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Leadership national congolais de progrès/Les révélations du débat sur le Projet de Loi Tshiani (3)

Leadership national congolais de progrès/Les révélations du débat sur le Projet de Loi Tshiani (3)

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Inaptitude et incapacité de comprendre que la constitution étrangère appliquée en RDC est la pire des infiltrations et elle est même au-dessus du Président de la République. Appliquer une constitution étrangère est l’esclavage et le néocolonialisme.

L’application d’une constitution étrangère dans notre Pays est la plus grande des aliénations ; la meilleure des preuves que nous ne sommes ni indépendants ni souverain ; le plus haut symbole de notre complexe d’infériorité, de notre manque de confiance en nous-mêmes, de notre mépris de nous-mêmes et du rejet de nos propres valeurs. Une constitution étrangère nous impose une vision étrangère de la personne humaine, de la vie, du pouvoir et de la gestion de la société ; elle nous déracine de nos racines, nous vide de notre ADN spécifique propre et le remplace par un ADN étranger ; elle fait la promotion exclusive des intérêts vitaux étrangers sur la Terre de nos Ancêtres et combat les intérêts vitaux de notre Patrie et de notre Peuple

Il est contradictoire de déclarer que nous tenons à instaurer un Etat de droit démocratique moderne et prospère dans notre Pays ; préserver et promouvoir notre dignité, notre crédibilité, notre patrimoine, l’indépendance et la souveraineté de notre Patrie ainsi que la sécurité individuelle et collective et la protection des libertés et des droits des citoyens, de nos ressources naturelles et tous les intérêts vitaux de notre Patrie et de notre Peuple tout en appliquant une constitution étrangère, une constitution taillée sur la mesure du Mercenaire et une constitution qui n’est même pas un chef-d’œuvre ! Il n’y a, dans le Monde entier, aucun autre pays indépendant et souverain qui s’est déjà humilié, aliéné et rabaissé jusque-là.

Dans le débat actuel et dans tous les autres débats, tous les intervenants congolais (experts, cadres, intellectuels, dirigeants…) se réfèrent avec respect, révérence et admiration à ladite constitution comme la Boussole, la Source de la lumière et la Règle de tous nos actes.

Aussi longtemps que nous appliquons une constitution étrangère, nous ne pouvons pas parler d’une quelconque autre vision pour notre Pays car la constitution que nous appliquons est porteuse de la vision étrangère dont elle est l’âme, l’humus, le ciment, le siège et le véhicule ; elle nous imprègne de cette vision.

Rappel de la valeur de toute constitution pour tout peuple et toute nation

  • Une constitution est « l’âme de la cité”, elle est « une représentation de soi d’un peuple comme sujet agissant” (Isocrate).
  • “Un code A.D.N. spécifique à chaque peuple” (Baguenard, J.).
  • “l’organisation d’une communauté politique, d’une unité politique enracinée dans un ensemble culturel” (Duhamel,O.).
  • Lorsqu’on demanda à Solon quelle était la meilleure Constitution du Monde, il répondit : “Dites-moi d’abord pour quel peuple et quelle époque ?”
  • “Chaque société génère son propre Etat dont les caractéristiques les plus intimes ne peuvent être transposées ailleurs, de sorte qu’il n’existe pas un Etat prototype universel, mais des Etats dont les traits reflètent l’histoire, la géographie, et tout ce qui contribue à identifier la culture propre à ces peuples. Chaque Etat présente une personnalité spécifique faite des particularités non transposables. Il en va de l’Etat comme de tout être humain irréductible génétiquement et rebelle selon les règles biologiques à tout clonage” (Baguenard J.).
  • La constitution, “c’est le peuple et vice-versa” (Eboussi Boulaga).
  • “Autant de constitutions, autant des récits qui racontent l’histoire des hommes, donnent un sens à leur vie individuelle et collective” (Dominique Rousseau).
  • “Les constitutions sont comme un sémaphone : la description de ses pièces et de ses mouvements n’apporte pas grand’ chose quand on ignore la signification des signaux transmis” (Michel Alliot).
  • Un texte constitutionnel voile un projet de “communauté politique liée à un imaginaire historique partagé” (Rousseau D.).
  • “La constitution nous permet de saisir l’arrière-fond de la constitution” (Crabb, J).
  • “Chaque Etat possède une identité génétique particulière, un code A.D.N. spécifique, même si le terme générique d’Etat demeure universellement adopté” (Baguenard, J.).
  • “La constitution dévoile la centralité souterraine d’un Etat, de là découle son articulation en forme et en régime. En effet, s’il y a un trait commun à toutes les sociétés, c’est bien que chacun construit son propre univers mental, pensé et impensé, qui traduit sa vision du monde, du vivre ensemble”. (Baguenard J.).

