Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO/MINISTÈRE DES RESSOURCES HYDRAULIQUES ET ÉLECTRICITÉ

This post has already been read 303 times!

PROJET D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE EN MILIEU URBAIN

(PEMU-FA)

DON IDA D102-ZR DU 18 MARS 2016

DON IDA H435-ZR DU 19 JANVIER 2009

TRAVAUX D’AMÉLIORATION DE LA DESSERTE EN EAU POTABLE DE LA VILLE DE KINSHASA

REALISATION DE LA PREMIERE PHASE DU COMPLEXE INDUSTRIEL DE TRAITEMENT D’EAU POTABLE A KINSHASA – OZONE (110.000 M3/J) Y COMPRIS UNE STATION DE CAPTAGE SUR LE FLEUVE CONGO ET LA FOURNITURE ET POSE D’UNE CONDUITE DE REFOULEMENT ENTRE LA STATION DE CAPTAGE ET LE COMPLEXE DE TRAITEMENT ET D’UNE CONDUITE D’EVACUATION DES EAUX DE LAVAGE ENTRE LE COMPLEXE DE TRAITEMENT ET LE FLEUVE

CONTRAT N°063/CEP-PEMU/FA/COORD/SC/2018

ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL DU REJET DIRECT DES BOUES DE LA STATION D’EAU POTABLE D’OZONE DANS LE FLEUVE CONGO

JUIN 2021

 

RESUMÉ EXÉCUTIF

Dans le cadre du contrat Nº063/CEP-PEMU/FA/COORD/SC/2018, Contrôle et Surveillance des travaux d’AEP de la ville de Kinshasa, la CEP-O/RÉGIDESO a demandé au Groupement IGIP/ANTEA/VSI Afrique, le Consultant, de procéder à l’étude d’impact du rejet direct dans le fleuve Congo des boues de la station de traitement d’ozone qui résulte du projet de réalisation de la 1ère phase du complexe industriel du traitement d’eau potable à Kinshasa en cours de construction par l’entreprise WIETC. Cette étude constitue qu’un addendum aux études précédemment réalisées :

  1. Plan Directeur D’alimentation En Eau Potable de La Ville De Kinshasa – Programme Multisectoriel D’urgence Pour La Réhabilitation Et La Reconstruction ; “PMURR » BCMI n° 11.06 ; Juin 2008
  2. Le Plan Directeur de l’Alimentation en Eau Potable de la Ville de Kinshasa – Zone Ouest et Partie Sud de da Ville- Évaluation Préliminaire d’impact Environnemental et Social. VSI-Planning, Sept 2015.
  3. Étude d’impact environnementale et social (EIES) du projet de construction d’une station de captage d’eau brute du le fleuve Congo et d’une usine de traitement d’eau potable sur le site de la REGIDESO/Binza-Ozone à Kinshasa ; PEMU-FA, Sept 2019

Pour ce faire, le consultant a mobilisé un expert Environnementaliste-biologiste, l’experte environnementaliste de la MdC, le chef de mission de la MdC, le directeur de projet de la MdC et un expert dans le domaine Social qui ont pris connaissance des remarques formulées par la BM, dans son courriel du 18 février 2021 des dossiers techniques ainsi que l’étude d’impacts environnementaux et sociaux incomplète du projet de construction d’une station de captage et d’une usine de traitement d’eau potable sur le site de la RÉGIDESO Binza/Ozone. Ces experts ont visité les sites du projet (captage et station de traitement, conduites de rejet et de refoulement et voisinage) et ont rencontré les populations riveraines. L’expert Social a organisé des consultations publiques au niveau des PAP et des instances communales de la commune de Ngaliema.  Sur ces bases, ce présent d’Addendum de EIES-WTP-Ozone a été rédigé.

L’analyse environnementale complémentaire est principalement concentrée sur les aspects physico-chimiques du processus de traitement d’eau brute (coagulation, floculation, désinfection), ainsi que sur l’impact du rejet direct des boues, générées par le processus du traitement, dans le fleuve. Ces boues sont, au préalable à leur rejet, mélangées aux eaux de lavage des filtres, de purge éventuelle des décanteurs, aux eaux de trop plein de la station et aux eaux de drainage pluvial éventuelles de la station.

En même temps, ce rapport met un accent sur les impacts environnementaux et sociaux en relation avec le développement des activités du projet complétant ceux identifiés lors de l’EIES-WTP-Ozone de base (septembre 2019).

En effet, Le Consultant a fait ressortir les aspects suivants :

