Pas un pas sans la prospérité.
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Vigilance !  

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Un Progressiste Congolais, qui charrie une longue expérience de lutte derrière lui a fini par conclure que le vrai problème du Congo-Kinshasa ne vient pas de ses voisins, envieux soient-ils, de ses richesses du sol et du sous-sol. Le problème du Congo, c’est son élite, sa classe politique insouciante, égoïste, avare, corrompue, inconsistante. Une classe politique composée de personnes qui ne pensent pas au futur. Si futur il y a, ce n’est pas pour les générations futures, ni pour le pays, mais pour leurs familles biologiques, leurs progénitures, tout en parlant au nom du ‘‘Peuple’’.

La preuve, la fameuse ‘‘Loi Tshani’’ qui cadenasse l’accès à certains postes de  responsabilité dont le plus en vue est celui de Président de la République.

Deux extrémités se dessinent. D’un côté, ceux qui crient à la ‘‘congolité’’ et pensent que cette Loi n’a pas sa raison d’être. Ils remuent ciel et terre pour que cette proposition de loi portée par un Député ne soit même pas débattue alors qu’ils chantent démocratie et Etat de droit. Ceux-ci sont d’avis que les ‘‘demi-Dakar’’ à l’instar de Léon Kengo wa Dondo peuvent œuvrer pour le bien du pays. La crainte, c’est que cette catégorie de congolais brandit les menaces de l’éclatement du pays, le chaos.

De l’autre côté, les défenseurs acharnés de ladite loi. Ils redoutent l’infiltration, ils disent penser à léguer le pays entre les bonnes mains. Des mains de congolais de père et de mère. L’un d’eux a cité l’exemple de Bosco Ntangada, ce Général d’armée qui a été arrêté pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité commis sur le sol congolais, parce qu’on disait de lui que c’est un Général des Fardc. Seulement voilà, arrêté et transféré à la CPI,  sieur Ntangada a choisi de se défendre en Kinyarwanda. A lui de s’interroger : ‘‘depuis quand on a parlé Kinyarwanda en RDC ?’’. Qu’adviendrait-il si, Ntangada, qui était en rébellion, prenait le pouvoir au sommet de l’Etat ?

Tout ce qu’on peut retenir, c’est qu’il est difficile de faire confiance à l’élite congolaise, mieux à la classe politique. Pour leurs propres intérêts, ils sont capables de soutenir un étranger 0% congolais, moyennant quelques billets de banque, ou leurs positionnements personnels. Car, comme disent les ivoiriens ‘‘façon’’ dont certains congolais soutiennent un ‘’demi-Dakar’’ qui, pourtant, a fait ses preuves dans la chose publique, il y a lieu de craindre le pire dans l’avenir.

Il appartient au peuple congolais d’être vigilant, de ne pas verser son sang pour des gens qui ne pensent qu’à leurs propres intérêts. Plus de 56 ans après l’accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale, le peuple congolais a héroïquement lutté, il a versé abondamment de son sang, mais ce sont des politiciens avares qui ont tiré les dividendes pendant que le peuple, dans son ensemble, du Nord au Sud, de l’Est à l‘Ouest, croupit dans la misère et cherche toujours le bout du tunnel.

La Pros.