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Sous la bannière  d’Etienne Tshisekedi   /Udps-Rcd : le duo qui sauva la RD. Congo  de la balkanisation !

Sous la bannière  d’Etienne Tshisekedi   /Udps-Rcd : le duo qui sauva la RD. Congo  de la balkanisation !

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*L’histoire, on ne la falsifie jamais, dit-on. Fondée sur les faits réels, elle est sacrée tandis que la vérité, elle, est têtue. Dans la lutte permanente contre la balkanisation de la République Démocratique du Congo, un projet funeste mijoté dans les officines étrangères avides de nos immenses richesses, il y a lieu de reconnaître le rôle combien important joué par deux acteurs majeurs de notre paysage politique. Il s’agit du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, RCD, mouvement politico-militaire créé le  2 août 1998, et de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, du Dr Etienne Tshisekedi wa Mulumba d’heureuse mémoire, le plus grand parti politique congolais à l’époque dans l’opposition.

Dix-huit ans après la réunification du territoire national dont les 60 % étaient sous le contrôle du Gouvernement de Kinshasa et les 40 % restants étaient gérés par le RCD, certains compatriotes manipulés par une propagande anti-RCD ont tendance à oublier et à négliger l’apport considérable du Rassemblement Congolais pour la Démocratie au maintien de l’unité territoriale nationale et à la réconciliation nationale.

Car, à la veille du Dialogue Intercongolais, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie était militairement présent dans les huit des onze anciennes provinces, à savoir,  le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema, la Province Orientale, l’Equateur, le Kasaï Occidental, le Kasaï Oriental et le Katanga.

Quant au Gouvernement de Kinshasa, il était dans les sept provinces  notamment,  la Ville de Kinshasa, le Bas-Congo, le Bandundu, l’Equateur, le Kasaï Occidental, le Kasaï Oriental et le Katanga.

Du lancement de la rébellion du RCD, le  2 Août 1998, à la formation, le 30 Juin 2003, du Gouvernement de transition issu de l’application de l’Accord Global et Inclusif de Sun City (Afrique du Sud), en passant par le Dialogue Intercongolais lui-même, le bon sens recommande la prise en compte de la contribution substantielle du RCD contre la balkanisation de notre pays. Surtout que la création de l’Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue Intercongolais, ASD, contre l’antipatriotique Accord de l’Hôtel Cascades entre le Gouvernement de Kinshasa et le Mouvement de Libération du Congo, MLC, avait sauvé la République Démocratique du Congo d’une balkanisation certaine.

RCD, un agenda totalement congolais

Aucun Congolais n’oubliera jamais la chute historique et spectaculaire, le 17 Mai 1997, du régime dictatorial de la Deuxième République du Maréchal Mobutu Sese Seko sous les coups de boutoir de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo, AFDL, de Mzee Laurent-Désiré Kabila. Une fois sur le trône présidentiel, ce dernier, au lieu de respecter la Charte de l’AFDL et d’appliquer son Programme politique, versa dans le tribalisme, le népotisme, l’arbitraire, la violation des droits de l’homme. Il s’arrogea tous les pouvoirs. Une nouvelle dictature venait ainsi donc de naître.

En vue d’arrêter cette dérive dictatoriale naissante du nouveau régime de l’AFDL, la guerre de rectification fut lancée, le  2 Août 1998, par le Rassemblement Congolais pour la Démocratie, RCD, avec le soutien du Rwanda et de l’Ouganda dans un premier temps, puis exclusivement du Rwanda, dans un second temps, quand l’Ouganda se retira pour monter le Mouvement de Libération du Congo, MLC, à la tête duquel il plaça le Congolais Jean-Pierre Bemba Gombo.

Malgré l’appui multiforme du Rwanda, le RCD avait toujours milité, les armes à la main, pour l’avènement d’un nouvel ordre politique dans notre pays. Contrôlant les 40% du territoire national, il n’avait  jamais été tenté par l’aventure de balkanisation en voulant se détacher du reste du pays. Le RCD avait totalement coopéré et participé à toutes les rencontres organisées en vue régler le conflit congolais autour d’une table. Il était présent partout où se négociait l’avenir de la République Démocratique du Congo : Stanley Falls, Livingstone, Addis-Abeba, Ile des Seychelles, Lusaka, etc.

Les dirigeants du Rassemblement Congolais pour la Démocratie n’avaient jamais décliné une quelconque invitation à toute rencontre convoquée dans le but de réunification nationale. Qui oubliera que faire la guerre c’est aussi faire la politique autrement ?

Plusieurs délégations étrangères et de nombreux envoyés spéciaux des organisations internationales et de quelques puissances étrangères intéressées par la paix en RD Congo avaient toujours été bien accueillis à Goma, sa « capitale ».