  1. La concentration d’Aluminium dans le fleuve est de 1,56 g/m3, suivant les analyses d’eau brute effectuées par la RÉGIDESO au laboratoire d’analyse de l’usine de traitement de Ngaliema. Cette dernière se trouve à quelques km en amont du captage de Kinsuka 2 (voir figure 9 du rapport) et elle capte et traite aussi l’eau brute du fleuve Congo. Elle rejette les boues directement dans le fleuve au niveau de son embouchure avec la rivière Gombe dans le fleuve.
  2. Le processus de traitement adopté est classique et consiste aux opérations suivantes :
    • L’aération ;
    • l’éventuel pré chloration (uniquement pour corriger le pH si nécessaire)
    • la floculation par additif de sulfate d’alumine et de chaux ;
    • la décantation ;
    • une filtration ;
    • une neutralisation à l’eau de chaux ;
    • une stérilisation à l’hypochlorite de calcium.
  3. En ce qui concerne le procédé de déshydratation mécanique des boues proposé dans l’APD et le DAO (une installation indépendante pour chaque module), une expertise a démontré que les centrifugeuses sont mécaniquement fragiles et tombent facilement en panne, pouvant causer des arrêts prolongés d’une ou de plusieurs modules de l’usine. En plus :
  • Le site de l’usine de traitement de l’Ozone ne dispose pas des surfaces suffisantes pour construire des lits de séchage tels que requis pour un stockage minimal de 30 jours en cas de panne/arrêts de l’installation de déshydratation par centrifugation.
  • La consommation d’électricité d’une installation de déshydratation est importante et en cas de coupure/délestage d’électricité l’installation est temporairement hors service.
  1. Quant à l’évacuation des boues séchées, l’expérience des stations existantes de traitement de la RÉGIDESO à Kinshasa (Lukaya) met en évidence les difficultés logistiques de gestion des boues de décantation par la technique de déshydratation suivie de l’évacuation des gâteaux des boues dans une décharge aménagée à cet effet. L’évacuation ainsi que l’identification et les travaux d’aménagement d’une décharge n’ont pas été prises en compte dans les études d’APD, dans l’EIES et dans le DAO de la construction de la nouvelle usine.
  2. Récupération des eaux de lavage: cette récupération projetée dans l’étude APD n’est pas recommandé en raison du risque sanitaire que représente la présence de kystes de Giardias. En effet, ces kystes risquent de s’accumuler dans les filtres à sable où ils résistent à une désinfection classique au chlore, (pendant plus de 30 minutes) pour des turbidités d’eau traitée  de plus de 2 -3 NTU.  Les études d’APD et l’EIES n’ont pas tenu compte de ce risque.

Figure 1 : Giadias intestinalis est un protozoaire flagellé responsable d’une parasitose intestinale

 

 

 

 

 

 

 

  1. Rejet des boues : l’alternative d’évacuer les boues (en réalité il s’agit d’une eau boueuse) par une conduite vers le fleuve ne pourra pas se faire dans le bras du fleuve en aval de la station de pompage parce que :
  • Le débit d’eau dans ce bras n’est pas suffisant à l’étiage ; le bief est à sec pendant plusieurs mois par an ;
  • Cette zone, moins turbulente, est accessible aux pêcheurs qui y sont actifs pendant la saison de pluie ;

Il est donc impératif que le rejet des boues se fasse au niveau des rapides ou le débit minimum du fleuve est de l’ordre de 30.000 m3/s en saison sèche et de plus de 50.000 m3/s en saison de pluies (avec des pointes à 80.000 m3/s). La vitesse du courant dans les rapides est supérieure à 3,5 mètres/seconde et donc favorable à une dispersion instantanée de cette de cette eau boueuse dans le courant du fleuve à cet endroit.

  1. Concentration des matières en suspension (MES) : sur base des analyses de l’eau brute et de l’eau traitée à l’usine de la REGIDESO à Ngaliema, la concentration en MES serait de l’ordre de 28 g/m3. En considérant un coefficient de sécurité la quantité totale en MES à l’entrée du décanteur s’élèverait à 5.445 kg/j.
  2. Concentration d’aluminium dans la boue : les besoins en sulfate d’aluminium, sur base du traitement de l’eau à l’usine de Ngaliema, pour réaliser la floculation, la potabilisation et le maintien du pH de l’eau d’environ 7,5 sont de l’ordre de 35 mg/l, soit 4.550 kg de sulfate d’Alumine brut pour 130.000 m3/j (au maximum) d’eau brute du fleuve Congo. Le poids moléculaire (PM) de l’Aluminium dans le sulfate d’Alumine pur est de 342,15 gr dans lequel l’Aluminium ne représente que 15.7 %, ce qui signifie un poids restant de 714 kg d’Aluminium par module (130.000 m3) pour 4.550 kg

Par contre, le PM brut de l’alun commercialisé (Al2(SO4)3.12H2O) [1] est de 558 gr qui ne contient que 54 gr d’aluminium, soit 9.6 % de la masse.). Dans le cas de l’usage d’alun pour la coagulation-floculation, la concentration en Aluminium par module ne serait plus que de 438 kg (9.6 % d’aluminium) soit 4,13 gr d’aluminium par litre d’eau.

Dans le calcul du rejet de boue nous avons opté pour le cas le plus défavorable c.à.d. l’utilisation du sulfate d’alumine pur.

  1. Le volume du bassin d’homogénéisation d’un module est de 2.500 m3. Ce volume a été déterminé sur base du volume d’eau boueuse produite par jour par les décanteurs (78 m3/j) et du volume des eaux de lavage les filtres (2.294 m3/j). Dans le bassin d’homogénéisation, l’eau boueuse des décanteurs et l’eau de lavage des filtres (2.372 m3/j) sont mélangées et ensuite évacuées par pompage dans la conduite de rejet DN1200 pendant 20 heures par jour, soit un volume moyen de 119 m3/h par module.
  2. Le mélange de l’eau boueuse des décanteurs avec l’eau de lavage des filtres (par module) contient selon l’utilisation d’alun ou de sulfate d’alumine pur respectivement
  • 413 g/m3 d’aluminium ou 714 gr/ m3
  • 69,96 kg/m3 en MES

Suite à l’utilisation de la chaux hydraté, l’analyse a démontré que les résidus de la chaux après traitement de l’eau, sont le Carbonate de Calcium (CaCO3) et l’hydroxyde magnésium ; tous deux ne sont pas toxique. Le carbonate de calcium est un produit naturel inerte ne présentant aucun risque pour l’homme et pour l’environnement car aucune écotoxicité ne lui est reconnue. Il en est de même pour l’hydroxyde magnésium.

