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La Meilleure Forteresse du Bourreau (La stratégie de M. Nicolas Machiavel est dépassée en RDC)

La Meilleure Forteresse du Bourreau (La stratégie de M. Nicolas Machiavel est dépassée en RDC)

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En RDC, les maffieux et les criminels ont réussi à pérenniser, à chaque échéance, leur éternel retour à la Mangeoire malgré le fait de semer chaque fois qu’ils sont au pouvoir la désolation et le deuil permanent dans la population et d’avoir transformé l’un des Géants d’Afrique et du Monde en un pays sinistré.

Ce phénomène qui se déroule en RDC durant plusieurs décennies d’années donne totalement raison à M. Nicolas Machiavel lorsqu’il explique, dans son livre « Le Prince » que la Meilleure Forteresse du Prince (c’est-à-dire pour nous : esclavagiste, colonialiste, néocolonialiste, tyran, fossoyeur de l’Etat, bourreau et assassin du peuple, pilleur des caisses de l’Etat, prédateur des richesses naturelles nationales) est l’inertie et l’affection des victimes.

Pour M. Nicolas Machiavel, le Prince réussit cet exploit par l’usage de la cruauté avec subtilité, habileté, ruse, masques et dissimulation.

Cette stratégie préconisée par M. Nicolas Machiavel est dépassée en RDC car, dans notre Pays, les fossoyeurs de l’Etat, les bourreaux et les assassins du Peuple, les pilleurs des caisses de l’Etat et les prédateurs des richesses naturelles nationales ne recourent pas, dans l’utilisation de la cruauté, à la ruse, à l’habileté, aux masques et à la dissimulation. C’est avec tambours battants et trompettes sonnantes, à visage découvert, à ciel ouvert, sans porter des gants, sans retenue, ni gêne, ni honte, ni regret, ni repentance, ni masques qu’ils affament le Peuple, détruisent le Pays et commettent les atrocités, les horreurs, les cruautés, les viols, les massacres, les assassinats, le pillage des caisses de l’Etat, la prédation des richesses naturelles nationales… Ils laissent même sur les lieux des crimes et sur les victimes leur signature, des stigmates stéréotypés pour être facilement identifiés.

Confrontés à la découverte des fosses communes et à l’exhumation des cadavres des victimes à Rutshuru, au Congo central, à Maluku, à Kimwenza, au Kasaï…, les Bourreaux n’ont exprimé aucune gêne, aucune honte, aucun regret, aucune demande de pardon. Ils en étaient au contraire fiers.

L’affection, la reconnaissance et l’admiration des Congolais envers un Mercenaire sadique et cynique, un imposteur et l’un des plus grands ennemis du Genre Humain

En RDC, les Congolais ont manifesté leur affection, leur reconnaissance et leur admiration envers un Mercenaire, un Imposteur, l’un des plus grands ennemis du Genre Humain en faisant de lui le Sénateur à vie, en mettant en place toutes les assurances légales et toutes les garanties constitutionnelles qui lui permettent de jouir de plusieurs dizaines des milliards de $ amassés dans des Paradis fiscaux ; de vivre en liberté ; de bénéficier de l’impunité jusques dans la tombe ; de percevoir à vie un pactole de 67.000 dollars $ comme salaire mensuel en plus de son salaire de sénateur et des privilèges et mesures de protection dont tous les membres de sa famille vont jouir tout le reste de leur vie sur terre.

Certaines de ses victimes souhaitaient même, dans des prières, des lettres, des discours, des manifestations et des chansons qu’il revienne s’asseoir sur sa Chaise Présidentielle alors qu’il a laissé le peuple exsangue et tout le pays détruit !

Nombreux de ceux qui ont été à la Mangeoire à ses côtés

Certains de ceux qui ont été à la Mangeoire à ses côtés et qui se sont révélés être un véritable nid de vipères, un repère de maffieux et de criminels comme lui, sont jusqu’à ce jour à la Mangeoire et s’y pérennisent en s’adaptant aux formules qui leur sont proposées.

Ceux d’entre eux qui ont quitté momentanément la Mangeoire et qui sont aujourd’hui dans les vestiaires du pouvoir et se préparent à y retourner sont applaudis, soutenus, encouragés et incités par le Peuple. Ce Peuple, pour l’avoir vécu pendant plusieurs décennies d’années, sait trop bien qu’une fois à la Mangeoire, ces maffieux et criminels ne se métamorphoseront pas ; ils ne seront pas une génération spontanée, un surgissement pur venu directement des entrailles de la Terre, ni des ovnis tombés tout droit du Buisson ardent ; ils continueront à enfoncer le Peuple et le Pays dans le Gouffre.

