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Délocalisation vers des marchés provisoires :Gentiny Ngobila accorde un délai de grâce aux vendeurs de Kato, Rwakadingi, Lowa, …

Délocalisation vers des marchés provisoires :Gentiny Ngobila accorde un délai de grâce aux vendeurs de Kato, Rwakadingi, Lowa, …

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L’affaire Marché Central est encore sous les feux de l’actualité. Après le passage du Président de la République, Félix Tshisekedi, la démolition des sites pavillonnaires et l’évacuation des immondices ont débuté, tandis que le problème de délocalisation des vendeurs continue de se poser avec acuité. A l’instar du Chef de l’Etat, le Gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a dialogué, mercredi 31 mars, à l’Hôtel de Ville avec quelques riverains et commerçants des marchés pirates créés sur les avenues Kato, Rwakadingi, Lowa, Itaga, Kilosa, etc.

L’autorité urbaine vient d’accorder un délai supplémentaire d’un mois à ces vendeurs en vue de leur délocalisation de ces différents lieux de négoce vers des marchés provisoires créés par l’Hôtel de Ville. Histoire de faciliter la bonne circulation des personnes et des véhicules dans cette partie de la capitale. Les interlocuteurs de Gentiny Ngobila ont aussi mis en relief l’insalubrité criante très nuisible à la santé.

Pour sa part, le Gouverneur a rappelé à ses hôtes le bien-fondé de la construction d’un nouveau Marché central d’une capacité de 62.000 places et 500 magasins. Malheureusement, une bonne partie des vendeurs de Zando se sont déversés provisoirement sur la grande avenue Kasa-Vubu au grand dam des automobilistes et autres piétons. Histoire de nouer les deux bouts du mois jusqu’à la fin des travaux de construction prévue dans 12 mois.

Ngobila a réitéré ces commerçants qui ont envahi les avenues Kato, Rwakadingi, Kilosa de se relocaliser dans des marchés provisoires construits à Kabinda, Kalembelembe, etc. Bien d’autres verront le jour incessamment. Cette période transitoire se fera donc non sans peine. Faisant d’une pierre deux coups, le Gouverneur de Kinshasa a également sensibilisé ces vendeurs et riverains sur l’interdiction de l’usage et vente d’eau en sachet. Des sanctions sévères seront appliquées à l’égard des récalcitrants. A bon entendeur …

La Pros.

 

Inanition de l’Etat !

L’opinion se souviendra des vagues soulevées autrefois par cette expression après la publication de l’ouvrage du Professeur Evariste Boshab sous le régime Kabila. Cela semble malheureusement une réalité aujourd’hui où la sortie du gouvernement des «Warriors» tient en haleine une frange importante de la population.

Toujours pas de fumée blanche. Alors que le dernier Conseil des ministres s’est tenu il y a plus de 5 mois. Cette absence de gouvernance entraine des grèves généralisées dans la Fonction Publique. Autrement dit, tous les secteurs de la vie nationale sont en état d’arrêt. Alors, pourquoi une telle léthargie, inertie, inanition dans l’exercice du pouvoir public ? Seul l’initiateur de l’Union Sacrée de la Nation et ses compagnons peuvent en donner les vraies raisons.

Un pas en arrière. Dans son discours du 23 octobre 2020, Félix Tshisekedi avait présenté à l’opinion le certificat de décès de la coalition au pouvoir FCC – CACH. Le 6 décembre de la même année, le fils du Sphinx de Limete a réaffirmé ce divorce entre sa famille politique et celle de Joseph Kabila, son prédécesseur. 8 jours plus tard, le Président de la République a décliné sa vision de l’Union Sacrée de la Nation et dressé une nouvelle feuille de route en termes de gouvernance.

Certes, Félix Tshisekedi a réussi son pari de déboulonnage de même que de la requalification de la majorité et, surtout, la défenestration de trois figures majeures de l’ex-partenaire politique (FCC), à savoir : Jeannine Mabunda à l’Assemblée Nationale, Alexis Thambwe Mwamba au Sénat et Sylvestre Ilunga Ilunkamba au Gouvernement. Trois ténors de l’union Sacrée, Christophe Mboso, Modeste Bahati et Jean Michel Sama Lukonde ont respectivement occupé leurs fauteuils.

L’Etat étant très affaibli, avec les caisses presque vides, la réduction de la taille de l’équipe gouvernementale s’impose. Il faut tourner la page des gouvernements éléphantesques qui, par le passé, ont été mis en place juste pour satisfaire la boulimie des politiciens. Le premier des «Warriors», Sama Lukonde, a promis une réduction des membres d’environ 30% par rapport à l’équipe sortante. Il suffit de s’inspirer de l’exemple des pays nantis et développés tels les Etats-Unis d’Amérique, la France et même la Chine qui ne compte que 26 ministres alors qu’elle a une population de plus d’un milliard.

Par ailleurs, cette inanition de l’Etat impose la réduction du train de vie des institutions de la République notamment, le Président de la République, le Parlement et le Gouvernement. A titre illustratif, à la Présidence les dépenses de janvier et février sont en dépassement de 113%, 1.081 membres du cabinet pris en charge par le Trésor Public.

Enfin, il faut engager des réformes profondes dans tous les secteurs de la vie nationale en vue d’obtenir le salut du peuple. «Le salut du peuple est la loi suprême», a toujours martelé Félix Tshisekedi.

La Pros.