Ce qui explique que dans ce rapport, il a été effectué une présentation détaillée et spécifiques pour l’utilisation d’alun ou de sulfate d’alumine.

  1. Ce mélange sera déversé via un exutoire au bout de la conduite de rejet dans le fleuve au niveau des rapides. La forme de l’exutoire est conçue pour maximiser la dispersion de l’eau boueuse. Tenant compte de la profondeur, du débit et de la vitesse de l’eau au niveau de l’exutoire, la dispersion des MES et de l’Aluminium sera immédiate et la quantité en MES et en aluminium dispersé dans le fleuve par seconde sera de respectivement 9,1 g/m3 eau du fleuve et 1,919 g/m3 d’eau du fleuve pour les 3 modules.

L’étude environnementale fait également ressortir des impacts environnementaux et sociaux complémentaires de la phase d’exploitation de l’usine de traitement et pouvant affecter les milieux biophysiques et socio-économiques. Ils concernent principalement les conditions de rejet des effluents de l’usine, chargés des flocs, dans le fleuve Congo à un emplacement où la pêche est interdite pour les deux raisons suivantes :

  • la proximité frontalière avec la République du Congo
  • des conditions sécuritaires dans les rapides.

Le choix du site de rejet a été déterminé par son éloignement des zones habitées par des populations qui dépendent du niveau de pollution des eaux du fleuve.

  1. Les Consultations publiquescomplémentaires ont démontré que les populations voisines de la zone du projet avaient une perception erronée de l’organisation du projet et des impacts qu’il pourrait générer. Les ateliers réalisés ont permis principalement d’expliquer le projet ainsi que les impacts environnementaux et sociaux attendus. De ce fait, les avis et opinions ont été enregistrés pour une appropriation du projet dans son ensemble ainsi que la modification qui consiste à rejeter de l’eau boueuse issue du site d’Ozone dans le fleuve. Aucune préoccupation particulièrement importante n’a été manifestée par les participants sinon la compensation des pertes socio-économiques qui résulteront d’éventuels chômages lors de la construction.
  2. Coûts des mesures environnementales et sociales complémentaires:

Le rejet des boues chargées en MES et en Aluminium ne provoquerait qu’une augmentation locale et instantanée de la concentration des eaux en MES et aluminium. Tenant compte de la vitesse de l’eau et le débit du fleuve, les concentrations en MES et Aluminium au point de rejet seront immédiatement absorbé par le fleuve. Il ressort de ces calculs que le rejet des boues mélangées avec les eaux de lavage des filtres, directement dans le fleuve, normalisé sur 20 heures, n’occasionnera aucune pollution particulière des eaux du fleuve. A savoir que l’aluminium est présent naturellement dans les eaux du fleuve à la concentration de 1,560 mg/l (1,560 g/m3), ainsi que les boues coagulées et filtrées. De ce fait, aucune mesure d’accompagnement n’est nécessaire car l’impact résiduel est très minime. Par contre en phase de construction, un budget complémentaire  au budget de l’EIES de base est préconisé pour notamment faire face aux éventuels imprévus liés au contexte particulier d’impacts imprévisibles de la modification du projet ainsi que les activités complémentaires préconisées dans le cadre du projet. Il s’agit  précisément de :

  • Imprévus de construction : 100.000 USD
  • Reboisement compensatoire : 10.010 USD
  • Consultations complémentaires lors de l’étude : 3.000 USD
  • Coûts supplémentaires de contrôle ACE et commune de Ngaliema : 2.000 USD
  • Frais d’appui aux institutions régaliennes pour la surveillance : 6.000 USD
  • PGES-Exploitation : 000 USD
  • Formation environnementaliste REGIDESO : 60.000 USD
  • Consultations pêcheurs en accompagnement de l’exploitation : 30.000 USD
  • Les indemnisations pour pertes économiques et chômages des populations non identifiées dans le PAR de base liée à l’EIES-WTP-Ozone ( pêcheurs, vendeurs des pierres concassées, maraichers, etc … ): 70.000 USD

Enfin, les couts de mise en œuvre de différentes mesures proposées pour la bonification des impacts positifs et l’atténuation des impacts négatifs du chantier hors mesures spécifiques ci-dessus mentionnes sont inclus de facto dans le dao. il faut souligner que ces couts sont estimes de façon standard à 0,5% du cout d’investissement du projet.