Mais quand on donne à ce même Peuple l’occasion de s’exprimer sur sa situation et sur ses aspirations, on entend toujours le même discours : « Nous voulons le Changement démocratique et la Bonne Gouvernance pour que nous jouissions de nos libertés et de nos droits ; que notre Pays se développe et que nous retrouvions notre sourire » !

C’est le Paradoxe du paradoxe ! Comment voulons-nous que les autres peuples ne nous considèrent pas comme un peuple arriéré, crétinisé, primitif et inférieur ?

Illustration de la gestion criminelle grandeur nature par les maffieux et les criminels que le Peuple souhaite de tous ses vœux revoir à la Mangeoire :

Voyons la gestion politique de la Transition (30 Juin 2003 – 30 Juin 2006)

La RDC a été gérée, durant la période indiquée, selon la Formule de l’Espace présidentiel 1+4 :

  • Le Mercenaire en tant le Président de la République ;
  • Et 4 Vice-Présidents : Ndombasi Yerodia pour le PPRD, Z’Ahidi Arthur Ngoma, un transfuge du Groupe armé RCD/Goma placé à ce poste comme le représentant de l’Opposition politique non-armé, Azarias Ruberwa pour le RCD/Goma et Jean – Pierre Bemba pour le MLC.

Les Belligérants, c’est-à-dire les membres des groupes armés créés par le Rwanda et l’Ouganda (AFDL-PPRD, RCD/Goma, RCD/ML, RCD/N et MLC) qui avaient mis le pays à feu et à sang de Septembre 1996 à 2002), au lieu d’être arrêtés et déférés devant la Justice Nationale et Internationale, ont été plutôt récompensés : ils ont été les plus nombreux dans les Institutions de la Transition et ils y ont occupé les postes les importants. Quelques opposants politiques se sont retrouvés dans ces Institutions comme des minuscules appendices greffés sur les Belligérants.

La Transition, prévue pour deux ans (30 Juin 2003-30 Juin 2005), a été illégalement, par la force et la violence, prolongée jusqu’au 30 Juin 2006. La Manifestation populaire pacifique du 30 Juin 2005 à Kinshasa organisée contre la prolongation illégale de la Transition a été réprimée dans le sang.

La gestion de la Transition fut chaotique. Parmi les causes de l’échec de la Transition, citons notamment :

  • Le caractère phagocytant de la formule bigarrée 1+4 ;
  • L’absence de volonté politique dans les animateurs de la transition : ils ont sciemment perdu le temps dans la balade et les querelles de clochers ;
  • La méfiance persistante entre les belligérants les uns contre les autres et le maintien subséquent, en dehors du brassage, des milices privées à la solde des seigneurs de guerre ;
  • Les divergences des positions des animateurs de la Transition par rapport aux forces négatives étrangères présentes en RDC ;
  • L’amateurisme et l’absence du leadership responsable, capable de donner l’impulsion à la marche des affaires de l’Etat ;
  • La rupture du consensus né de l’Accord Global Inclusif (AGI) par suite de l’exclusion, de la gestion de la Transition, des forces politiques et sociales les plus représentatives de notre Pays ;
  • L’inversion des priorités, notamment sur le plan de la sécurité et de la défense en faveur du partage du pouvoir pour se remplir les poches ;
  • La logique de la prolongation automatique pour se maintenir à la Mangeoire ;
  • Le terrorisme d’Etat, l’insécurité généralisée, les violations systématiques et massives des libertés et des droits de l’homme…

Conséquences: rupture de confiance entre gouvernants et gouvernés; désaveu de la formule  bigarrée 1+4 issue du Dialogue Intercongolais ; rejet de la prolongation automatique de la Transition avec comme conséquence, la non implication  de la  plupart des congolais au processus électoral qui était en cours et l’exacerbation de la crise notamment par les manifestations des 2,3 et 4 Juin 2004, des 10 et 14 Janvier, 17 et 18 Mai, 30 Juin et 9 Juillet 2005 ; les attaques ciblées des symboles de la CEI dans toutes les provinces de la RDC et la grogne sociale (Cfr : Manifestations populaires) qui a atteint son paroxysme, expression  la plus éloquente  du ras -le- bol de la population déçue et désabusée. Et ces maffieux et criminels n’ont pas rendu compte de leur gestion à la Population à la fin de la Transition et avant les élections

Il était clair si ces mêmes gestionnaires défaillants et criminels de la Transition se retrouvaient à la Mangeoire à l’issue des élections foncièrement frauduleuses qui se préparaient, ils seraient incapables de réaliser les aspirations et les attentes de la population. Nombreux de ces maffieux et criminels se sont effectivement retrouvés à la Mangeoire à l’issue des « élections » !

Fait le Vendredi 19/02/2021

Pour le Leadership National Congolais de Progrès

Dr François Tshipamba Mpuila (GSM et WhatsAAp : + 32-493-325-104)