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Découpages ministériels ou sujet d’actualité ? (Par Professeur Lohata Tambwe Okittokosa Paul-René)

Découpages ministériels ou sujet d’actualité ? (Par Professeur Lohata Tambwe Okittokosa Paul-René)

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L’époque où les découpages reposaient sur l’approche territoriale est révolue. Depuis la révolution française, ils se font sectoriellement  (Y. Thomas) avec comme conséquence, l’hypertrophie administrative,  c’est  -à dire,  un nombre extrêmement et inutilement élevé à la dimension des partis politiques en RDC  qui en comptent plus de sept cents (H. Kayika).

Dans le même ordre d’idées, le dernier gouvernement en comptait  aussi soixante- cinq membres dont ceux qui n’avaient aucune attribution,   ni délégués comme les vices -ministres.

Les principaux facteurs des découpages sont l’efficacité inhérente au management public, le poids de la politique et les considérations juridiques et techniques.

Les vice-premiers ministres au lieu de coordonner  certains secteurs n’ont aucune différence avec les ministres d’Etat et les ministres full. Ils se contentent en fonction des dispositions juridiques relatives à l’absence du Premier ministre d’assumer l’intérim qu’ils confondent, eux,  et  le PM avec la délégation de pouvoir.

Les empêchant malheureusement  de faire autre chose que ce que le PM veut. Le principe de continuité de l’Etat et l’efficacité de l’action en pâtissent !

En tout état de cause, les découpages se font sectoriellement aujourd’hui dans l’esprit du centre politique.

Il en découle deux sortes de ministères (C.  Debasch) : horizontaux gérant de manière transversale les questions que l’on trouve dans tous les autres ministères.

Ce sont notamment, les finances, le budget, le plan, le travail et la prévoyance sociale, la fonction publique etc. Ils présentent l’avantage des coordinations des affaires les concernant et empêche la gestion dispersée.

Le problème, ils entravent la gestion et l’initiative d’autres ministères.

Ils se comportent comme l’Etat dans l’Etat.

Un gouvernement bien conçu doit limiter leur nombre en fusionnant certains d’entre -eux comme finances  et budget ou travail et fonction publique. Alors  que les ministères verticaux gèrent,  de manière exclusive,  des questions qu’on ne trouve pas ailleurs. Ils ont l’avantage de s’occuper des questions du développement. Leur inconvénient,  c’est le fait qu’il en  découle les cloisonnements et les conflits des compétences avec repli sur soi-même.

Les  vices -premiers ministres peuvent en assurer la coordination provisoire

lorsqu’ils sont regroupés en secteurs, avant la coordination définitive réalisée par le Conseil des ministres dont la présidence revient au Président de la République.

Aucune question ne peut arriver au Secrétaire Général du gouvernement  sans qu’elle ne soit passée  par le Premier ministre : la gestion des affaires de l’Etat exige une chaîne  de  coordination  pour éviter l’implosion ou l’inefficacité.