partial pour plusieurs organisations de la société civile, en est une des conséquences vivantes. Il a envoyé en cellule Vital Kamerhe, l’allié du couronnement de Tshisekedi.

Certains résultats de ce vaste programme extrêmement budgétivore, n’ont vu la lumière qu’en 2020, deuxième année du chef de l’Etat, fortement et malheureusement caractérisée par la pandémie de covid-19 dans le monde. Les secteurs économique, sanitaire, éducationnel touchés, la RDC a fléchi en face des impacts néfastes difficiles à maîtriser.

A l’aube de l’amorce de sa troisième année au sommet de l’Etat, Félix Tshisekedi est en pleine restructuration du paysage politique congolais. Après un semblant de déboulonnement du système Kabila, et la rupture de la coalition FCC-CACH, le président de la République dessine de ses propres mains ce qu’il appelle l’Union sacrée de la Nation, cette vision dite républicaine pour sortir le pays du gouffre.

Déjà des mouvements politiques sont constatés, des guerres de leadership observées, des batailles de postes enregistrées,… mais le fils du Sphinx y croit encore. Il a désormais trois ans pour convaincre le peuple, le même qui l’a porté au summum.

La Pros.