EXECUTIVE SUMMARY

As part of contract Nº063 / CEP-PEMU / FA / COORD / SC / 2018, Control and Surveillance of DWS works in the city of Kinshasa, CEP-O / RÉGIDESO asked the IGIP / ANTEA / VSI Africa Group, the Consultant, to carry out the impact study of the direct discharge into the Congo River of sludge from the ozone treatment plant resulting from the project for the realization of the 1st phase of the industrial complex for the treatment of drinking water in Kinshasa under construction by the company WIETC. This study constitutes an addendum to the studies previously carried out:

  1. Master Plan for Drinking Water Supply for the City of Kinshasa – Emergency Multisectoral Program for Rehabilitation and Reconstruction; “PMURR” BCMI n ° 11.06; June 2008
  2. The Master Plan for Drinking Water Supply for the City of Kinshasa – West Zone and South Part of the City – Preliminary Environmental and Social Impact Assessment. VSI-Planning, Sept 2015.
  3. Environmental and social impact study (ESIA) of the project to build a raw water catchment station from the Congo River and a drinking water treatment plant on the REGIDESO / Binza site. Ozone in Kinshasa; PEMU-FA, Sep 2019

To do this, the consultant mobilized an environmentalist-biologist expert, the environmentalist expert from the MdC, the head of mission of the MdC, the project director of the MdC and an expert in the social field who took note of the remarks. formulated by the WB, in its email of February 18, 2021, technical files as well as the incomplete environmental and social impact study of the construction project of a catchment station and a drinking water treatment plant on the RÉGIDESO Binza / Ozone website. These experts visited the project sites (catchment and treatment station, discharge and backflow pipes and neighborhood) and met the local populations. The social expert organized public consultations at the level of the PAPs and the municipal authorities of the municipality of Ngaliema. On this basis, this EIES-WTP-Ozone Addendum has been compiled.

The additional environmental analysis is mainly focused on the physico-chemical aspects of the raw water treatment process (coagulation, flocculation, disinfection), as well as on the impact of the direct discharge of sludge, generated by the treatment process, in the river. This sludge is, prior to its discharge, mixed with the water for washing the filters, any purging of the settling tanks, the overflow water from the station and any rainwater drainage from the station.

At the same time, this report places an emphasis on the environmental and social impacts in relation to the development of project activities complementing those identified during the baseline ESIA-WTP-Ozone (September 2019).

Indeed, the Consultant highlighted the following aspects:

  1. The aluminum concentration in the river is 1.56 g / m3, according to the raw water analyzes carried out by RÉGIDESO at the analysis laboratory of the Ngaliema treatment plant. The latter is located a few km upstream from the Kinsuka 2 catchment (see figure 9 of the report) and it also collects and treats raw water from the Congo River. It discharges the sludge directly into the river at its mouth with the Gombe river in the river.
  2. The adopted treatment process is classic and consists of the following operations:
    • Ventilation;
    • Any pre-chlorination (only to correct the Ph if necessary)
    • Flocculation by additive of alumina and lime sulphate;
    • Settling;
    • Filtration;
    • Neutralization with lime water;
    • Sterilization with calcium hypochlorite.
  3. Regarding the mechanical sludge dewatering process proposed in the PDA and the DAO (an independent installation for each module), an expert has shown that the centrifuges are mechanically fragile and easily break down, which can cause stoppages. extended by one or more modules of the plant. More :
  • The Ozone Treatment Plant site does not have sufficient surfaces to build drying beds as required for a minimum 30 day storage in the event of failure / shutdown of the centrifugal dewatering plant.
  • The electricity consumption of a dehydration installation is high and in the event of an electricity cut / load shedding, the installation is temporarily out of service.
  1. As for the evacuation of dried sludge, the experience of the existing RÉGIDESO treatment stations in Kinshasa (Lukaya) highlights the logistical difficulties of settling sludge management by the dewatering technique followed by the evacuation of sludge cakes in a landfill designed for this purpose. The evacuation as well as the identification and construction of a landfill were not taken into account in the APD studies, in the ESIA and in the BD for the construction of the new plant.
  2. Recovery of washing water: this recovery planned in the APD study is not recommended due to the health risk posed by the presence of Giardias cysts. Indeed, these cysts risk accumulating in the sand filters where they resist conventional disinfection with chlorine (for more than 30 minutes) for treated water turbidities of more than 2 -3 NTU. The APD studies and the ESIA did not take this risk into account.

Figure 1: Giadias intestinalis is a flagellated protozoan responsible for intestinal parasitosis

 

 

 

 

  1. Discharge of sludge: the alternative of evacuating the sludge (in reality it is muddy water) by a pipe towards the river cannot be done in the arm of the river downstream of the pumping station because :
  • The water flow in this arm is not sufficient at low water; the reach is dry for several months a year;
  • This less turbulent area is accessible to fishermen who are active there during the rainy season;

It is therefore imperative that the sludge be discharged at the level of the rapids where the minimum flow of the river is of the order of 30,000 m3 / s in the dry season and more than 50,000 m3 / s in the rainy season (with peaks). at 80,000 m3 / s). The speed of the current in the rapids is greater than 3.5 meters / second and therefore favorable to an instantaneous dispersion of this muddy water in the river current at this location.

