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Trop, c’est trop !

Trop, c’est trop !

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Il croyait qu’un beau jour, il dirigerait le pays pour longtemps, depuis sa ferme de Kingakati. Schéma mal ficelé avec l’aide des traîtres et d’une cohorte d’hypocrites, voici que la machine a tourné court. Deux ans seulement après, tel un château de sable bâti en Espagne, le pouvoir est tombé. Tout l’arsenal institutionnel, pourtant acquis à sa cause s’est, lui aussi, désintégré à la vitesse de la lune. Puis, plus rien ne pouvait résister au vent impétueux insufflé par l’actuel Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

En effet, depuis le 23 octobre 2020, les kabilistes, toutes tendances confondues, ont été surpris d’apprendre qu’une certaine Union sacrée se devait d’être créée et qu’un Informateur viendrait identifier et requalifier la majorité parlementaire. De l’eau coulant à flot sous le pont et des jours plus tard, au rythme saccadé, le bureau Mabunda fut catapulté, celui d’Alexis Thambwe Mwamba miné par des démissions en cascade se dynamita, avant de voir la montée en puissance de Mboso Christophe avec son colistier, le très redoutable Maître-nageur, au perchoir de la petite chambre du Parlement. Dans la foulée, Bahati, peu avant la démission de Badibanga, vint aux commandes du Sénat.

Ainsi, le nouveau pouvoir s’installa, sans coup férir. Dans l’entretemps, où est passée la majorité made in Kingakati ? Où tient-on encore des réunions régulières pour quoi que ce soit ? La suite est connue.  C’est le sauve-qui-peut vers l’Union sacrée, considérée peut-être comme l’arche de Noé dont la mission sublime serait de voler au secours des naufragés, venus nombreux de l’autre côté du fleuve. Aujourd’hui, ils sont nombreux et ce sont eux qui, semble-t-il, minent et tétanisent la machine jusqu’au point de bloquer la formation du nouveau gouvernement. Eux et encore eux-là  qui, autrefois, ne rivalisaient que d’ardeur en laissant en gardant leur tête ébouriffée, la barbe touffue, alors qu’ils sont coupables de flétrissure  à l’égard du Sénateur à vie ;  eux qui, hier, voulaient être ses  sosies, ont changé leur fusil d’épaules.

Ils ont, curieusement, la tête rasée et ramollie, pour tenter de caresser Félix Tshisekedi dans le sens de poils. Ils veulent alors tout avoir, y compris des postes régaliens au nom de la transhumance politique et de la triche. Même s’il n’est pas permis de faire une généralisation abusive, il y a lieu, néanmoins, d’arrêter la descalade et de stopper l’infamie en tamisant. Car, le nombrilisme et la politique du tube digestif n’ont rien avec le principe latiniste dit : ‘’Salus populi suprema lex’’ qui, dès le départ, justifia la cassure de la coalition FCC-CACH et guida la détermination du fils du Sphinx.

LPM