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Consultations – Jour VI : des associations socio-culturelles et professionnelles font bloc autour de Sama Lukonde

Consultations – Jour VI : des associations socio-culturelles et professionnelles font bloc autour de Sama Lukonde

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Le nouveau Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a poursuivi ses consultations le samedi 27 février 2021 avec des associations socio-culturelles et professionnelles notamment, les professeurs d’universités, les magistrats, les chefs coutumiers ou encore les artistes du monde de la culture. Il a échangé en premier avec la délégation de la Gécamines, composée des représentants des agents et travailleurs ainsi que des délégués syndicaux. Ces agents et cadres de la Gécamines se sont proposé d’accompagner le Chef du Gouvernement durant tout son mandat à la Primature.

«Nous sommes là pour l’accompagner dans sa lourde mission qui est celle de conduire le Gouvernement de notre pays. Nous ne pouvons pas être indifférents. C’est la première fois que notre société venait d’être honorée au plus haut niveau. Le choix opéré par le Président de la République est judicieux. C’est la fierté de nous, Gécaminards», a rapporté à la presse Meshack Kasongo, président de la délégation intersyndicale de la Générale des carrières et des mines (Gécamines), après leur entretien avec le Premier ministre.

« Notre détermination est de l’accompagner. Les agents sont venus quand même lui témoigner de leur attachement et de leur soutien. Tant qu’il sera à la tête du Gouvernement, nous serons toujours derrière lui pour l’aider à mener à bon port cette tâche qui lui est confiée par le Garant de la nation, à qui nous disons sincèrement merci », a-t-il ajouté.

Les magistrats sollicitent plus de moyens pour maximiser la mobilisation des recettes

Le Syndicat National des Magistrats du Congo (SYNAMAC) reçu dans le cadre de ses consultations a rappelé au Premier ministre les prescrits de la Constitution selon lesquels un Etat de droit repose sur la séparation des pouvoirs.

« C’est ainsi que nous aimerions, en perspective de la formation du Gouvernement, avoir un ministre de la Justice qui soit un trait d’union entre l’Exécutif et le Judiciaire et non celui qui va s’immiscer dans la gestion de l’administration de la Justice », a dit en substance Edmond Issofa, président du SYNAMAC.

Selon ce syndicat des magistrats, si le Gouvernement met des moyens conséquents au profit du pouvoir Judiciaire, celui-ci pourra l’aider à accroitre la mobilisation des recettes publiques.

« Si nous voulons réellement accroitre les revenus de l’Etat, il faut qu’on donne au pouvoir judiciaire les moyens de travailler là-dessus », a-t-il dit.

Les magistrats ont, par ailleurs, plaidé pour que la collaboration entre l’Exécutif et le Judiciaire soit dans l’intérêt de l’Etat de droit.

Le Syndicat national des enseignants catholiques (SYNECAT), conduit par Jean Bosco Puna, a échangé avec le Premier Ministre en rapport avec les missions lui assignées par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi.

« Nous lui avons exposé les questions qui minent le secteur de l’EPST, notamment la question relative à la gouvernance. Aujourd’hui, la gouvernance du sous-secteur de l’EPST pose véritablement problème et il est important qu’il puisse avoir une certaine attention sur cette question de gouvernance », a déclaré Jean Bosco Puna au sortir de l’entretien avec le Chef du Gouvernement.

Parmi les problèmes du secteur de l’éducation, le SYNECAT a notamment insisté sur la question de la gratuité de l’enseignement de base en République démocratique du Congo.

« Le SYNECAT s’est battu pendant de longues années pour que la gratuité de l’enseignement de base puisse se matérialiser dans ce pays. Nous avons fait remarquer au Premier Ministre qu’il y a des obstacles à cette gratuité, notamment les partenaires qui ne veulent pas accompagner le système parce qu’il y a des écoles qui veulent encore demander de l’argent aux parents », a-t-il fait remarquer.

Sur les problèmes qui minent la vraie effectivité de la gratuité de l’enseignement de base, il a évoqué le déficit des salles de classes, soutenant que 4 millions d’enfants ont été ramenés dans le système éducatif sans infrastructure pour les accueillir. De son avis, « il est important que l’on puisse regarder de près la question relative aux infrastructures ». Ce qui demande, selon lui, de construire « des nouvelles écoles pour pouvoir résorber tout le flux que la gratuité a induit ».

