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Double assassinat Chebeya et Bazana : le collectif des avocats exigent la reprise du procès

Double assassinat Chebeya et Bazana : le collectif des avocats exigent la reprise du procès

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«Rien n’est encore fini dans l’affaire du double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana». C’est ce qu’a laissé entendre Me Richard Bondo, Coordonnateur du collectif des avocats de ces deux victimes vendredi 12 février dernier au cours d’une conférence de presse tenue au Centre d’Etudes Pour l’Action Sociale (CEPAS). Se basant sur les dernières déclarations faites par Hergile Ilunga et Alain Longwa, deux policiers ayant participé à ce drame, le collectif dit être présentement sur une bonne piste pour, non pas seulement trouver les criminels, mais aussi toute la chaîne de commandement.

La Coordination du collectif des avocats des victimes du double assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana exige ainsi la reprise du procès de ces deux activistes des droits de l’homme compte-tenu de nouvelles révélations faites par deux policiers dans une interview accordée à RFI.

Au cours de cette conférence de presse, Me Richard Bondo, Coordonnateur dudit collectif, a précisé que ce procès doit reprendre, mais cette fois, devant la haute Cour militaire. Il a ensuite insisté sur la « reprise » en lieu et place de la « réouverture » du procès.

‘’Le procès doit reprendre parce qu’il n’y a jamais eu d’aussi troublantes révélations que ce qui a été dévoilées par les policiers Hergile Ilunga et Alain Longwa, interrogés par la RFI. Aujourd’hui, une lumière pointe à l’horizon. La ferme où serait enterré Bazana appartient à un policier qui a été promu Général par l’ancien régime. Ces dernières révélations lèvent un point de voile aux fins de la vérité pour qu’on nous dise qui a donné l’ordre de tuer Chebeya et Bazana. Qui a ordonné que Bazana soit enterré dans la ferme d’un officier‘’, a déclaré Me Bondo.

Me Peter a également pris la parole pour enrichir les quelques points soulevés par son collègue.

‘’Après ces déclarations surprenantes, nous nous sommes rendus compte que tout ce qui a été fait était rien. Il y a plus de blocage pour ne pas répondre totalement aux soucis des victimes. Pour cette fois-ci, nous voulons qu’on mette des dispositions légales. Il faut que la haute cour militaire puisse prendre les choses en mains pour organiser ce procès‘’, a-t-il souligné avant d’ajouter que l’auditorat général militaire est déjà saisi du dossier avec une plainte contre le général John Numbi que lui-même a déposé.

A en croire ce collectif, conformément à la Loi, c’est la haute cour militaire qui est habilitée à juger les officiers supérieurs ou les généraux cités dans les différents témoignages.

Présent pour le compte de la Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH), Me Paul Nsapu a demandé à tous les congolais d’être soudés et d’accompagner les associations qui luttent pour les droits humains.

Signalons, par ailleurs, que les orphelins Florny Chebeya et Guylain Bazana, respectivement fils de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana sont intervenus par vidéo conférence. Les deux représentants de ces deux familles victimes ont demandé que justice soit faite.

Steve Ilunga