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Voici pourquoi nous ne mettrons jamais fin à la Tragédie Congolaise (Par Dr François Tshipamba Mpuila)

Voici pourquoi nous ne mettrons jamais fin à la Tragédie Congolaise (Par Dr François  Tshipamba Mpuila)

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*Nous ne mettrons jamais fin à la Tragédie congolaise car nous refusons de reconnaître sa Nature fondamentale, de reconnaître sa Cause principale et d’appliquer la Solution appropriée léguée à la Nation par les 2850 délégués réunies pendant 16 mois à la CNS et représentant l’ensemble de la Société Congolaise.

Je ne serai jamais guéri d’un processus cancérigène si le Médecin qui me soigne rate tout le diagnostic étiologique ; ou trouve que je souffre d’un cancer mais se focalise uniquement sur les métastases, n’identifie pas le Cancer primitif et ne s’y attaque pas.

Il y va de même pour une septicémie (infection généralisée, grave et mortelle). Je ne serai jamais guéri d’une septicémie si le Médecin rate le diagnostic étiologique, ou n’identifie pas l’agent pathogène et donc ne s’y attaque pas ; ne se focalise uniquement que sur les symptômes et les ravages effectués par l’agent pathogène sur les autres organes.

La meilleure force de l’organisme humain est intrinsèque et elle est constituée par les mécanismes et les moyens d’auto-défense immunitaire de l’organisme. Nous recourons aux médicaments, c’est-à-dire aux renforts exogènes (les mercenaires) quand nos mécanismes et moyens d’autodéfense internes sont déficitaires et dépassés par rapport à la virulence, à la puissance et à la capacité du développement de l’agent pathogène.

Il y va de même pour tous les problèmes, les enjeux et les défis de la vie. Il faut identifier la nature du problème, de l’enjeu et du défi ; la cause principale du problème, l’objectif de l’enjeu et du défi et recourir à la solution appropriée.

Tous les peuples de la Terre puisent leur identité, leur énergie, leur vitalité, leur force, leur puissance d’abord dans leur génie propre, dans leurs valeurs, dans leur patrimoine, dans leur héritage reçu des Anciens, dans leurs ressources, dans tous les Acquis historiques dont regorge la Nation…

Aucun peuple de la Terre ne jette dans la poubelle ou cache dans les tiroirs les Acquis positifs et précieux légués par les Anciens et qui, par leur qualité, font la fierté de toute la Nation et qui sont les Solutions appropriées aux problèmes, aux fléaux et aux tragédies qui ravagent jusqu’à ce jour la Nation et le Peuple.

L’Elite congolaise constitue un cas unique dans le Monde entier. Il s’agit de notre attitude par rapport aux Résolutions de la Conférence Nationale Souveraine (CNS, 7 Août 1991-6 Décembre 1992). Le texte en pièce jointe rappelle succinctement le contexte, la valeur, la nature, la légitimité, l’enjeu et le défi de la CNS.

Nous voulons instaurer un Etat de droit démocratique moderne et prospère alors que nous gardons dans nos tiroirs les Résolutions de la CNS qui sont les Fondements d’un Etat de droit démocratique moderne et prospère. Finalement, nous devons nous demander si nous savons réellement de quoi nous parlons quand nous parlons d’n Etat de droit démocratique moderne et prospère.

Depuis la tenue de la CNS jusqu’à ce jour, il n’existe, dans notre Pays, aucun autre projet démocratique nationale comparable ou meilleur par rapport à celui issu de la CNS.

Nous courons dans tous les sens pour attraper le vent ; nous fonçons tête baissée sur tout ce qui nous vient de l’extérieur y compris sur les déchets et les poisons ; nous avons opté pour l’immédiateté de la vie (le hic et nunc évènementiel) ; nous partons chaque jour de la table rase (ex nihilo) ; nous considérons la vie comme une suite de surgissements purs à chaque instant, sans aucun lien avec les richesses léguées par les Anciens.

Peut-on nous citer un peuple qui s’est développé sur base d’une telle attitude ?