  1. Concentration of suspended solids (SS): based on analyzes of raw water and treated water at the REGIDESO plant in Ngaliema, the SS concentration would be around 28 g / m3. Considering a safety coefficient, the total quantity of suspended solids entering the settling tank would amount to 5,445 kg / d.
  2. Concentration of aluminum in the sludge: the needs in aluminum sulphate, based on the water treatment at the Ngaliema plant, to achieve flocculation, drinking water and maintaining the pH of the water. ‘Approximately 7.5 are of the order of 35 mg / l, i.e., 4,550 kg of raw alumina sulphate for 130,000 m3 / d (at most) of raw water from the Congo River. The molecular weight (MW) of Aluminum in pure Alumina sulphate is 342.15 gr in which Aluminum represents only 15.7%, which means a remaining weight of 714 kg of Aluminum per modulus (130,000 m3) for 4.550 kg

On the other hand, the crude MW of the alum marketed (Al2 (SO4) 3.12H2O) is 558 g which contains only 54 g of aluminum, i.e., 9.6% of the mass.). In the case of the use of alum for coagulation-flocculation, the aluminum concentration per module would be no more than 438 kg (9.6% aluminum) or 4.13 g of aluminum per liter of water.

In the calculation of the sludge discharge we have opted for the most unfavorable case, i.e., the use of pure alumina sulfate.

  1. The volume of the homogenization tank of a module is 2,500 m3. This volume was determined on the basis of the volume of muddy water produced per day by the settling tanks (78 m3 / d) and the volume of water for washing the filters (2,294 m3 / d). In the homogenization tank, the muddy water from the settling tanks and the washing water from the filters (2,372 m3 / d) are mixed and then pumped out into the DN1200 discharge pipe for 20 hours per day, i.e., an average volume of 119 m3 / h per module.
  2. The mixture of the muddy water from the settling tanks with the washing water from the filters (per module) contains, depending on the use of alum or pure alumina sulphate respectively
  • 413 g / m3 of aluminum or 714 gr / m3
  • 96 kg / m3 in MES

Following the use of hydrated lime, analysis showed that the lime residues after water treatment are Calcium Carbonate (CaCO3) and magnesium hydroxide; both are not toxic. Calcium carbonate is an inert natural product that poses no risk to humans and the environment because it has no recognized ecotoxicity. The same is true for magnesium hydroxide.

This explains why in this report a detailed and specific presentation has been made for the use of alum or alumina sulphate.

  1. This mixture will be discharged via an outlet at the end of the discharge pipe in the river at the level of the rapids. The shape of the outlet is designed to maximize the dispersion of muddy water. Taking into account the depth, flow and speed of the water at the outlet, the dispersion of suspended solids and aluminum will be immediate and the quantity of suspended solids and aluminum dispersed in the river per second will be respectively 9.1 g / m3 of river water and 1.919 g / m3 of river water for the 3 modules.

The environmental study also highlights the environmental and social impacts that are complementary to the operation phase of the treatment plant and that may affect the biophysical and socio-economic environments. They mainly relate to the conditions of discharge of the effluents of the plant, loaded with flocs, into the Congo River at a location where fishing is prohibited for the following two reasons:

(i) the border proximity with the Republic of Congo

(ii) safe conditions in the rapids.

The choice of the discharge site was determined by its remoteness from areas inhabited by populations who depend on the level of pollution of the river water.

  1. Complementary public consultations showed that the neighboring populations of the project area had an erroneous perception of the organization of the project and of the impacts it could generate. The workshops carried out mainly allowed to explain the project as well as the expected environmental and social impacts. As a result, opinions and opinions were recorded for an appropriation of the project as a whole as well as the modification of discharging muddy water from the Ozone site into the river. No particularly significant concerns were expressed by the participants other than compensation for the socio-economic losses that will result from possible unemployment during construction.
  2. Costs of additional environmental and social measures:

The discharge of sludge loaded with SS and aluminum would only cause a local and instantaneous increase in the concentration of SS and aluminum in the water. Taking into account the speed of the water and the flow of the river, the concentrations of SS and aluminum at the point of discharge will be immediately absorbed by the river. It emerges from these calculations that the discharge of sludge mixed with the washing water from the filters, directly into the river, standardized over 20 hours, will not cause any particular pollution of the river water. Namely that aluminum is naturally present in river water at a concentration of 1.560 mg / l (1.560 g / m3), as well as coagulated and filtered sludge. Therefore, no accompanying measures are necessary because the residual impact is very minimal. On the other hand, during the construction phase, an additional budget to the basic ESIA budget is recommended, in particular to deal with any unforeseen events linked to the particular context of unforeseeable impacts of the modification of the project as well as the additional activities recommended within the framework of the project. project. It is precisely about:

  • Construction contingencies: 100,000 USD
  • Compensatory reforestation: USD 10,010
  • Additional consultations during the study: USD 3,000
  • Additional costs of control ACE and commune of Ngaliema: 2,000 USD
  • Support costs for sovereign institutions for surveillance: 6,000 USD
  • ESMP-Operation: 10,000 USD
  • REGIDESO environmentalist training: 60,000 USD
  • Fishermen’s consultations to support the operation: USD 30,000
  • Compensation for economic losses and unemployment of populations not identified in the basic RAP linked to the EIES-WTP-Ozone (fishermen, sellers of crushed stones, market gardeners, etc.): USD 70,000

Finally, the costs of implementing the various measures proposed for the improvement of the positive impacts and the mitigation of the negative impacts of the site, apart from the specific measures mentioned above, are included de facto in the Dao. It should be noted that these costs are estimated as standard at 0.5% of the investment cost of the project.

