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Association « Réveillez et Relevez-vous » : ‘’la CENI mérite d’être dirigée par des hommes et des femmes formés pour les élections et non des pseudos-pasteurs qui travaillent pour des intérêts partisans insoupçonnés’’

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Choix des animateurs de la CENI

L’engouement avec lequel la classe politique congolaise entend voir le nouveau Président de la CENI, institution d’appui à la démocratie, nous somme, nous oblige tous à éviter les erreurs du passé et surtout à ne pas politiser cette institution. Comment pouvons-nous continuer avec les confessions religieuses comme organes devant désigner les animateurs de la CENI depuis 2006 et refuser de voir l’échec patent de ces églises à nous fournir de bonnes élections ? De 2006 à 2018, toutes les élections ont été organisées par des présidents de la CENI issus des confessions religieuses. Résultat : des tripatouillages à grande échelle, des fraudes massives et, comme filet dérivant des contestations des élections avec, comme conséquence logique : le manque de légitimité des différents dirigeants. Ceci nous conduit à proposer le « changement de méthode » en ce qui concerne la désignation des animateurs de la CENI. Et, si on pouvait laisser les dirigeants religieux ne s’occuper que des affaires spirituelles comme le veulent d’ailleurs les saintes écritures et confier la gestion du processus électoral à un organe technique laïc dépendant du Ministère de l’Intérieur, comme c’est le cas sous d’autres cieux ? Nous faisons donc un plaidoyer pour un processus électoral digne de ce grand pays, processus débarrassé de toutes tergiversations des amateurs. Pour l’Association « Réveillez et Relevez-vous », la CENI mérite d’être dirigée par des hommes et des femmes formés pour les élections et non des pseudos-pasteurs qui travaillent pour des intérêts partisans insoupçonnés. Analyses sans complaisance, ni fioriture. Ici, tout est à prendre au sérieux.

Lecture et analyse de l’actualité politique de la République démocratique du Congo faite par l’Asbl « réveillez et relevez-vous » ‘’ RRV/Asbl’’ en sigle

Conscients de sa vision clairement définie et explicite dans ses statuts aux articles 1, 2, 3 et surtout 4, alinéa 3, objectifs qui prévoient sans ambiguïté que l’Association « Réveillez et Relevez-vous ! » se doit de contribuer au débat républicain en République Démocratique du Congo, en sus d’autres idéaux nobles que s’assigne l’association ;

Réalisant un de ses objectifs spécifiques, celui d’être le conseiller impartial des politiques pour les pousser à plus d’actions au profit des millions de congolais disséminés sur toute l’étendue des 2 345 410 km2 et partout dans le monde ;

L’Association Sans But Lucratif « Réveillez et Relevez-vous » , en sigle « RRV/ASBL » entend à ce jour donner sa lecture sans complaisance aucune des faits saillants de l’actualité politique de notre chère République Démocratique du Congo, afin d’inciter les autorités politiques congolaises à faire mieux et , surtout, à être conscient des attentes nombreuses et pressantes des pauvres congolais qui ne cessent de vivre la réalité de cet adage « Basusu Na bisengo, Basusu Na mawa » : en français facile « certains vivent le paradis alors que d’autres vivent péniblement ».

Pour ce faire, point après point, l’Association « Réveillez et Relevez-vous », en sigle « RRV/ASBL » voudrait fixer l’opinion nationale et internationale sur les enjeux politiques de l’heure en République Démocratique du Congo, en donnant sa lecture concernant :

1. L’affaire Koffi Olomidé ayant mobilisé les médias kinois, de suite de prise de position de celui-ci sur le bilan de l’Union sacrée de la nation, ainsi que sur le bilan du Président honoraire de la République Démocratique du Congo encore en vie, Joseph Kabila Kabange ;