Comble de médiocrité, d’abrutissement, d’aliénation, de crétinisation et d’humiliation : depuis 2006 à ce jour, nous appliquons, avec fierté, dignité et sérénité une constitution taillée sur la mesure d’un individu (le Mercenaire) ; rédigée à l’Etranger (Liège, Belgique), par les Etrangers et qui n’est même pas un chef-d’œuvre ! Or, la CNS nous a légué deux constitutions : une pour la Transition et une autre pour la 3ème République !

Nous préférons appliquer la constitution qui est l’une des preuves de notre infériorité à celles issues de la CNS ; fruits de notre génie propre et qui font notre fierté, notre dignité et notre grandeur. Il suffit d’enrichir les Résolutions de la CNS de toutes les données positives issues de l’évolution de la situation nationale et internationale.

La Constitution actuellement appliquée en Allemagne est celle du 8 Mai 1949. Elle a d’abord été appliquée pour les Länder de l’Ouest, puis depuis la réunification du pays le 03 Octobre 1990.

Le texte constitutionnel actuellement en vigueur en France est la constitution de 1958, qui fonde la Ve République. Elle fut approuvée par le peuple lors du référendum du 28 septembre 1958, et promulguée officiellement le 4 octobre de la même année. La constitution de 1958, en vigueur depuis plus de 62 ans, est la deuxième constitution la plus longuement en vigueur, après les Lois constitutionnelles de 1875 qui instauraient la IIIe République, ayant elles duré soixante-cinq ans.

La Constitution des États-Unis est, selon ses propres termes, la « loi suprême du pays ». Acceptée le 17 septembre 1787 par une convention réunie à Philadelphie, elle s’applique depuis le 4 mars 1789. Modifiée par vingt-sept amendements, elle est une des plus anciennes constitutions écrites encore appliquées

L’exemple de Nelson Mandela

Nous nous inspirons notamment de Nelson Mandela – considéré par M. Claude Allègre comme étant la Sagesse africaine personnifiée – de son humilité et de sa reconnaissance de sa reconnaissance envers la contribution des Anciens, des Compagnons de lutte et du sacrifice suprême de nombreux Membres et Cadres de l’ANC qui avaient combattu l’Apartheid avant lui.

Le jour des premières élections démocratiques, c’est-à-dire les élections non raciales au suffrage universel de l’histoire de l’Afrique du Sud organisées du 26 au 29 Avril 1994, Nelson Mandela avait exprimé par un acte symbolique très fort cette gratitude et cette reconnaissance.

Nelson Mandela n’avait voté ni à Johannesburg ni à Pretoria, mais au Natal, dans un petit bureau de vote. Pourquoi ? Donnons-lui la parole :

J’ai voté le 27 Avril 1994, le premier des quatre jours du scrutin. J’avais décidé de voter au Natal pour montrer aux gens que, dans cette province divisée, aller dans les bureaux de vote ne représentait aucun danger.

J’ai voté au lycée Ohlange à Inanda, un township dans des collines verdoyantes, au nord de Durban, car c’était là que JOHN DUBE, le premier de l’ANC, était enterré. Ce patriote africain avait participé à la fondation de l’organisation (ANC) en 1912, et j’ai déposé mon bulletin dans l’urne près de sa tombe, fermant ainsi le cycle historique car la mission qu’il avait entamée quatre-vingt-deux ans plutôt était sur le point de s’achever.

Debout près de sa tombe, sur une colline au-dessus de la petite école, je ne pensais pas seulement au présent mais au passé. Quand je me suis avancé vers le bureau de vote, j’ai évoqué le souvenir des héros qui étaient tombés afin que je puisse me trouver là, aujourd’hui, ces hommes et ces femmes qui avaient fait le sacrifice suprême pour une cause qui avait finalement triomphé. J’ai pensé à Oliver Tambo et à Cris Hani, au Chef Albert Luthuli et à Bram Fisher. J’ai pensé à nos grands héros africains qui s’étaient sacrifiés pour que des millions de Sud-Africains puissent aller voter aujourd’hui ; j’ai pensé à Josiah Gumede, à Helen Joseph à Yusuf Dadoo, à Moses Kotane.

