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Halte aux mutilations génitales !

Halte aux mutilations génitales !

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Ceci témoigne de la violence de la pratique de l’excision qui est internationalement reconnue comme une violation des droits fondamentaux dont sont victimes les jeunes filles et les femmes.

Les mutilations sexuelles féminines recouvrent toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins qui sont pratiquées pour des raisons non médicales.

Ces pratiques ne présentent aucun avantage pour la santé des jeunes filles et des femmes.

Elles peuvent provoquer de graves hémorragies et des problèmes urinaires, et par la suite des kystes, des infections ainsi que des complications lors de l’accouchement, et accroître le risque de décès du nouveau-né.

On estime que plus de 200 millions de jeunes filles et de femmes, toujours en vie, ont été victimes de mutilations sexuelles pratiquées dans 30 pays africains, du Moyen Orient et de l’Asie où ces pratiques sont concentrées.

Elles sont pratiquées le plus souvent sur des jeunes filles entre l’enfance et l’âge de 15 ans.

Les mutilations sexuelles féminines sont une violation des droits des jeunes filles et des femmes.

L’OMS dénonce toutes les formes de mutilations sexuelles féminines, et l’Organisation est opposée à ce qu’elles soient pratiquées par le personnel médical (médicalisation des mutilations sexuelles féminines).

Les conséquences immédiates sont notamment:

-Douleur violente;

-Saignements excessifs (hémorragie);

-Gonflement des tissus génitaux;

-fièvre;

Infections, telles que le tétanos;

-Problèmes urinaires;

-Problèmes de cicatrisation de la blessure;

-lésions des tissus génitaux adjacents;

-état de choc;

-Décès.

Les complications à long terme sont notamment:

-Des problèmes urinaires (miction douloureuse, infections des voies urinaires);

-Des problèmes vaginaux (pertes vaginales, ulcération, vaginose bactérienne et autres infections);

-Des problèmes menstruels (règles douloureuses, difficultés d’écoulement du sang menstruel, etc.);

-Des problèmes liés aux tissus cicatriciels et chéloïdes;

-Des problèmes sexuels (douleur pendant les rapports sexuels, diminution du plaisir sexuel, etc.);

-Un risque accru de complications lors de l’accouchement

-Des problèmes psychologiques (dépression, anxiété, stress post-traumatique, faible estime de soi, etc.).

Ceci est un mauvais acte  qui,  à la longue,  font souffrir ces femmes victimes.

Toute violence fondée sur le genre et une atteinte à la protection de l’enfance. Pour avoir une chance d’atteindre l’objectif mondial d’élimination des mutilations génitales féminines d’ici à 2030, nous devons accélérer les progrès de manière exponentielle.

Pour ce faire, nous aurons besoin de quelque 2,4 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie.

Le coût de l’inaction est toutefois bien plus élevé. Nous devons impérativement mettre un terme à ces mutilations si nous voulons éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles et parvenir à l’égalité des sexes.

En cette Journée internationale de la tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines, nous proclamons haut et fort: « Ces pratiques doivent cesser! » Il n’y a pas de temps à perdre. Unissons nos forces, mobilisons des ressources et agissons pour mettre fin aux mutilations génitales féminines d’ici à 2030.

(Une sélection de Niclette Ngoie)