BOKUSE BWA MAKAMBO

Na likambo ya boyokani motango 063/CEP-PEMU/FA/COORD/SC/2018 Bokambi mpe bosenzelani bwa misala ya AEP ya engumba ya kisala, CEP – O/REGIDESO asengi na lisanga IGIP/ANTEA/VSI Africa, mopesi toli, kobanda na litangi ya ba mbano, na oyo etali bobuaki mbala moko na ebale ya Kongo, potopoto ya Stationi, esika ya bosukoli mai ya ozone, kolandisama na mabongisi mosala ya eteni ya yambo ya complexi industria ya bosukoli mai ya komela na kisasa, maye mazali kotongama na entreprisi WIETC.

Litangi oyo bobakisi na litangi ya misala ewutaki kosalama yambo :

  1. Mabongisi etali bokaboli mai na engumba ya kisasa – mabongisi ya lopubango na tin aya kobongisa mpe botongi « PMU RR » BCMI n°11/06 ; juin 2008.
  2. Mabongisi etali bokaboli mai na Engumba ya Kisasa – zone – Ouest pe ngambo nase ya Enguma. Mabonzo ya yambo na oyo etali bambano na mabele esika bato bazwani. V.SI – Planning, sept 2015.
  3. Litangi ya ba mbano na mabele mpe esika bota bozwami (EIES) ya mabongisi ya botangi stationi ya boyambi mai ya ebale ya Kongo pe ya izini ya bosukoli mai ya komela na esika ya REGIDESO/ Binza – ozone na Kisasa ; PEMU – FA, sept 2019.

Na yango, mokambi atelemisaki moyangeli mpe maye matali environnement – biologie, moyangeli mosusu na maye matali mpe environnement ya Mdc, mokonzi ya etinda ya Mdc, mokambi ya mabongisi ya Mdc elongo na moyangeli ya makambo matali bomoi ya bato bazali kobika, banso bayokaki bokebi etalisamaki na BM, na mokanda naye ya 18 fevrier 2021, na oyo etali makambo ya tekiniki, mpe lisusu, litangi pona maye matali bisika wapi bato bazwami, oyo salamaki kaka ndambo pona mabongisi ya botongi ya stationi ya boyambi mai mpe izine ya bosukoli mai ya komela na site ya REGIDESO Binza/Ozone. Bakambi bakomaki bisika ya mabongisi (boyambi mayi mpe bosukoli mayi, banzela ya bobuaki potopoto nzinga na bato), pe lisusu bakutanaki na bato bavandi pembeni ya ebale.

Mokambi ya makambo etali bomoi ya bato esika bazuami elongo, abongisaki bakutani na bato na esika ebongami PAP pe na bayangeli ya ndako ya Commune ya Ngaliema.

Nde kolandisama na maye nionso wana, makambo oyo ebakisami ekomami.

Litangi oyo ebakisami na tina ya esika kosala mosala ebetaki sete mingi penza na oyo etali aspects physico – chimiki kolandisama bosukoli mayi (coagulationi, floculationi, desinfectioni) mpe bambanos kawuta na bobwaki potopoto, eye ewuti na bosukoli mayi ya ebale. Bapotopoto wana zali, yay ambo na bobwaki yango, kosangana na mayi ya bokukoli ba flitres, ya kopetola ba décanteuri, na mayi yakoleka ya stationi mpe na mai ya stationi ewuti na mbula.

Lolenge moko, makanda oyo ezobeta sete na tina ya bambano ya bisika mpe bomoi ya bato kolandisama na botomboli misala ya mabongisi abakisami na mabongisi mosusu ezwamaki tango ya EIES – WTP – OZONE ya moboko (septembre 2019).

Na yango, mokambi atalisi makamo maye:

  1. a) Bokutani ya aluminuim na ebale ezali na 1,56 g/m3, kolandisama na mayi etokamaki pona kotala yango …. REGIDESO, na labpratoire ya litangi, na izine ya bosukoli na Ngaliema. Yango ezwami naba kilomete moko, likolo kolandisama na esika ya boyami na Kinsuka 2 (tala elongi 9 ya mokanda) mpe ezo yamba na kosukola mayi ya kowuta mbala moko na ebale ya Kono. Ezali kobwaka mbala moko potopoto na ebale, esika ya lisiba na mayi ya Gombe na kati ya ebale.
  2. b) Bolandisami na ndenge ya bosukoli mayi oyo endimami ezali lolenge elongobani, mpe esalamaka boye :

1)  Bolekisi mopepe ;

2)  Kosala chlorationi (pona kobongisa PH, soki esengeli bongo) ;

3)  Kosala décantationi ;

4)  Koyungula mayi ;

5)  Kosokola na mayi ya chaux ;

6)  Kopetola mayi na hypochlorite ya calcium.

  1. c) Na maye matali bolongoli mayi na potopoto (to deshydratationi mecaniki ya ba boues) etalisamaki na APD na DAO (esalelo pona module moko na moko), mosala moko elakisi été ba centrifugeuses ezali makasi mingi te pe ebebaka mbango, mpe lisusu ekoki kavandisa kimia tango molayi, moko to ba centrigugeuses ebele ya izini.