2. L’affaire de l’attaque du centre LINDONGE, résidence connue de l’archevêque

Métropolitain de l’église catholique romaine à Kinshasa et, au même moment l’avalanche verbale d’un membre d’un parti politique connu à l’encontre de l’archevêque Fridolin Ambongo ;

3. Les tergiversations autour de la désignation du Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI en sigle ;

4. Des menaces de grève de plusieurs fonctionnaires de l’Etat (médecins, enseignants et autres), après la grève partiellement résorbée des chauffeurs des bus TRANSCO ;

5. Proposition de la loi Noël Tshiani, portée par le député José Nsingi ;

6. La surenchère des prix des surgelés sur le marché de Kinshasa, sans oublier la

Hausse d’autres produits de première nécessité ;

7. Le bilan de l’état de siège imposé aux provinces du Nord-Kivu et Ituri depuis

Maintenant 3 mois ;

8. La proposition de la loi Daniel Mbau sur la fixation de la dot à 500 USD dans les milieux urbains et 200 USD dans les milieux ruraux en République Démocratique du Congo ;

9. La taxe RAM (Registre d’Identification des Appareils Mobiles) et ses

Conséquences sur les ménages et les portefeuilles des congolaises et congolais, etc.

1. Concernant l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri

Cela fait, jour pour jour, plus de 3 mois que le Président de la République avait pris la décision d’écarter toutes les autorités civiles au pouvoir au Nord-Kivu et en Ituri, en nommant des autorités militaires et policières qui allaient combattre les terroristes qui sévissent dans ces deux régions du pays et ainsi permettre aux compatriotes de renouer avec la paix.

Les informations de terrain en notre possession renseignent combien et comment les compatriotes de ces deux provinces continuent à être massacrés chaque jour, comme si « Avant l’état de siège serait mieux que pendant l’état de siège ».

Les autorités politiques nationales à Kinshasa semblent dépasser et ne rien maîtriser des vrais problèmes sécuritaires en Ituri et au Nord-Kivu. D’ailleurs, le Premier Ministre venait d’etre dans une mission d’itinérance au Nord-Kivu et Ituri, pour palper du doigt les vrais problèmes des opérations de sécurisation entamées dans ces provinces.

L’Association « Réveillez et Relevez-vous » appelle les autorités politiques nationales du pays à prendre conscience des risques sérieux de balkanisation définitive du Nord-Kivu et de l’Ituri, si jamais des efforts nationaux et locaux ne sont pas mobilisés pour chasser dehors l’ennemi de notre chère République Démocratique du Congo. Le problème est trop grave qu’il demande un vrai diagnostic et des moyens politiques, de renseignement, militaires, diplomatiques, financiers et locaux à la hauteur de cette énième menace de balkanisation. Levons-nous tous comme un seul homme et défendons la seule patrie que nous avons : « Ba Dongolo miso bakani kokata kata mboka nabiso. Totelema, tobundela ekolo, tobengana monguna. Soki te, tokolamuka mboka nabiso esi ekatami ».

Bref, l’état de siège est un échec cuisant dans les régions de l’Ituri et du Nord-Kivu. Changez de stratégie.

2. Concernant la proposition de la loi Noël Tshiani, loi portée par l’Honorable José Nsingi

L’article 10 de la constitution du 18 février 2006 défini clairement qui est congolais et qui ne l’est pas. Cet article est bien explicité par une loi organique qui porte sur la nationalité en République Démocratique du Congo.

Il nous semble que cela est suffisant et que chercher à modifier pareille disposition 2 ans avant l’organisation des élections générales peut sembler un peu suspect, même si l’initiateur de ladite loi dit vouloir verrouiller l’accès à certaines fonctions de souveraineté qui exigent plus de loyauté.

