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L’Etat de siège en marche: Tshisekedi nomme Luboya Nkashama et Alonga Boni au Nord-Ktivu, Constan Ndima et Ekuka Lipopo  en Ituri !

L’Etat de siège en marche: Tshisekedi nomme Luboya Nkashama et Alonga Boni au Nord-Ktivu, Constan Ndima et Ekuka Lipopo  en Ituri !

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Félix Tshisekedi est passé hier, dans la  soirée, aux actes. Pour matérialiser l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri  dont l’entrée en vigueur commence, dès ce jeudi 6 mai 2021, il a  nommé deux Gouverneurs militaires et deux Vice-Gouverneurs policiers. Au terme d’une Ordonnance présidentielle publiée ce mardi 4 mai à Kinshasa, le Lieutenant-Général Johnny  Luboya Nkashama et le Commissaire Divisionnaire Alonga Boni ont été nommés respectivement,  Gouverneur Militaire et Vice-Gouverneur policier au Nord-Kivu. Et, dans le même ordre d’idées, le Lieutenant-Général Constant  Ndima et le Commissaire Divisionnaire  Ekuka Lipopo ont été, à leur tour, nommés  Gouverneur Militaire et Ekuka Lipopo, Vice-Gouverneur policier en Ituri.

Déjà, une autre ordonnance précisait, depuis lundi dernier, les termes de cet état de siège décrété au Nord-Kivu et en Ituri  pour une durée de trente jours assortie d’une possibilité de prolongement de quinze jours, en cas de nécessité.

D’ailleurs, dans une allocution télévisée, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo réaffirmait sa détermination à aller jusqu’au bout de son combat contre les effets pernicieux du déferlement des groupes armés contre les populations civiles.

Il en appelait, pour ce faire, à l’implication de tous les congolais, quelles que soient leurs tendances et accointances politiques, de toutes les couches sociales, y compris les professionnels des médias,   pour accompagner les actions des FARDC et de la Police Nationale dans cette offensive sans merci contre ces groupes dont les actes cruels font de nombreuses victimes, depuis plus d’une dizaine d’années aussi bien en Ituri que dans les Provinces du Nord et Sud-Kivu.

Peu de jours auparavant, alors qu’il était dernièrement  en visite officielle à Paris, il avait déjà annoncé en marge d’une conférence de presse conjointe avec son Homologue Emmanuel Macron,  qu’au-delà des efforts internes des FARDC, il misait  également sur l’appui de la France.

Et, même tout récemment,  la visite de Président Uhuru Kenyatta à Kinshasa s’était soldée, de manière officielle, par une déclaration conjointe au terme de laquelle les forces armées du Kenya viendraient à la rescousse des Fardc, si jamais le besoin se faisait sentir.

Bien d’autres contacts pris  notamment, avec les Etats-Unis, l’Egypte, la Belgique, pour ne citer que ceux-là, s’inscrivaient dans cette même perspective.

Donc, le Chef  de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo,  loin s’en faut, a utilement mesuré l’ampleur de cette mesure et pris en amont  des dispositions qui s’imposent.

Aujourd’hui, il n’en est qu’à l’étape de l’effectivité de l’exécution  de ses intentions visant à   en découdre avec cette situation d’insécurité généralisée devenue, curieusement,  comme un fonds de commerce au bénéfice des   criminels ainsi que tant d’autres marchands d’illusions, pour justifier leur  promenade de santé dans l’Est du pays.

Mais, cette fois-ci, espère-t-on qu’au regard de cette volonté manifeste affichée par le Commandant Suprême, les FARDC seront  à même  de  laver l’affront pour démanteler et éradiquer  ces groupes armés.

LPM