Nakobakisa été :

  • Siti ya izini ya bobongisi mayi ya ozone ezali bisika minene te pona kotonga ba mbeto ya bokawusi, ndenge elongobani pona mayi na mikolo 30, soki bisalelo ebebi, to bisalelo deshydratationi ya centrifugeuse etiki kosala ;
  • Bosaleli lotiliki ya esalelo ya deshydratationi ezali y mingi mpe soki lotiliki ekeyi to bakati lotiliki, bisalelo ekotika kosala ngonga moko.
  1. d) Na maye matali bolongoli potopoto ya kokawuka, boyebiba stationi oyo ezali kobongisa mayi ya REGIDESO na Kisasa (Lukaya, etalisi ba kokoso ya bisalelo oyo ebongi mpona mosala ya potopoto ya decantationi, na tekiniki ya deshydratationi, sima na yango kolongola bapotopoto ya kotia esika moko ezuami.

Bolongoli bapotopoto mpe misala ya kobongisa wapi ekovanda esalamaki te na kati ya litangi ya APD, na EIES mpe na DAO ya botongi ya izini ya sika.

  1. e) Bozwi bamayi ya bosukoli : bozwi wana etalisamaki na mosala ya APD esengami ten pona tin aya likama etali kolongondo na bozalisi ya ba kystes ya Giardias.

Esengeli koloba été ba kystes ekoki kotonda na ba filtres ya mabele wapi chlore ezali kokoka koboma yango te. Koleka miniti 30 (tuku misato), pona mayi oyo engisami koleka mbala mibale (2) to misato (3)NTU. Misala eye esalamaki na APD na EIES etalaki likama wana te

Elongi 1: Giadias intestinalis ezali protozoaire flagele oyo ezali kopesa parasitose intestinale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. f) Bobuaki bapotopoto : makoki mpe bolongoli bapotopoto (na bosolo ezali mayi ya bapotopoto) koleka na nzela moko kino na ebale ekoki kosalema na loboko ya ebale na ngambo ya se stationi ya kobenda mayi pamba te :
  • Motango ya mayi na loboko wana ezali mingi te pona etiage ; elekelo ya mayi ezali ya kokawuka ba sanza ebele na mbula moko ;
  • Esika wana ya kimia ezali elekelo ya balobi mbisi mingi na eleko ya mbula ;

Ezali na litomba penza bobuaki ba potopoto ekende na ngambo ya ba rapides esika wapi mayi etiolaka na ebale ezali na motango ya 30.000 m3/S na eleko ya bokawuki, kasi elekaka matongo ya 50.000 m3/S na eleko y ambula (tango moko na 80.000 m3/S).

Mayi ya ebale ezali kotiola na lombango koleka 3,5 metre / seconde, na yango ezali na litomba mpona wana.

  1. g) Bozalisi ya biloko (MES) : kolandisama na mosala ya kotala mayi etokami mpe oyo ebongisami na izine ya REGIDESO na Ngaliema, bozalisi ya MES ezali na motango ya 28g/m3. Soki ozwi coefficient tina décanteur ezali kokoma na 5.445 kg/j.
  2. h) Bozalisi ya alluminuimi okati ya potopoto : Bosenga ya sulface ya aluminuimi mpona bobongisi mayi na izini ya Ngaliema, mpona kosala floculation, potobilisation mpe kovandisa PH na mayi pembemi ya 7,5 ezali kosala 35 mg/l1, to 4.550 kg ya sulfate ya alumine mpona 130.000 m3/j (na suka) ya mayi oye ekowuta mbala moko na ebale ya Kongo. Kilo ya molecule (PM) ya aluminuim okati ya sulface ya alumine petwa ezali na 342,5gr na kati wapi aluminuim ezali 15,7%, tngo elakisi kilo eye etikali ezali 714kg ya alumine mpona module moko na moko (130.000 m3) na mobimba ya 4.550 kg.

Kasi, PM eye ezotekama (Al2 (SO4)3 . 12H2O)2 ezali ya 558gr, okati na ye ezali kaka na 54gr ya aluminuim, to 9,6% ya monene na yango.

Na maye matali esaleli ya alum mpona coagulation flocculation, bozalisi ya Aluminuim na moko na moko na module ezali na 438g (9,6% ya aluminium) na mokuse 4,13gr ya Aluminium na litele ya mayi.

Na ngalasisi ya bobuaki potopoto, tozwi ndakisa ya kokoso koleka, elakisi esaleli ya alumina petua.

  1. i) Monene ya sani ya homogeneisatini ya module moko ezali 2.500 m3. Monene ona emekamaki kolandisama na motango ya mayi ya potopoto eye ekowuta na ba décanteurs (78 m3/j) mpe lisusu motango ya mayi eye ekowuta na mayi ya bosukoli ba filtres (2.294 m3/j).

Na sani ya homogéneisation, mayi ya potopoto y aba décanteurs na mayi ya kosukola ba filtres (2.372 m3/j) esanganaka mpe sima, babendi yango mpona kolekisa yango na nzela ya bobuaki DN 1200, ngonga 20H na mokolo, to monene ya katikatinga 119m3/h na module moko na moko.

  1. j) Bosangisi ya mayi ya potopoto y aba décanteurs na mayi ya bosukoli ba filtres (n moko na moko na module), kolandisama na esaleli na ye, ezali na alun to na Alumine ya petua moko na moko.

1)  413g/m3 ya aluminium to 714gr/m3

2)  69,96 kg/m3 en MES

Kolandisama na esaleli ya chaux hydrate, mosala elakisi biteni eye etikali sima kobongisa mayi, ezali carbonate ya calcium (Ca CO3) mpe hydrohyde magnesium; nionso mibale ezali na likama te.

