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Florence Bandu : «L’héritage laissé par Emeneya profite à sa famille biologique qu’à ses enfants»

Florence Bandu : «L’héritage laissé par Emeneya profite à sa famille biologique qu’à ses enfants»

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Elle n’a pas trop l’habitude de parler sur l’après King Kester Emeneya. Mais, cette fois-ci, Florence BANDU est sortie de son silence pour éclairer l’opinion et surtout les fanatiques de Victoria Eleison. Ne dit-on pas que c’est par l’abondance du cœur que la bouche parle ? Deux sujets majeurs ont poussé la Reine des fleurs de s’exprimer, à l’occasion de la commémoration du 7ème anniversaire de la disparition de son défunt mari, Jean dit Evala Malakoze Emeneya qui est décédé le 13 février 2014 en France. La gestion de l’héritage laissé par l’artiste et la relation avec son -ex belle-famille ont été au cœur de l’interview accordée au grand journal Kinois  ‘‘La Prospérité’’ et le magazine HplusM de Paris. Il faut noter que Florence BANDU s’est de nouveau remariée avec un autre homme en France. La cérémonie de leur mariage coutumier s’est déroulée le 6 novembre 2020, en la salle ‘‘La Girafe’’ en plein Paris. Qu’à cela ne tienne, l’ex-journaliste et miss francophone Afrique gardera toujours une pensée pieuse au père de ses quatre garçons.  Suivez-la :

La Prospérité : Que devient cette belle femme, 7 ans après la mort de son défunt époux qui l’appelait  affectueusement la ‘‘Reine des fleurs’’ ?

FLORENCE BANDU : Je suis toujours la même personne. Mère de quatre garçons, Présidente de mon ONG « la Famille du Cœur » et auteure du  livre « UNE VIE, UN DESTIN ». J’évolue maintenant dans  le secteur de l’entreprenariat et j’ai aussi beaucoup d’autres projets importants que vous allez découvrir au moment opportun. 

Pros. : Comment faites-vous pour vivre et subvenir surtout aux besoins quotidiens de vos enfants ? 

FLORENCE BANDU : Notre premier fils issu du mariage avec l’artiste Emeneya vient de totaliser 20 d’âge. Je suis une femme moderne et indépendante qui essaie de se battre pour subvenir aux besoins de ses enfants. En Europe, je travaille en tant qu’animatrice dans une école en France. Au-delà de mon job, je me débrouille aussi avec mes petits business qui me permettent de gagner un petit rien afin d’être à la hauteur et prendre correctement soin de mes garçons. Par rapport à l’Afrique où la situation de vie est difficile, les choses sont un peu fluides en Europe sur le plan scolaire et sanitaire. En France par exemple, l’Etat a fait en sorte que les besoins primaires tels que l’accès à la santé et à l’éducation (école) soient faciles pour les enfants en particulier.

La Pros. : Quelle leçon tirez-vous de la disparition d’une grande star comme Emeneya ?

FLORENCE BANDU : La déception,  par rapport à mon entourage, est la pire des choses vécues et retenues après la mort d’Emeneya. La manière dont je suis traitée par ma belle-famille et aussi par certains proches d’Emeneya, m’a vraiment beaucoup enseigné sur la vie. Il ne faut jamais compter sur l’autre quelles que soient les circonstances.  Car, une amie d’aujourd’hui peut changer et devenir une ennemie demain. Mon regret est de voir certaines personnes dans le staff d’Emeneya que je considérais comme mes frères, mes sœurs, ma famille ou encore mes beaux enfants, m’ont humilié et rejeté. Alors qu’ils me faisaient des éloges et me respectaient beaucoup du vivant de mon défunt mari. Perdre une star de la dimension de Kester n’est pas quelque chose de facile à supporter. Mais, ce qui m’a surtout consolé est la manière dont le peuple congolais a réagi. Le comportement de ses fanatiques nous a donné de la joie. Ils ont rendu un hommage vibrant à Emeneya et continuent à commémorer avec faste l’anniversaire de sa triste disparition afin de pérenniser son nom de génération en génération. Ainsi, j’ai compris qu’il n’était pas un simple musicien mais une véritable légende de la musique congolaise.

La Pros. : Est-ce que la Reine des fleurs et ses enfants profitent-ils réellement de l’héritage laissé par Emeneya ?

