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Accroissement des réserves internationales, stabilité macroéconomique   RDC-FMI: Patrick Muyaya et Nicolas Kazadi  annoncent plusieurs  signaux forts 

Accroissement des réserves internationales, stabilité macroéconomique   RDC-FMI: Patrick Muyaya et Nicolas Kazadi  annoncent plusieurs  signaux forts 

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*Arrivé à  la magistrature suprême, le 24 janvier 2019, après la cérémonie officielle de passation civilisée du pouvoir, le Chef de l’Etat,  Félix Tshisekedi exprima vivement son intention de renouer la coopération entre la RDC et le Fonds Monétaire International, partenariat rompu en 2009 à la suite de plusieurs couacs survenus  dans le cadre de la gestion macroéconomique. Depuis lors, des tractations furent contactées afin de dégager une piste  qui insufflerait une nouvelle donne à l’économie nationale qui,  au vu du tableau macroéconomique de la dernière décennie, présentait déjà des signaux au rouge. Dans une mise au point devant la presse, ce mercredi 28 juillet 2021, dans un des Studios de la RTNC, le Ministre des Finances,  Nicolas Kazadi, assisté par le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a présenté toutes les péripéties rencontrées dans la conclusion du programme avec les représentants de cette organisme international, allant de janvier 2019 au 19 juillet 2021, date désormais historique, symbolisant le renouement de la coopération entre la RD.  Congo  et le Fonds Monétaire International (FMI).

12 ans de rupture consommée. 12 ans de relations tumultueuses en raison du  non-respect de  certaines clauses pour la pérennisation de la collaboration et l’application du programme établi. 12 ans après, soit le 19 juillet 2021, après de  longues démarches menées depuis la prise des fonctions par Félix Tshisekedi au sommet de l’Etat,  des paramètres  économiques de la RDC pourraient  passer, le plus tôt possible, au vert.

Au terme de ce briefing avec la presse nationale et internationale, Nicolas Kazadi, Ministre des Finances au Gouvernement des Warriors, a affirmé que la reprise du programme avec le FMI ouvre les portes à d’autres partenaires économiques. L’intérêt qu’il y avait de renouer le partenariat avec le Fonds Monétaire International, explique-t-il, se justifie par le rôle qu’assume cette organisation d’appui aux économies des pays du monde, entre autres, celui de donner un signal fort au monde économique tant pour les partenaires publics que pour la gestion de mise en œuvre par le pays.

C’est en mai 2019 qu’une équipe du FMI est arrivée pour initier des discussions sur le programme avec une période d’observation qui devait se terminer à la fin de la même année. Un projet qui a connu un arrêt provisoire suite à la non  réunification des quelques critères y relatifs par les autorités congolaises et la venue, tant surprenante que désastreuse, de la pandémie à Coronavirus dans le pays. Quelle en fut la conséquence ? Une option fut levée de prolonger la période d’observation jusqu’en 2020.

Enchaînant ses propos, Nicolas Kazadi a déclaré, en outre,   que le FMI, ayant vu la volonté du Gouvernement Congolais, consenti à accorder de ressources en termes de facilités avec un crédit estimé à 367 millions de dollars américains pour riposter aux effets néfastes de la Covid-19. Cet appui accompagné d’autres appuis permettraient ainsi   au pays de faire face à toutes les contraintes budgétaires, tout au  long de cette période de crise sanitaire entraînant, par devers elle,  des crises socio-économiques aux conséquences dramatiques.

Autres signes de changement, a poursuivi  le Ministre des Finances, c’est la nouvelle configuration dans le Gouvernement de la République, pilotée cette fois-là par Jean Michel Sama Lukonde Kyenge, Premier Ministre. C’est donc d’avril à juillet 2021, la phase décisive, que le Gouvernement a pu finaliser ses discussions avec le FMI pour le maintien et l’accélération de l’exécution du programme.

Avantages qui en découlent

Abordant cet aspect important de son intervention, Nicolas Kazadi a indiqué que le présent programme des avantages multiples à la RDC  notamment,  l’obtention des ressources financières car, précise-t-il, l’un des éléments clés de ce programme est l’accroissement de recettes.

Quant aux modalités de remboursement, Nicolas Kazadi est clair : «Zéro taux d’intérêt, pas beaucoup d’inquiétude en terme d’endettement. Nous sommes le pays qui a le poids de la dette le plus faible, avec 20% et nous devons plutôt faire attention dans la capacité de rembourser».

La conclusion de ce programme est consécutive à l’approbation, par le Conseil d’Administration du FMI, intervenue en date du 15 juillet 2021. Programme triennal au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) du FMI qui  constitue, en fait,  le programme formel conclu avec la RDC depuis l’interruption  en 2012 et les résultats des efforts déployés par le Gouvernement de l’Union Sacrée, au mois de mai 2021, sous la férule du Chef de l’Etat,  Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Nicolas Kazadi a souligné, par ailleurs,  qu’il est clair que ce programme qui est une émanation du Gouvernement congolais vise à maintenir la stabilité macroéconomique et à placer la RDC sur la voie d’une croissance durable et inclusive centrée sur l’amélioration du capital et humain et sur une gouvernance solide.

A cet effet, les réformes à moyen terme attendues du Gouvernement porteront principalement sur l’accroissement de la mobilisation des recettes intérieures, la promotion des investissements notamment par le secteur privé pour favoriser une croissance durable et créatrice d’emplois, l’amélioration de la gouvernance et le renforcement du cadre de la politique monétaire.

Au titre de ce programme triennal allant de 2021 à 2024, la RDC devra bénéficier d’une enveloppe globale de 1,52 milliards USD dont le premier décaissement immédiat de 216, 9 millions de dollars américains intervient à la suite de l’approbation du Conseil d’Administration du FMI.

Ces ressources étant un appui à la balance des paiements, contribueront, à coups sûrs,  à l’augmentation du niveau des réserves Internationales, en vue de réduire la vulnérabilité extérieure et renforcer les acquis de la stabilité macroéconomique.

La Pros.