Dans tous les pays et chez tous les peuples, la constitution est la loi suprême. C’est de cette loi fondamentale que toutes les lois tirent leur substance. Aucune loi ne peut être contraire à la Constitution, et donc ne peut s’opposer à elle ou réduire sa portée.

La constitution donne la vision à réaliser ; définit le type de société organisée dans le pays, les symboles qui distinguent le pays des autres pays, tel que le drapeau, l’hymne national, la devise ou la monnaie nationale, la forme de l’État (fédéral ou unitaire), le régime politique, le mode de scrutin au niveau national et provincial, et la responsabilité et le fonctionnement de la justice et des institutions.

La Constitution étrangère est appliquée jusqu’à ce jour pendant que les deux constitutions issues de la CNS sont gardées dans nos tiroirs : la constitution de la Transition de deux ans appelée « Acte portant dispositions constitutionnelles relatives à la période de la Transition » et « le Projet de la Constitution de la 3ème République ».

L’Arrêt R.A. 266 de la Cour Suprême de Justice, Autorité compétence en la matière, rendu le 8 janvier 1993, avait reconnu la Constitution démocratique de la Transition issue de la CNS, comme la seule Constitution valable.

  1. Le vote qui sera la preuve irréfutable, péremptoire, évidente et apodictique

La préservation de l’indépendance et de la souveraineté nationale n’est pas un épiphénomène ; ce n’est pas un acte insignifiant, secondaire, superficiel, non important.

Tous les peuples luttent pour conquérir leur indépendance et leur souveraineté ; les défendre, les préserver et les protéger à tout prix.

L’indépendance est une condition pour une nation, un pays, un État dans lequel les résidents et la population exercent l’auto-gouvernance, et forcément une souveraineté totale sur le territoire. Ce territoire doit jouir de l’intégrité territoriale. L’intégrité territoriale constitue un principe de droit international. Elle évoque le droit et le devoir inaliénable d’un État souverain à préserver ses frontières de toute influence extérieure. C’est une caractéristique de la nation, lui fournissant la raison nécessaire et suffisante de disposer d’une armée pour en assurer la défense.

La souveraineté signifie ce qui est « au-dessus », au « sommet » ; elle désigne l’exercice du pouvoir sur une zone géographique et sur la population qui l’occupe ; et aucun autre pouvoir n’est au-dessus du pouvoir instauré par le peuple sur ton territoire.

Le vote des Députés en faveur du Projet de Loi Tshiani sera :

  • La preuve irréfutable que les Députés exercent leur mandat en étant en osmose, en symbiose, en communion et en harmonie avec leurs électeurs dont ils doivent traduire et défendre les aspirations profondes et légitimes ;
  • La preuve évidente que nous sommes encore indépendants et souverains et que nous tenons à le demeurer en tant que « les Maîtres de notre destin et les Capitaines de nos Ames» (Invictus, Ernest Henley) ;
  • La preuve péremptoire que, malgré tant d’infiltrations et assauts meurtriers dont nous sommes victimes, le rapport des forces est encore en notre faveur et que nous avons encore le contrôle de notre Pays et notre destinée dans nos mains ;
  • La preuve apodictique que l’espoir est permis et que nous disposons encore de toutes nos capacités et potentialités de mettre fin à la Tragédie, de mettre notre Pays sur les rails du progrès et de le propulser en avant et en haut vers la Culture, la Civilisation et le Progrès.

Le vote négatif sera la preuve du contraire de ce qui vient d’être affirmé dans le cas du vote positif. Nous devrons, sans faux espoirs (qui ne sont fondés sur rien de réel ni sur une projection faite à partir de la réalité du présent), sans illusions ni hallucinations, regarder la réalité en face et en tirer toutes les conséquences logiques et politiques jusqu’au bout.

Fait le 26 juillet 2021.

Pour le Leadership National Congolais de Progrès

Dr François Tshipamba Mpuila

GSM & Whatsapp : +32-493-325-104

E-mail : tshipamba.mpuila@yahoo.fr