Pour notre Association, point n’est besoin de vilipender l’auteur de la proposition de cette loi sur la nationalité qui jouit da sa liberté de pensée et d’agir dans les limites de la loi. Aussi, nous pensons que cette proposition, encore jusque-là, s’annonce dangereuse par l’exclusion des compatriotes issus du métissage, ou même ceux-là qui ont la couleur de peau différente et qui ont choisi la nationalité congolaise, sans oublier le fait que la proposition viole la charte de la commission des droits de l’homme de l’Union africaine que notre pays a déjà ratifié, en ce qui concerne les droits de l’homme et des peuples.

Bref, l’Association « Réveillez et Relevez-vous ! » s’oppose à cette loi Tshiani dont les bénéfices sont moindres, comparativement aux menaces et conséquences négatives sur la vie de la nation.

3. Concernant la surenchère des prix des surgelés et autres denrées de première nécessité

La vision de l’Association « Réveillez et Relevez-vous » étant nationale, il n’est pas question de se limiter à la seule ville de Kinshasa.

Il est vrai que la ville de Kinshasa connait une surenchère des prix des surgelés et autres denrées de première nécessité : savon, légumes, produits manufacturiers, transport (Cfr. Le transport des voitures dites KETCH), mais il ne faut pas oublier que plusieurs millions de congolais passent par des moments très difficiles actuellement, de Mbuji Mayi à Kananga, passant par Kolwezi, Kabongo, Tshikapa, Ngandajika, Isiro, Befalé, Faradje, Buta, Maï-Ndombe, Mbandaka, Gbadolite, Bongandanga, Lukolela, Miabi, et d’autres coins du pays.

Les congolais mangent très difficilement et mal et ont de sérieux problèmes pour se faire soigner et scolariser leurs enfants.

Bref, la situation sociale des congolais est plus catastrophique que jamais. Le Gouvernement doit urgemment mettre sur pieds des programmes rapides et innovants pour corriger les inégalités sociales et stopper la surenchère des prix des denrées de première nécessité.

4. En ce qui concerne la taxe RAM sur les appareils téléphoniques

Déjà que la population est très appauvrie, la taxe dite de Registre d’identification des appareils mobiles RAM est venue achever les congolais.

Nous ne savons pas la base légale de cette taxe ni les modalités pratiques de son prélèvement.

Comment est-ce qu’un régime qui se dit socialiste peut avoir une politique qui tend à appauvrir davantage les pauvres et donner plus d’opportunités d’enrichissement aux riches ? Nous ne comprenons rien, car au même moment l’on ne voit pas des politiques sociales amorcées pour les démunis !

Bref, cette taxe RAM doit carrément être retirée, dès l’instant qu’elle appauvri davantage une population déjà misérable. Ne pas le faire, c’est assumer les responsabilités qui en découleraient lors des élections prochaines.

5. La violation de la résidence de l’Archevêque métropolitain Fridolin Ambongo

La journée du 1er août 2021, alors que la ville de Kinshasa semblait calme, un groupe des militants surexcités attaquèrent la résidence de Monseigneur Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de l’église catholique à Kinshasa. Ces badauds surexcités disaient vouloir mettre le feu sur la résidence de ce prélat catholique, au motif que celui-ci se serait érigé en obstacle pour la désignation de « leur candidat » à la tête de la CENI.

Cet acte ignoble et honteux avait été condamné par plusieurs leaders des partis politiques et personnalités lorsque, à la surprise générale, le Secrétaire Général du parti au pouvoir se lancera dans une matinée politique nauséabonde dans laquelle il aura le kilo de menacer, encore une fois et à l’ouïe de tous, le cardinal Fridolin Ambongo.

Ceci est un recul démocratique grave, lorsque des individus appelés à éduquer les masses sont les premiers à pousser ces masses à des actions de destruction et d’intimidation en plein jour ! Nous appelons les ONG des droits de l’homme au niveau international, ainsi que d’autres instruments juridiques internationaux à sanctionner sévèrement toutes les personnes impliquées dans ce sabotage de la personnalité sacrée de l’Archevêque Fridolin Ambongo qui, in fine, n’avait même pas pris part aux travaux de la CENCO dont il est membre comme ses pairs, d’autant qu’il recevait encore des gens venus s’incliner devant la mémoire de Tata Cardinal Monsengwo Pasinya décédé, il y a peu.

