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Chronique de l’Honorable Christophe Kolomonyi sur l’impasse à  la Céni

Chronique de l’Honorable Christophe Kolomonyi sur l’impasse à  la Céni

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Le mal congolais devient de plus en plus profond chaque jour, tel un destin d’une nation en déclin ! Si l’on n’y prend pas garde, la conscience collective nationale risquerait d’être abusée et ça sera la catastrophe écognitive de tout  un peuple,  dès lors que les modèles que constituent les animateurs du monde religieux deviennent eux-mêmes un problème. On ne comprend plus rien… Hélas!!! Pour la désignation d’un délégué, les ambassadeurs du Christ ont été incapables de converger leurs avis. Les sentiments ont pris le dessus sur l’inspiration divine, les camps se sont formés et les maillons des lévriers de conciliation se sont divisés et séparés sans convenance,  au grand quidam des pauvres chevaliers de la plume qui n’ont eu que leurs plumes, micros et papiers pour ne savoir à qui se confier sur l’issue des travaux.

La conscience nationale se trouve gravement heurtée au regard de ces incompréhensions entre les disciples du Christ, hommes de Dieu.

De cette situation, il s’illustre de façon malheureuse,  une crise de civisme et de loyauté dans le chef des responsables de la composante religieuse au point que le contrat de confiance entre eux et le peuple au nom duquel ces serviteurs de Dieu parlent se trouve dangereusement bousculée. Une préoccupation hante l’opinion générale – comment est-on arrivé là ? Celle-ci renvoit  aux constats, ci-après :

  1. Défaut des modes de désignation : certains candidats, rapporte-t-on, ne seraient même pas adeptes, ni fidèles attitrés des églises sous l’étiquette desquelles on les a présentés.
  2. D’autres encore auraient été désignés sur fond de lignage familial,
  3. Certains candidats ont été le produit des pressions et/ou des négociations politisées avec certains chefs spirituels,
  4. Le communiqué d’acte de candidature stipulait que tout candidat désireux d’occuper le poste de Président de la Céni, devait déposer sa candidature dans une confession religieuse de son choix, ce qui a été perplexe.

Donc, à l’analyse de ces modes de recrutement, on se rend compte que les choses étaient déjà piégées pendant le tissage. Il ne ferait l’ombre d’aucun doute que les antivaleurs autrefois décriées sont revenues au galop avec force: le clientélisme, le népotisme, le despotisme, les arrangements particuliers, la corruption, la haine, l’exclusion et l’intolérance, des antivaleurs vivement et fréquemment  dénoncées par les Eglises, ont,  à leur tour,  envahi  les hommes de Dieu,  à l’instar de   langues de feu sur les têtes des apôtres. Mais,  cette fois-ci, chacun prêchant pour sa chapelle et non pour le Christ,  ni pour ses brebis.

– Que dire de l’Eglise locale qui se trouve au carrefour des controverses et de plusieurs interrogations populaires sur cette question de désignation du candidat Président de la Céni ?

– L’Eglise aurait-elle été piégée ou séduite, si oui, par qui et pourquoi?

– l’Eglise marchanderait-t-elle ses choix?

– Pourquoi l’église se refuserait-t-elle d’observer la rigueur ecclésiologique dans la désignation de ses délégués dans les fonctions laïques en lieu et place d’une simple allégeance, du reste exprimée par intérêt par les candidats ou par leurs mentors interposés ?

– Pourquoi l’église ne tire-t-elle pas leçon des expériences passées, le Président sortant de la Céni a été porté par une confession religieuse dont il n’avait aucun enracinement et, chacun sait les échos de  ce feuilleton électoral.

Voilà autant des questionnements qui chatouillent l’opinion. Il est manifeste que nous nous retrouvons dans le même scénario de Ronsard Malonda et nous espérons que les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous prendrons les mêmes mesures qu’hier contre les mêmes causes et les mêmes effets. Christophe Kolomonyi

Analyste libre