Carbonate ya calcuin ezali kisi moko naturel inerte, ezali likama te mpona moto mpe pona esika ya kobika, pamba te écotoxicité moko te ezali na yango. Lolenge moko mpe eye etali hydrohyde magnesium.

  1. k) Bosangisi wana kekokota na sani, sima ekeyi na elekelo ya bobuaki na ebale, bisika y aba rapides. Sani wana salami na lolenge moko malmu pona kobimisa mayi ya potopoto nionso.

Na maye matali mozindo, motango ya mayi eye ezatiolo mpe na lombango ya mayi na ani ya sani ya boyambi mayi ya potopoto, bobuaki MES na aluminium ezo salama mbula moko, mpe lisusu motango ya MES na Aluminium eye ezo sopana na ebale segondi moko, ekozala 9,1g/m3 ya mayi ya ebale, mpe 1,919g/m3 ya mayi ya ebale mpona module misato (3).

 

Liangi ya esika yango etalisi lisusu ba mbano mosusu ya bisika mpe lisusu bozalisi ya bato, tango izini ekobanda kosala na tina ya kobongisa mayi oyo ekoki kotungisa bomoi ya bato mpe ya mbisi na ebale, na oyo etali makoki mpona kobika. Etali mingi koleka myango ya bobuaki bosoto ya izini oyo etondi na ba flore na ebale ya Kongo, na esika wapi bolobi mbisi epekisami na tina mibale (2):

(i)  Bandelo pembeni na Republiki ya Kongo

(ii) Ba myango ya bosenzelami na ba rapides.

Maponami ya siti ya bobuaki esalami kolandisama bisika ezuami, mosika na ba ndako ya bato baye balandisami mpe lokola na lolenge ya kozala ya mayi ya ebale.

  1. l) Bokutani na bato etalisi été bazalami bazuami nzinganzinga na esika mabongisi ya mosala ezali, bazali na bososoli malamute ya mabongisi ena mpe na ba mbano malamu ekopesa.

Bokutani mingi eye esalami, esungi penza kotalisa polele mabongisi oyo mpe ba mbano malamu mpona bato.

Tala tina, mikano mpe makanisi ya bato ekomamaki mpona kosala été mabongisi ena endimama na banso, mpe lolenge ebongisami mpo bobuaki mayi ya potopoto ya kowuta na siti ya ozone kino na ebal.

Likanisi moko te ya kotungisa ya motuya etalisamaki na bato bayike, soki te bofuti biloko ekokuki kobunga elongaki kosalama mpona misala eye elingaki kosila tango ya botongi.

  1. m) Ba mbano ya mosala bisika ezuami na bato ebokisami bobuakisi potopoto etondi na MES na aluminium ekoki kobuakisa moko esika ona mpe na ngonga moko mayi eye ezali na MES na aluminium.

Na kotala lombonge ya mayi mpe lolenge ebale ezali kotinda, bozalisi ya MES na Aluminium na esika esopani ekopanzana moko na kati ya ebale.

Nzalisisi eye salami, elakisi ete bobuaki potopoto esangana na mayi ya bomboli ba fitres eye ekeyi na ebale, ezalaki na alima ngonga 20H, ekoki kobebisa mayi ya ebale te.

Lisusu esengeli koyeba ete Aluminium tango nionso na mayi ya ebale lolonge mokili ezali, ezuami 1.560 mg/l (1.560g/m3), mpe na kati ya potopoto ya kolanda eleka na filtres na yango, mikano ya kozua mpona bokambi ezali na tin ate, mpambate ba mbano mabe ya bosoto eye ekotika ezali moko makasi.

Na wana, lolenge ezali kotangana, misolo esengeli kobakisa na misolo ya EIES ya maboko elobamaki, mpona kosala makambo maye makoki kokoma, tango nionso mosala eye ekoki kobanguama moko, tokokisa misala mosusu na kati ya mabongisi.

Ezali na polele:

  • Maye makoki kolakisama na botongi : 100.000 US
  • Boloni ba nzete misusu : 10.010 US
  • Boluki mpona lolenge ya kosala mosale : 3.000 US
  • Talo ya bokambi ACE mpe commune ya Ngaliema : 2.000 US
  • Misolo ya lisungi na mbula matani mpona bosenzelami : 6.000 US
  • PGES – Exploitation : 10.000 US
  • Formation environnentaliste REGIDESO : 60.000 US
  • Bokutani na balobi mbisi na tin aya kokamba bango : 30.000 US
  • Bofuti misolo na babongisi misolo mpe misala ya bato bayo bazuami été na PAR ya moboko kalandisama na EIES – WTP – Ozone (balobi mbisi, bateki mabanga, basali bilanga, na basusu…) : 70.000 US

Na bosukisi, tolo ya bokokisi mikana eye batalisi mpo misala ozala na bambino malamu mpe lisusu mpona kokitisa bakokoso ya mosala monene eye towuti kolobela, yango mpe lokola ebakisami na DAO.

Esengeli koyeba ete talo ya misolo pona kosala mosala, epesami kolandisama na lolenge esalamaka bipayi binso, tolabi 0,5% ya talo mobimba ya misolo ya mabongisi.