La tenue du Dialogue Intercongolais à Sun City (Afrique du Sud) peut être considérée à juste titre comme le couronnement des efforts du RCD. A Sun City, la délégation du RCD avait positivement contribué au règlement du conflit armé congolais. Elle avait défendu bec et ongles ses positions et cédé uniquement sur des matières qui relevaient de la défense des intérêts supérieurs de la Nation congolaise. Car, la finalité de toute guerre en général est d’arriver à une solution politique.

UDPS, son poids politique et sa popularité dans la balance

Si le Rassemblement Congolais pour la Démocratie, RCD, misait sur sa puissance militaire et ses conquêtes territoriales, comme moyens de pression, pour l’avènement d’un nouvel ordre politique nationale, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, du Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba exerçait, de son côté, des fortes pressions sur le nouveau régime de l’AFDL en comptant sur son poids politique et sa popularité indéniable.

Toutes les voies de négociation avec le Président Mzee Laurent-Désiré Kabila ayant échoué, l’UDPS reprit son combat pour la démocratie et recourut à ses troupes qu’elle lança dans la rue comme à la belle époque de la lutte non-violente contre le Maréchal Mobutu Sese Seko.

Entre les deux acteurs majeurs, le RCD d’un côté et l’UDPS de l’autre, les passerelles devraient être jetées un jour. Cela finit par arriver grâce à un inattendu concours des circonstances. Pourquoi ne pas reconnaître que le hasard arrange parfois les choses ?  Et  cela se réalisa au Dialogue Intercongolais de Sun City (Afrique du Sud).

ASD, un rempart contre la balkanisation

Dans le cadre paradisiaque de Sun City, une cité balnéaire sud-africaine, où moins de 1.500 Congolais, acteurs politiques et de la Société Civile confondus, s’étaient retrouvés en 2002, le Dialogue Intercongolais évoluait très bien. Tous les participants étaient optimistes quant à son issue.

Patatras ! L’inévitable se produisit dans la nuit du 18 au 19 Avril 2002 quand les délégués du Gouvernement de Kinshasa et ceux du MLC signèrent, en catimini, un accord complaisant, partial et partiel de partage de pouvoir à l’insu des chefs d’autres délégations, écartant ainsi les deux poids lourds des négociations : RCD et UDPS. Cet accord mort-né qui n’avait pas non plus été reconnu par le Facilitateur de l’Union Africaine et de l’ONU, l’ancien Président botswanais Ketumile Masire, fut surnommé « Accord de l’Hôtel Cascades », du nom de l’hôtel où il fut paraphé sans avoir également associé l’ancien Président sud-africain, Monsieur Thabo Mbeki, prestigieux hôte et parrain du Dialogue Inter-Congolais.

Comme il fallait s’y attendre, ce fut la réponse du berger à la bergère. Le RCD, l’UDPS et trois autres organisations réagirent vigoureusement à cette trahison des espoirs du Peuple Congolais par le Gouvernement de Kinshasa et le MLC. Ils fondèrent, le 23 Avril 2002, l’Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue Intercongolais. La présidence de l’ASD fut confiée au Président de l’UDPS, Dr Etienne Tshisekedi wa Mulumba, tandis que le poste de rapporteur revint au RCD.

Les deux puissances, à savoir le RCD et l’UDPS, firent finalement jonction. La puissance militaire (RCD) et la puissance politique (UDPS) se mirent ensemble pour exiger la tenue du deuxième round du Dialogue Intercongolais en vue de « mettre en place un nouvel ordre politique consensuel, de défendre l’Accord de Lusaka et d’instituer un régime de droit ».

Après moult démarches et contacts, et suite aux nombreuses pressions, le groupe de l’Hôtel Cascades abdiqua et rendit ses armes. Son Accord ne fut jamais appliqué. Et les négociations reprirent de plus belle. Ainsi, la République Démocratique du Congo fut sauvée de la balkanisation par le RCD et l’UDPS. Les manœuvres antipatriotiques du Gouvernement de Kinshasa et du Mouvement de Libération du Congo, MLC, furent définitivement stoppées.

La reprise du dialogue Intercongolais permit en conséquence à notre pays de se réconcilier, de se réunifier et d’écrire une nouvelle page de son histoire. Les institutions de transition inclusives furent installées, une Constitution de transition fut promulguée, le pays renoua avec le processus de démocratisation jadis confisqué par les régimes des Présidents Mobutu Sese Seko et Mzee Laurent-Désiré Kabila. Ce fut une nouvelle aube pour notre pays.

Tout au long de cette marche chaotique vers la renaissance de la République Démocratique du Congo, deux acteurs majeurs s’étaient positivement illustrés : le Rassemblement Congolais pour la Démocratie, RCD, et l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS.

Si le Peuple Congolais a connu trois cycles électoraux (2006, 2011 et 2018) et une alternance démocratique pacifique au sommet de l’Etat c’est grâce au RCD et à l’UDPS. Donc, ces deux acteurs politiques méritent la reconnaissance de toute la République, de toute notre Nation.

Joyce Sona Ozako/CP