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PRESSE : Adelin Mbomba plaide pour un nouveau statut juridique des radios communautaire, associative et Confessionnelle

PRESSE : Adelin Mbomba plaide pour un nouveau statut juridique des radios communautaire, associative et Confessionnelle

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La semaine dernière, le journaliste Adelin Mboma, Secrétaire permanent  de la Fédération des radios de Proximité du Congo (FRPC), a déclaré qu’il ne s’estimait plus lié par la loi n°96/002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse en RDC, car elle se limite seulement aux médias publics et privés sans faire expressément mention aux médias Associatifs, Communautaires et Confessionnels. Il déplore que ces médias, sans but lucratif, sont assimilés aux commerçants privés, et subissent d’énormes pressions fiscales. ‘’Elles doivent payer entre 15 à 20 formes différentes de taxes, ce qui les asphyxient et les empêchent de jouer pleinement leur rôle de service public reconnu’’. Avec plus de 450 radios communautaires et associatives que compte sa plateforme, il continue de mener un plaidoyer jusqu’à ce que ses forces aient obtenu une règlementation adéquate et une Loi qui prenne en compte les réalités  de celle-ci. 

Le 13 février dernier, la Fédération des Radios de Proximité du Congo qui regroupe 450 radios communautaire et associative a célébré le 10ème anniversaire de la Journée mondiale de la radio. Cette journée a coïncidé fort heureusement avec la clôture de la campagne de mobilisation et sensibilisation de l’opinion publique en faveur d’un nouveau statut juridique et fiscal des radios communautaires. Avec comme thème : ‘’Tous pour un nouveau statut juridique et fiscal des radios associatives et communautaires’’, cette campagne, disait-il, a produit des résultats satisfaisants. En perspective, Adelin Mboma vise à ce que le Président de la République puisse promulguer une loi de la presse qui prenne en compte le véritable statut des Radios associatives et communautaires en tenant compte de leurs réalités.

La commémoration de la journée de la Radio, a donné l’opportunité au Secrétaire Permanent d’expliquer à l’opinion l’importance de la radio. ‘’C’est un média qui est plus proche de la population, qui a un impact visible parmi tant d’autres. C’est un média qui aide, qui accompagne le développement par rapport à tous ce qu’elle diffuse. Par ailleurs, il s’est insurgé contre les tracasseries que subissent les radios communautaires et associatives alors qu’elles travaillent sans lucre. ‘’Il faut voir le nombre de taxes auxquelles elles font face’’, souligne-t-il. Il réclame la justice car la loi de 1996 qui régit la presse est obsolète et ne concerne que les radios officielles et privées qui sont commerciales.

Comment les partenaires, les juristes les plus influents ont-ils réagit face aux tracasseries des radios communautaires et associatives ? Diversement c’est le moins que l’on puisse dire. Par exemple, Me Godefroid Kabongo Nzengu, Avocat au Barreau de Kinshasa – Gombe, a dénoncé sur le plan de forme que le  cahier des charges unique opposable jusqu’à ce jour aux Radios communautaires, confessionnelles et associatives sans tenir compte de leur caractère spécifique vis-à-vis des autres catégories des médias d’une part et de leur réalité économique d’autre part. A l’en croire, il est incompréhensible de posséder une loi et texte organique qui se contredisent dans le secteur de la Presse. ‘’Si l’on peut déduire que les Radios communautaires, confessionnelles et associatives peuvent entrer dans la catégorie des médias privés sous l’empire de la loi n°96/002 du 22 juin 1996 même si elle ne mentionne pas expressément ; il demeure cependant claire lesdites Radios ne sont pas commerciales suivant la catégorisation de la loi organique relative au CSAC, a déclaré Me Kabongo.

Pour sa part, le Directeur Pays d’Internews, Charles Mushizi a lancé à l’occasion de cette commémoration de la Radio un appel de solidarité à tous, et plus particulièrement aux professionnels des médias, pour qu’ils soutiennent le plan d’action de plaidoyer élaboré par la FRPC, sur la nécessité de modifier ou élaborer un nouveau statut juridique et fiscal des radios associatives et communautaires. Il a relevé que les médias sans but lucratif sont assimilés aux commerciaux privés, et subissent d’énormes pressions fiscales. ‘’Elles doivent payer entre 15 à 20 formes différentes de taxes, ce qui les asphyxient et les empêchent de jouer pleinement leur rôle de service public reconnu’’.

Il est cependant frappant de constater que la campagne de mobilisation et le plaidoyer sur un nouveau statut juridique est parvenue à inclure dans l’opinion la notion de la mission sociale et l’intérêt public. Le Pasteur Jean-Claude Lumisa a estimé que la campagne a atteint 42 millions des personnes par le biais de 40 radios.

La Pros.