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Dernière décision !

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Une anecdote tirée de La dernière décision dans «Les sentiers de la gloire» de Stanley Kubrick raconte le désarroi d’un militaire condamné à mort qui, face aux dernières secondes de sa vie sur cette terre, dit à son sergent : ‘‘Je vous en supplie, sauvez-moi’’. Au sergent de répondre : ‘‘Je ne peux pas vous sauver, personne ne le peut. C’est la dernière décision que vous ayez l’occasion de prendre sur terre. Ou vous vous conduisez en homme, ou il faudra vous
traîner hors d’ici. En fin de compte, ça revient au même, ça dépend de vous’’.
Cette histoire illustre à merveille la détresse des cadres du FCC qui, visiblement, sont embarqués dans un navire qui coule et qui ne cessent d’appeler Joseph Kabila au secours. Un des responsables de cette famille politique a dernièrement écrit au Raïs Kabange pour l’interpeller. Dans sa missive à JKK, il dit ne pas comprendre le silence inquiétant de ce dernier au regard de la crise politique que traverse le pays depuis la naissance de l’Union Sacrée de la Nation. Il va plus loin, au point de se demander si «Un parent digne continuerait-il à tolérer le malheur, jusqu’à la mort, qui s’abat sur ses enfants ?» Et d’ajouter : «…ce petit tableau vous place devant vos responsabilités en amont et en aval…». Comme qui dirait, les ‘‘cadres’’ du FCC ne grandiront jamais et qu’ils sont restés et resteront des ‘’gros bébés’’ à qui il faut prodiguer des soins à tout jamais. Pourquoi se disent-ils cadres ? Pourquoi ont-ils un Bureau Politique ? Que sert la conférence de présidents ? Non ! Il est temps de laisser Kabila Joseph tranquille ; qu’il prenne un peu d’air frais dans ses fermes que de venir s’occuper des personnes qui, à la première épreuve, ont renié le ‘‘Sauveur’’. Illuminé, JKK savait avec qui il était. N’avait-il pas dit que s’il n’avait que quinze personnes, il ferait de ce Congo un eldorado ? Aujourd’hui, l’histoire lui donne totalement raison. Autour de lui, il n’y avait que des profito-situationnistes, des opportunistes, des jouisseurs, des chantres, des gens qui se sont servis de lui pour s’enrichir en toute impunité.

Tant qu’il était en vie, Jésus-Christ venait à la rescousse de ses disciples lorsqu’il y avait un vent contraire. Et, puis il est arrivé un moment où il n’était plus physiquement avec eux. Et comme l’homme est l’homme, il y en a qui ont renié le Maître. D’autres encore ont fait face à plusieurs tribulations et ont tenu bon en l’absence du Maître, en propageant, contre vents et marré, l’évangile du Maître. Se sentir responsable, c’est ne jamais se sentir totalement innocent de ce qui arrive. Se sentir responsable de soi et de ce que l’on est, dit-on, c’est commencer par se soucier, et se stresser soi-même, en prenant conscience que nous sommes toujours libres de nos engagements, en état toujours de choisir (de faire, de ne pas faire, de dire oui ou de refuser) et que les conséquences de nos choix nous appartiennent, en particulier nos erreurs. Les autres n’y sont pour rien. Paul Valery avait raison lorsqu’il a dit : L’homme sait assez souvent ce qu’il fait, il ne sait jamais ce que fait ce qu’il fait.
La Pros.