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Enjeux de handicap en Afrique centrale/Le Conseil Exécutif du FOPHAC a rendez-vous avec Denis Sassou Nguesso

Enjeux de handicap en Afrique centrale/Le Conseil Exécutif du FOPHAC a rendez-vous avec Denis Sassou Nguesso

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 Avec l’appui financier de NED et The Netherlands media for people with disabilities, le Forum des Organisations des Personnes vivant avec Handicap en Afrique centrale et les Pays des Grands Lac (FOPHAC) a organisé, le lundi 16 août 2021, une rencontre d’échange et d’informations avec les professionnels des médias kinois sur les Enjeux Politiques, économiques et sociaux liés à l’handicap en Afrique centrale.

Cet échange avec la presse kinoise a été organisé en perspectives d’une rencontre prévue les mois prochains entre le Bureau du Conseil Exécutif du FOPHAC et le Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, qui est le Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Pour Me Pindu Patrick, Directeur Exécutif du FOPHAC, la rencontre avec Denis Sassou va se focaliser, entre autres, sur l’organisation de la conférence sous-régionale autour de l’emploi des personnes vivant avec handicap en Afrique Centrale, qui se tiendra à Kinshasa ou à Brazzaville en novembre 2021 ;  sur l’assistance humanitaire à accorder aux réfugiés Centrafricains personnes vivant avec handicap se trouvant en RDC ; autour de la possibilité d’avoir un plan d’action sous régional sur la question de handicap en Afrique Centrale ; sur la présentation d’un  mémorandum sur le contexte et la situation générale des personnes vivant avec handicap dans la sous-région d’Afrique Centrale ; sur la remise du prix africain de la  paix  et du Diplôme d’Ambassadeur Africain des personnes vivant avec handicap au Président Denis SASSOU NGUESSO ; et la sollicitation d’un parrainage pour l’organisation de la 2ème Conférence internationale sur les droits des personnes handicapées en Afrique Centrale.

S’agissant des causes du non-respect des instruments juridiques internationaux, régionaux et nationaux garantissant les droits des personnes vivant avec handicap par les Etats de l’Afrique Centrale, le Fophac dénonce le manque criant de volonté politique et de continuité des politiques dans le chef des gouvernants; la mauvaise conception du handicap ou stéréotypes développés par la communauté en générale, et les gouvernants, en particulier ; l’ignorance par les gouvernants des instruments Juridiques internationaux et régionaux garantissant les droits des personnes vivant avec handicap ; la mauvaise gouvernance ; le manque des politiques et programmes de développement par les Etats de la sous-région ; le manque des plans d’actions sur la question de handicap dans les Etats de la sous-région ; les législations ne prenant pas en compte les personnes vivant avec handicap et non conformes à la convention relative aux droits des personnes handicapées et la Charte africaine des droits des personnes avec handicap ; et la non-présentation par les Etats de la sous-région des programmes et projets sur le handicap pour le financement auprès de la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, les Agences du Système des Nations Unies, telles que le PNUD, (‘UNICEF…et les grands services de coopération bilatérale et multilatérale (Japon, USA, Grande Bretagne, France, Corée du Sud et autres).

Pour remédier à ce manque criant de cet arsenal juridique qui promeut les droits des PVH, le FOPHAC  exhorte les  Etats d’Afrique Centrale à promouvoir la représentativité et la participation par cooptation des personnes vivant avec handicap dans les instances décisionnelles (Institutions Nationales, Provinciales et Locales) ; et collaborer étroitement avec les OPH, de manière à impliquer et faire participer les personnes avec handicap dans toutes les questions les concernant.

«Nous lançons un appel fort à la volonté politique des gouvernants des Etats
d’Afrique Centrale, de travailler pour une amélioration effective des conditions de vie des personnes vivant avec handicap, car c’est aux Etats qu’il incombe la responsabilité première de promouvoir et protéger les droits humains», conclut Me Pindu Patrick.

Jules Ntambwe