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UA : Jean-Pierre Lisanga Bonganga ne croit pas en la réussite du mandat de Félix Tshisekedi

UA : Jean-Pierre Lisanga Bonganga ne croit pas en la réussite du mandat de Félix Tshisekedi

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Organisée le samedi 06 février dernier dans la capitale Ethiopienne, l’investiture du Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la tête de l’Union Africaine (UA), est depuis quelques jours au centre de plusieurs réactions venant des diverses hommes et regroupements politiques. C’est dans ce même contexte que La Dynamique pour une Sortie de Crise (DYSOC), a affirmé dans une déclaration faite mercredi 10 Février 2021 par son Coordonnateur Jean-Pierre Lisanga Bonganga, que la quasi-totalité des Chefs d’Etat, des Etats membres de l’Union Africaine pensent que le successeur de Cyril Ramaphozane ne mérite pas cette fonction de Président de l’Union Africaine suite à sa mauvaise gestion des problèmes constatés dans son pays ainsi que la situation de crise politique que traverse la République Démocratique du Congo depuis la mise en place du fils Tshisekedi à la tête de la RDC.

En effet, dans sa déclaration, Lisanga Bonganga, Coordonnateur de la Dynamique pour une Sortie de Crise (DYSOC), stipule que les situations complexes que traversent la République Démocratique du Congo depuis près de deux ans, la crise de légitimité des institutions politiques qui se sont accentuées avec les conséquences de certaines initiatives prises par Félix Tshisekedi, prouvent à suffisance aux membres de l’Union Africaine, que la RD Congo traverse une zone de turbulence politique, qui mène à dire que l’actuel Président de l’Union Africaine ne peut pas porter la lourde charge des problèmes de l’Afrique alors que la RDC est jusque-là instable.

«Le Chef de l’Etat de la République Démocratique du Congo n’arrive pas à gérer les problèmes de son pays qui traverse une crise profonde, dont il est en grande partie responsable. Et que dans ce cas, il ne peut pas arriver à gérer les problèmes des autres pays dont on lui donnerait la charge… Constituant un problème pour son pays, Félix Tshisekedi ne peut pas à la fois être la solution aux problèmes qui se posent dans d’autres pays », a déclaré Lisanga Bonganga.

Cependant, au sujet de cette crise en RDC, qui fragilise la présidence du pays à l’UA, le Coordonnateur de la DYSOC pense que Félix-Antoine Tshisekedi aurait refusé de mettre en pratique les conseils de ses homologues africains qui lui auraient proposé de reporter la présidence en exercice de la RDC à l’Union Africaine et de la reprendre lors des mandats qui suivent afin de prendre le temps de décanter la situation de crise en RDC. Cependant, ce refus de Félix Tshisekedi lui a valu l’absence de la quasi-totalité des présidents et représentants des pays membres de l’UA lors de son investiture. Absence qui, selon Lisanga Bonganga, n’a pas été causée par la pandémie de covid-19, car ce même samedi 06 février une dizaine de ces Chefs d’Etats ont participé à l’inauguration d’une Université au Congo Brazzaville.

«En réalité ces incidents diplomatiques qui ont émaillé le processus de la prise de fonction par la RDC de la présidence en exercice de l’UA feraient suite au refus du président Félix Tshisekedi Tshilombo de suivre les conseils de la quasi-totalité des chefs d’Etats qui auraient demandé au Président Tshisekedi de postposer la présidence en exercice de son pays, la reprendre après la résolution de la crise de légitimité qui mine ce dernier », a insisté JP Lisanga Bonganga.

En outre, Cette attitude des Chefs d’Etats face à  l’investiture de Félix Tshisekedi, ne présage rien de bon pour la République Démocratique du Congo, c’est ainsi que le Coordonnateur national de la DYSOC se questionne sur la possibilité d’un isolement diplomatique de la République Démocratique du Congo en Afrique.

Pour rappel, lors de son investiture dans la salle Nelson Mandela au sein de la capitale Ethiopienne Addis-Abeba, le successeur de Cyril Ramaphoza avait précisé que son champs d’actions durant ce mandat se basera sur 9 piliers, notamment la lutte contre le coronavirus, la promotion d’une Afrique consciente et responsable de son histoire, de son potentiel artistique et de richesse de son patrimoine culturel ainsi que promouvoir la paix et la sécurité.

Aline Makamba