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Leadership national congolais de progrès : La Meilleure Forteresse du Bourreau (2)

Leadership national congolais de progrès :  La Meilleure Forteresse du Bourreau (2)

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*La gestion du budget 2005 (Pendant la Transition 30 Juin 2003-30 Juin 2006).

L’analyse de la gestion du Budget 2005 démontre comment les « gestionnaires » de la Transition étaient tous des Candidats privilégiés aux élections scandaleusement inégalitaires grâce aux moyens matériels colossaux qu’ils ont accumulés au détriment du Trésor Public, de la Population et du Développement du Pays.

Le Budget 2005 n’a même pas traduit l’obligation des résultats attendus de la Transition avant d’aller aux élections, à savoir : la réunification, la pacification, l’instauration de l’intégrité territoriale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, la réconciliation nationale, la formation d’une armée nationale, restructurée et intégrée, l’organisation des élections dans la perspective d’en finir avec l’Etat patrimonial et prédateur et la mise en place des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique.

La Liste civile du Président de la République dans le Budget de la Transition

Dans les pays développés, le montant de la Liste civile du Président de la République est dérisoire comparée aux budgets colossaux affectés à la Sûreté de l’Etat, à la Santé, aux Infrastructures, à l’Enseignement, à l’Armée, à la Recherche, à la Sécurité Sociale… pour ne citer que ces secteurs.

Mais en RDC, pendant la Transition post Dialogue Intercongolais :

  • Le montant de la Liste civile (2 milliards de Francs congolais, Fc) :
  • Dépassait de loin le budget de l’Agence Nationale de Renseignement (1,3 milliards) ;
  • Etait trois fois supérieur au budget de la Commission Electorale Indépendante ;
  • Etat 10 fois supérieur au budget de la Santé publique ;
  • Etat 30 fois supérieur au budget des Affaires Sociales.
  • Et plus grave encore le montant de cette liste civile – qui n’est qu’un article des 7 milliards de Fc affectés à l’Institution Président de la République – a été, à peu de choses près, égal au budget affecté à chacune de nos Provinces (Kinshasa excepté).

L’autre exemple a été celui du fameux « fonds spécial d’intervention », une affectation obscure, qui camouflait la redistribution de la rente :

  • Au Président de la République : 540 millions Fc ;
  • Au Vice-Président chargé de la Commission Economico-financière : 494 millions Fc ;
  • Au Vice-Président chargé de la Commission Reconstruction : 513 millions Fc ;
  • Au Vice-Président chargé de la Commission Politique, Défense et Sécurité : 495 millions Fc ;
  • Au Vice-Président chargé de la Commission Sociale et Culturelle : 514 millions Fc ;
  • Au Bureau de l’Assemblée Nationale : 532 millions Fc ;
  • Aux Députés : 1,2 milliards Fc ;
  • Au Bureau du Sénat : 532 millions Fc ;
  • Aux Sénateurs : 270 millions Fc.

 

Le montant total des affectations budgétaires obscures (parce qu’injustifiées) accordé à l’Espace présidentiel a été d’environ 5 milliards de francs congolais, soit :

  • Près du double du budget du Ministère de l’Intérieur dont on connaît l’importance dans le contexte congolais ;
  • Près de 4 fois le budget de l’ANR ;
  • Plus de 7 fois le budget de la CEI.

Le Budget servait donc juste à alimenter la caisse noire des tous ces rentiers de l’Etat patrimonial.

Il faut noter que ce Fonds n’est qu’une seule rubrique parmi plusieurs des crédits énormes réservés à ce groupe dirigeant comparés aux maigres fonds réservés aux dépenses sociales :

  • Santé publique : 292 millions ;
  • Affaires Sociales : 71 millions ;
  • Agriculture, pêche et élevage : 148 millions ;
  • Développement Rural : 111 millions.

L’aide extérieure ainsi que les emprunts extérieurs ont permis de financer l’essentiel des dépenses de l’Etat (plus de 50% en 2005).

Et ces rentiers n’ont d’autres  soucis que de se perpétuer au pouvoir à travers des négociations, des accords, des alliances, des coalitions, des fronts communs, des élections truquées et dont les résultats sont déjà connus d’avance.

Si nous publions la liste de tous ceux qui ont été les « gestionnaires » de notre Pays pendant la Transition, nombreux congolais seront désagréablement surpris, gênés et auront honte d’eux-mêmes en constatant que nombreux de ces mêmes « gestionnaires » de la Transition sont restés à la Mangeoire du 30 Juin 2003 jusqu’à ce jour et qu’ils sont jusqu’à ce jour applaudis, félicités, admirés, encouragés et incités par certains de nos compatriotes à se pérenniser à la Mangeoire ! Ceux d’entre eux qui avaient momentanément quitté la Mangeoire et qui sont dans les vestiaires et se préparent à y revenir sont même applaudis, soutenus et encouragés dans leur démarche par leurs victimes !

Fait le Vendredi 19/02/2021

Pour le Leadership National Congolais de Progrès

Dr François Tshipamba Mpuila (GSM et WhatsAAp : +32-493-325-104)