FLORENCE BANDU : Non ! Les biens d’Emeneya profitent surtout à sa famille biologique qui  s’en approprie et s’enrichit. La vérité est que ses frères et sœurs  du sang se sont accaparés de l’héritage. Certains habitent dans ses maisons. D’autres ont mis en location ses différentes parcelles pour récupérer les loyers des locataires. Tandis que moi et mes enfants nous ne bénéficions de rien. Nous ne profitons pas des avoirs laissés par King Kester Emeneya.

La Pros. : Quel degré de relation avez-vous actuellement avec votre belle famille (famille Mubiala) ?

FLORENCE BANDU : Aucune relation ! On ne s’appelle pas non plus et on ne se croise même  sur nos chemins.  Quand tu impliques Dieu dans tes projets, tu finiras toujours par réussir malgré les défis auxquels tu pourras faire face. Le vrai combat est dans nos têtes. Entraînez votre esprit à être plus fort que vos émotions.  

King Kester Emeneya, patron de Victoria

Après la mort d’Emeneya, son groupe Victoria Eleison est devenu pratiquement un monstre à plusieurs têtes. Les uns et  les autres s’entretuent et se réclament chacun être un vrai descendant de King Kester. Alors laquelle des fractions soutenez-vous ?

FLORENCE BANDU : Vu l’humiliation subie à cause du dossier concernant la succession, je me suis décidée de me retirer de tout ce qui porte la signature d’Emeneya.  Sincèrement, j’ai pris la décision de ne plus mettre mes pieds ni à gauche, ni à droite afin de ne pas donner l’occasion aux uns et autres de m’insulter.  Parce que l’injure est devenue très facile pour le congolais et surtout dans notre communauté en Europe.  Donc, je préfère rester observatrice.  Voir de loin tout ce qui se passe. Par contre, je soutiens le nom d’Emeneya dans le bon sens.

La Pros. : Vous avez publié l’année dernière un ouvrage intitulé : «UNE VIE, UN DESTIN». Que peut-on retenir de ce livre ?

FLORENCE BANDU : Ce livre est l’expression de l’histoire de ma vie et mon destin. C’est une œuvre autobiographique dans laquelle je parle de ma vie avec des projets tels que rêver. Hélas ! Tout ce que j’ai voulu dans ma vie, n’a pas été réalisé. Mais, le destin a pris ma place. Le destin doit être compris comme tout ce que Dieu veut, propose et a déjà tracé pour nous. Tandis que la vie est comprise comme ce que nous nous essayons de tracer durant notre pèlerinage sur la terre. Dans ma vie, je n’avais jamais pensé un jour devenir veuve avec 4 enfants orphelins à cet âge. Mais, la volonté de Dieu a fait que cela m’arrive. Cet ouvrage a été inspiré par rapport à mon expérience, mon vécu et mon histoire. Donc, je partage ce que je voulais dans ma vie et de mon destin, ce que Dieu a voulu pour moi.   

La Pros. : A travers votre Fondation «la Famille du Cœur », vous distribuez des vivres aux orphelins à Kinshasa. Comment justifiez-vous des tels gestes de générosité d’une veuve qui a aussi besoin de l’aide pour nourrir ses propres enfants ?

FLORENCE BANDU : Lorsque j’ai perdu le père de mes enfants, une idée m’est venue de créer ma fondation « Famille du cœur » dont le but est de soutenir, assister, aider et orienter  les veuves et orphelins à Kinshasa. Alors, j’avais organisé des soirées caritatives au cours desquelles mes livres ont été bien vendus. Ce que j’ai gagné, m’a permis d’acheter quelque chose pour partager aux orphelins et autres vulnérables qui n’ont personne pour les protéger.  A travers mes enfants, j’imagine comment la vie est pénible sans les parents ou une personne à tes côtés. Ce genre de situation me tient vraiment à cœur  par rapport à mon expérience et surtout à mes enfants. Voilà pourquoi, je n’hésite  pas à faire un geste à Kinshasa à chaque fois que j’ai un petit rien.  Donc, je soutiens les orphelins vu ce que je suis  devenue.

La Pros. : Avez-vous un message spécial à adresser aux congolais en général ?

FLORENCE BANDU : Aimons-nous, assistons-nous vivant. Ça ne sert à rien de s’entretuer ou se faire du mal à cause des matériels que nous laisserons un jour sur cette terre. Car, la vie est éphémère. Nous sommes tous des pèlerins. Vivons dans l’amour, dans l’unité parce que rien n’est crédible que l’amour. Je demanderai à mes frères et sœurs congolais de nous soutenir par la prière et d’acheter mon livre « Une vie, un destin ». L’achat ce de livre témoigne votre  contribution à la Famille du cœur Fondation ».

Propos recueillis par Jordache Diala