En ce jour du 27 Avril 1994, je ne suis pas entré seul dans le bureau de vote, tous m’accompagnaient. Quand j’ai déposé mon bulletin de vote dans l’urne, ils m’entouraient tous et ils ont déposé à travers ma main ce bulletin avec moi.

Cfr. : Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, p. 637-638, Jean Guiloineau (traducteur), ISBN 2253140634, Editeur Le Livre de Poche, 1er décembre 1996.

L’exemple du Président Abraham Lincoln

Le deuxième exemple dont nous inspirons a été donné par le 16ème Président des Etats-Unis, Abraham Lincoln, dans son Discours à Gettysburg (The Gettysburg Address) le 19 Novembre 1863.

Le Président avait prononcé ce Discours, resté célèbre, lors de la cérémonie de consécration du champ de bataille qui avait fait 51 000 victimes parmi les soldats de l’Union et de la Confédération entre le 1er et le 3 juillet 1863.

Dans les dix phrases de ce discours, Lincoln s’était effacé et avait mis à l’avant-plan les Pères Fondateurs de la Nation américaine et les Soldats morts pendant la Guerre de Sécession ; replacé son pays dans la ligne historique de la Déclaration d’indépendance des États-Unis ; décrit la guerre civile comme une guerre pour la liberté, l’égalité et contre l’esclavage et interpelé les vivants par rapport à leur devoir de mémoire et leur devoir d’engagement, de loyauté et de fidélité à l’égard de l’héritage reçu des Anciens et des Martyrs. Ce Discours est inscrit sur les murs du Lincoln Mémorial depuis 1922.

Lincoln ?

Dans la dernière de ces dix phrases, Lincoln énonce le principe du « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » repris entre autres en 1946, à l’ordre des prépositions près, à l’article 2 de la Constitution de la Quatrième République française puis, mot à mot, dans le discours prononcé par Winston Churchill devant la Chambre des Communes le 11 novembre 1947 et à l’article 2 de la Constitution française du 4 octobre 1958.

Voici le texte de ce Discours (traduit en français) :

« Il y a quatre-vingt-sept ans, nos pères donnèrent naissance sur ce continent à une nouvelle nation conçue dans la liberté et vouée à la thèse selon laquelle tous les hommes sont créés égaux.

Nous sommes maintenant engagés dans une grande guerre civile, épreuve qui vérifiera si cette nation, ou toute autre nation ainsi conçue et vouée au même idéal, peut longtemps perdurer. Nous sommes réunis sur un grand champ de bataille de cette guerre. Nous sommes venus consacrer une part de cette terre qui deviendra la dernière demeure de tous ceux qui moururent pour que vive cette nation. Il est à la fois juste et digne de le faire.

Mais, dans un sens plus large, nous ne pouvons dédier, nous ne pouvons consacrer, nous ne pouvons sanctifier ce sol. Les braves, vivants et morts, qui se battirent ici le consacrèrent bien au-delà de notre faible pouvoir de magnifier ou de minimiser. Le monde ne sera guère attentif à nos paroles, ni ne s’en souviendra longtemps, mais jamais il ne pourra oublier ce qui fut accompli ici. C’est à nous les vivants de nous vouer à l’œuvre inachevée que d’autres ont si noblement entreprise. C’est à nous de nous consacrer plus encore à la grande cause pour laquelle ils offrirent le suprême sacrifice ; c’est à nous de faire en sorte qu’ils ne soient pas morts en vain ; à nous de vouloir qu’avec l’aide de Dieu cette nation renaisse dans la liberté ; à nous de décider que le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, ne disparaîtra jamais de la surface de la terre. »

Fait le  2 Février 2021

Pour le Leadership National Congolais de Progrès,

Dr François Tshipamba Mpuila

GSM et WhatsAAp : +32-493-325-104

E-mail : tshipamba.mpuila@yahoo.fr