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Sévérité de la Sanction sociale à l’encontre des élèves identifiés comme auteurs des faits immoraux  pornographiques

Sévérité de la Sanction sociale à l’encontre des élèves identifiés comme auteurs des faits immoraux  pornographiques

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*Depuis l’annonce par les Autorités du Ministère de l’Epst des sanctions que nous considérons comme sociales en vue de servir d’exemple et pour protéger l’école des mauvais fruits, il s’observe des réactions diverses. Sont-elles fondées ou pas ? Légitimes ou Pas ? Répondre à ces questions, Ce n’est pas l’objet de cet éclairage que nous essayons d’apporter plus précisément sur le droit à l’éducation reconnu à ces enfants !

Avant toute chose, nous tenons à informer aux uns et autres et, par la même occasion, interpeller les Autorités sur le développement d’un réseau d’incitation à la débauche et des abus sexuels sur mineurs basés sur les élèves dans le Pays et précisément à Kinshasa !

En outre, des renseignements en notre possession indiquent que, un des enfants auteur de ces actes a été exclu définitivement au mois de mars dernier dans une école de la capitale pour les mêmes faits.

Peu importe ce que nous pouvons avoir comme considérations, la sévérité de la Sanction a sa raison d’être si nous voulons que demain, notre société ne soit dépouillée de toutes ses valeurs comme c’est le cas avec les Occidentaux !

Pour finir, s’agissant de la considération du principe des privilèges reconnus à l’intérêt Supérieur de l’Enfant lequel il serait compris car selon certains,   la Sanction fixe les barrières et/ou porte atteinte au droit l’éducation.

C’est exact, interdire l’accès à l’école à ces enfants nous dérange, c’est vrai mais dire qu’ils n’auront plus la possibilité d’exercer leur droit à l’éducation c’est faire preuve, d’après notre compréhension, de sous-estimation des agrégats du système éducatif de la RD Congo  car, les Parents de ces enfants ont la possibilité, à l’absence des centres correctionnels pour enfants, de faire inscrire les concernés dans centres d’encadrement qui relèvent du Ministère de la Jeunesse.

De là, l’exercice à leur droit à l’éducation ne poserait aucun problème ! Ils peuvent également être pris en charge par les centres de formation professionnelle ou encore dans les écoles des affaires sociales. Pour dire, notre système éducatif est un tout qu’il faut scruter dans son ensemble.

Cependant, nous ne laisserons plus tranquille la police nationale,  la commission nationale de censure,  le conseil Supérieur de l’Audiovisuel car ces enfants sont victimes plutôt que coupables de la défaillance d’un Etat qui ne sait nullement protéger sa jeunesse.

Quel est ce Pays où les débits de boissons sont à ciel ouvert ? Où n’importe quelle chanson est livrée à la consommation du public ? N’importe quelle publicité ? N’importe quel contenu multimédia à la disposition des plus vulnérables sans aucune mesure ou politique de restriction ? Sans une politique de la particularité pouvant réarmer moralement les enfants ?

C’est pour cette raison que nous avons plaidé en fin de 2019, lors de la Revue Conjointe de la Stratégie Sectorielle de l’Education et de la Formation, pour l’intégration des Ministères transversaux dans les instances de dialogue et de suivi sectoriel éducation.

Espérons que l’Autorité de Tutelle de l’Epst qui assume le rôle du Président du groupe thématique Education, assurera, avec l’implication des partenaires sociaux que nous sommes, la préparation et la mise en œuvre de cette recommandation.

 Serge BONDEDI ELEYI

 SG/YMAE ONG