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En avant !

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Plus une seconde à perdre. Il faut rattraper le temps perdu. A la limite, le compenser par des résultats aussi rapides qu’efficaces en faveur des congolais. Les problèmes, tout le monde les connaît. Devant le petit écran, dans les ondes et entre les lignes des grands titres, les gouvernants ont tout dit et ont défilé, se faisant plein les poches au passage, sans une véritable amélioration de la qualité de vie de la population.

L’économie, la santé, l’éducation, la sécurité, la technologie sont en berne et nécessitent un leadership de qualité pour une gestion efficiente de ces secteurs clés. Le nouveau Premier ministre ne sera aucunement caressé dans le sens du poil, d’autant plus qu’il prend les rennes dans une période cruciale de la mandature du président Tshisekedi, celle du déclic après plus de 20 boiteux mois.

Jean-Michel Sama Lukonde, nommé lundi dernier, devra porter sur ses épaules, d’un côté les multi et méga préoccupations du peuple congolais durant environ trois ans (théoriquement), et de l’autre, la vision du chef de l’Etat qui a fait confiance à cet «oiseau rare» méconnu du grand public, pour mettre en action son plan de développement et de renaissance du Congo-démocratique.

Au-delà de son buste qui sera érigé au jardin des Premiers, le nouveau prochain locataire de la Primature est fortement attendu sur plusieurs pistes. Déjà, la taille du Gouvernement qu’il doit rapidement former. Elle ne doit plus être éléphantesque en effet, et faire saigner les caisses du Trésor public, surtout si c’est pour des résultats funestes au final, comme il est de coutume depuis de nombreuses années. Un petit groupe suffisamment efficace peut faire l’affaire M. le Premier ministre.

A ce propos, il lui a été remis ce mardi les conclusions de la mission d’information menée par le Sénateur Modeste Bahati au niveau de l’Assemblée nationale. Sama Lukonde, lui, ira bien au-delà de cette mission politiquement indispensable.

Il devra sonder dans tous les secteurs, examiner toutes les couches de la population afin de dénicher les têtes bien faites censées l’accompagner dans l’exercice de ses nouvelles activités.

Par ailleurs, en attendant sa prise officielle de fonctions, si le désormais chef de l’Exécutif central ne veut pas plonger les congolais dans une longue attente entrecoupée des rumeurs, il devra s’activer de sorte que son équipe gouvernementale soit investi au début de la prochaine session parlementaire de mars. Plus tôt ce sera, mieux ça vaudra.

La Pros.