Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Duel aux couteaux !

Duel aux couteaux !

This post has already been read 10522 times!

Les violons sont loin de s’accorder sur la hiérarchisation des réformes électorales et de la désignation des animateurs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). D’une part, les confessions religieuses ont, par l’entremise de l’Abbé Donatien Nshole, lancé l’appel à candidatures pour désigner le successeur de Corneille Nangaa  et d’autre part, les acteurs politiques notamment,  ceux de Lamuka et du G13 sont d’avis qu’il faut avant tout changer les règles du jeu, réformer de fond en comble.

Il y a une semaine, l’Assemblée Nationale et le Sénat ont procédé à l’adoption du calendrier de la présente Session ordinaire qualifiée de Session de tous les enjeux. L’audition du rapport de la Centrale électorale, l’examen de la proposition de loi organique sur la CENI initiée par l’Honorable Christophe Lutundula et la proposition de loi électorale, une initiative du G13 cher à Delly Sesanga, Jacques Djoli, Patrick Muyaya, Feu Henri Thomas Lokondo et autres, seront priorisées sur ce chapitre des réformes tant attendues.

L’année dernière, répondant à l’appel de l’UDPS, Lamuka, le CLC, des milliers de manifestants descendirent   dans les artères de la capitale et de l’arrière-pays pour rejeter la désignation cavalière de Ronsard Malonda comme successeur de Corneille Nangaa à la tête de la CENI. Le sang avait  même coulé. De son côté, Félix Tshisekedi, le Président de la République, avait  refusé d’entériner ce choix controversé malgré l’insistance du Bureau Mabunda aujourd’hui mis à l’index.

Beaucoup affirment que malgré la présence des religieux, les élections passées ont toujours été chaotiques  notamment,  en 2006 sous l’Abbé Apollinaire Malumalu et en 2011 sous l’égide du   Pasteur Daniel Ngoy Mulunda.

D’autres voix discordantes  exigent, par ailleurs,  la dépolitisation de la CENI, surtout au lendemain de la requalification de la majorité. Les mêmes causes produisant les mêmes effets que les effets pervers des anciens cycles électoraux ne reviennent à la surface.

Ce vif débat, ce dialogue des sourds aux allures d’un duel aux couteaux ne peut être tranché que par que par le Bureau de la Chambre Basse du Parlement piloté par Christophe Mboso. Mais, les observateurs avertis semblent donner  raison aux partisans des réformes avant la désignation des animateurs. Histoire de ne pas mettre la charrue avant le bœuf.

Que faudra-t-il réformer ? La NOGEC répond qu’il faut ramener l’élection présidentielle à deux tours, réduire le mandat électif à quatre ans, supprimer les assemblées provinciales, confirmer  l’élection des Sénateurs au suffrage direct, la nomination des Gouverneurs par le Président de la République, et, ce qui divise le plus, c’est la question de Noël Tshiani consistant à  réserver la présidence de la République aux Congolais nés   des  père et  mère congolais. Le débat s’annonce donc  très houleux à  l’hémicycle.

La Pros.