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Au diable !!!

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Depuis quand les cartes visa branchées sur Trésor Public ont été activées et mises en circulation ? Qui en sont les bénéficiaires attitrés ? Qui, du moins jusqu’ici,  en ont  tiré profit  et à quel titre ? Après la découverte de la manne cachée, l’IGF peut-elle fixer l’opinion sur le volume du  montant global des opérations effectuées, depuis que ces cartes endiablées ont été larguées ?  Que des questions qui taraudent les esprits. Que des inquiétudes aussi. Trois actions sont, en effet, engagées.

D’abord, l’interpellation du Gouverneur  de la Banque Centrale, l’œuvre d’un des Députés. Ensuite, la plainte de Gecoco Mulumba devant l’Office du Procureur près la Cour de Cassation. Puis, enfin, cette marche annoncée pour ce vendredi 11 juin 2021 à Kinshasa pour protester contre cette pratique éhontée et inviter la justice à s’en saisir.

Même si les noms des   organisateurs sont, apparemment, inconnus, il n’en demeure pas moins vrai  que cette marche aux visées jusqu’auboutistes,  suscite déjà un engouement ainsi qu’une   forte adhésion du public.

Les trois démarches ainsi mises en branle culminent vers un  seul objectif. Dans un tout comme dans un autre cas, la tête des autorités de la Banque centrale est dans l’œil du cyclone. Devant les feux rouges, Deogratias Mutombo devra, en tout  cas, s’il faut qu’il se tire d’affaire, trouver des arguments pour justifier comment son institution a-t-elle pu laisser faire ou cautionner un tel système qui contribue, sans nul doute, à l’enrichissement illicite, à la sortie des fonds importants sans le moindre soubassement juridique, au coulage des ressources relevant, du reste, de la gestion du Trésor Public.

Ceci expliquant cela, il devra également en répondre devant la  nation congolaise représentée au Parlement et, surtout, devant la justice dans le cadre de l’action  engagée par Gecoco.

Quoi qu’il en soit, cette affaire aux allures d’un nouveau scandale, après le procès de 100 jours qui aura fait abondamment parler de lui, en plaçant, évidemment, Kamerhe sous le contrôle d’un geôlier,  risque de happer  le Gouverneur de la Banque Centrale sur un terrain sablonneux.

Il ne serait pas exagéré d’imaginer que si sa responsabilité personnelle est engagée, Mutombo Deogratias pourrait, lui,  encourir des peines à l’issue d’un autre procès aux  multiples rebondissements.

Mais, là où le bât blesse, c’est aussi au niveau de la qualité des personnes détentrices de ces cartes enrichissantes. Sans titre, ni qualité, sans foi, ni loi,  ils se prélassent dans des limousines, ils se la coulent douce et font, même, des dépenses ostentatoires dans des deuils ou dans des buvettes,  alors que le peuple congolais, celui-là même pour qui, ils feignent de travailler, croupit chaque jour inexorablement  dans la misère indescriptible. Quel paradoxe ? Où est Félix Tshisekedi ? Où sont les services judiciaires   pour, non seulement y  mettre fin, mais également,  sévir de manière exemplaire.  Au diable !!! Au diable ces cartes-là !!!

LPM