Sur la réforme du SECOPE (Service de contrôle de la paie des enseignants), le SYNECAT a demandé au Premier Ministre d’user de son courage pour changer les choses.

Le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) a également rencontré le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde avec qui il a échangé sur les grandes questions qui minent le secteur de l’Education en République Démocratique du Congo. Devant le Formateur du gouvernement, les délégués du SYECO ont évoqué plusieurs problèmes qui plombent le secteur de l’enseignement primaire, secondaire et technique.

« La question épineuse est celle de l’enseignant. Nous pensons, après avoir soumis nos suggestions au Premier Ministre, que la question de l’enseignant va trouver une solution de la maternelle à l’université », a déclaré Cécile Thiyombo, Secrétaire générale du SYECO, fondant espoir que le Premier Ministre a prêté attention à leur plaidoyer.

Pour ce syndicat, la question de l’enseignant ne se pose pas seulement à l’EPST ou à l’ESU (Enseignement Supérieur et Universitaire), mais elle se pose aussi aux affaires sociales, à la Jeunesse et Sport et même dans l’informel.

Palu & Alliés réitère son soutien à Sama Lukonde

Toujours le 27 février 2021, le Premier Ministre a reçu le regroupement politique Palu et Alliés dont la délégation a été conduite par Elvis Mutiri wa Bashara. Cette audience a permis au Formateur du Gouvernement d’informer les délégués du Palu et Alliés les missions lui assignées par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour le bien-être du peuple congolais.

Ensuite, Jean-Michel Sama Lukonde leur a indiqué les grands axes devant fonder son action gouvernementale, parmi lesquels : la paix, la sécurité, l’économie nationale et le social. C’est sur base de ces priorités que le regroupement Palu et Alliés est appelé à faire ses enrichissements.

Bien plus, le Premier Ministre a insisté sur les critères édictés pour les candidats ministres, lesquels critères de compétence, de moralité, de représentativité du genre et de la jeunesse devraient être pris en compte par le Palu et Alliés.

Le chef de la délégation a rassuré le Premier Ministre que les propositions du regroupement Palu et Alliés lui seront officiellement transmises dans les 48 heures. Et que cette force politique reste déterminée à accompagner le Premier Ministre et son Gouvernement dans la mise en œuvre des politiques publiques visant le bien-être du peuple congolais.

Les mouvements citoyens et leurs attentes pour le futur Gouvernement

La délégation des mouvements citoyens actifs en Rd Congo a aussi été reçue par le Premier Ministre dans le cadre des consultations en vue de la formation du Gouvernement de l’Union Sacrée de la Nation. Les mouvements citoyens ont insisté sur la nécessité pour le Chef du Gouvernement de confier le ministère de la Jeunesse à un jeune dont le profil devrait correspondre aux critères qu’il a édictés.

« Échange fructueux avec le Premier Ministre. Il a voulu que nous lui donnions nos attentes et nous les avons données. Elles ont porté sur la sécurité, particulièrement dans l’Est de notre pays. Mais aussi sur la participation des jeunes dans les institutions, la formation et l’entrepreneuriat des jeunes. Nous attendons la mise en application de toutes les suggestions. Il a été réceptif et positif en disant qu’il a entendu et qu’il prend en compte tout cela », a rapporté Irene Ngiawusi, membre de Conajofel faisant partie de la délégation.

De son côté, Carbone Beni de Filimbi est revenu sur la question liée aux réformes électorales à implémenter le plus vite possible par le futur Gouvernement. Mais aussi la restauration de la sécurité.

« L’une des priorités, ce sont les élections de 2023. Dans nos échanges, nous avons rappelé au Premier Ministre que les élections à venir sont prioritaires. Et c’est important qu’il en prenne compte. L’autre question relève de la sécurité. Ce qui est intéressant est que le Premier Ministre a cette conscience que le défi qu’il a est un défi générationnel. En tant que jeune, il n’a pas droit à l’échec. Il compte pour la jeunesse et qu’il fera tout pour que la jeunesse puisse être au centre de ce qui sera son programme », a indiqué Carbone Béni.

Les mouvements citoyens mobilisent autour d’eux une bonne frange de la jeunesse congolaise qui a milité au prix du sang et militent encore pour le changement et le bien-être du peuple congolais.

La Pros.