6. Désignation du futur Président de la CENI par les confessions religieuses

L’engouement avec lequel la classe politique congolaise entend voir le nouveau Président de la CENI, institution d’appui à la démocratie, nous somme, nous oblige tous à éviter les erreurs du passé et surtout à ne pas politiser cette institution.

Comment pouvons-nous continuer avec les confessions religieuses comme organes devant désigner les animateurs de la CENI depuis 2006 et refuser de voir l’échec patent de ces églises à nous fournir de bonnes élections ? De 2006 à 2018, toutes les élections ont été organisées par des présidents de la CENI issus des confessions religieuses. Résultat : des tripatouillages à grande échelle, des fraudes massives et, comme filet dérivant des contestations des élections avec, comme conséquence logique : le manque de légitimité des différents dirigeants.

Ceci nous conduit à proposer le « changement de méthode » en ce qui concerne la désignation des animateurs de la CENI. Et, si on pouvait laisser les dirigeants religieux ne s’occuper que des affaires spirituelles comme le veulent d’ailleurs les saintes écritures et confier la gestion du processus électoral à un organe technique laïc dépendant du Ministère de l’Intérieur, comme c’est le cas sous d’autres cieux ?

Nous faisons donc un plaidoyer pour un processus électoral digne de ce grand pays, processus débarrassé de toutes tergiversations des amateurs.

Pour l’Association « Réveillez et Relevez-vous », la CENI mérite d’être dirigée par des hommes et des femmes formés pour les élections et non des pseudos-pasteurs qui travaillent pour des intérêts partisans insoupçonnés.

7. Concernant la sortie médiatique de l’artiste Koffi Olomidé

L’Association « Réveillez et Relevez-vous », « RRV/ASBL » en sigle, constate qu’il y a un recul démocratique spectaculaire sur la scène politique congolaise car, les sociétaires de l’ancienne majorité présidentielle sous Joseph Kabila, comme ceux de l’actuelle union sacrée de la nation n’acceptent pas d’être contredits, comme si la RD Congo leur appartiendrait à eux seuls et que le reste des congolais n’auraient rien à dire sur la marche de leur Etat : c’est INACCEPTABLE.

Lorsque vous avez géré ou que vous avez une parcelle de pouvoir, il faut savoir que la politique se fait au nom de la collectivité ou communauté qui a un droit de regard et de sanction.

L’artiste Koffi Olomidé est un congolais libre comme tous les autres et il jouit et doit jouir de sa liberté d’exprimer ses opinions politiques dans les limites et respect des textes. Que cela vous plaise ou pas, laissez les citoyens congolais s’exprimer sur ce que vous avez fait ou prétendez avoir fait pour lui. Ces genres d’intimidations belliqueuses sont honteuses et infantiles pour ceux-là qui ont géré le pays pendant 18 ans et qui ne veulent pas que des citoyens disent un mot sur leur odyssée au pouvoir. Le RRV/ASBL condamne avec la dernière énergie ces intimidations sales qui tendent à museler les citoyens congolais.

8. Concernant la proposition de la « loi Daniel Mbau » fixant le montant de la dot en ville et dans les milieux ruraux

Il est vrai que la question de la dot soulève multiples réactions pour des millions des jeunes congolais qui cherchent à se marier. Le problème est encore grave lorsque les prétendants fiancés appartiennent à des communautés ethniques différentes, et que la famille de la fiancée essaie d’exagérer dans la liste des biens exigés à la famille du garçon qui sollicite la main de la fille.

Toutes choses égales toutes choses restant par ailleurs, on ne peut quand-même pas aller jusqu’à légiférer sur une matière du ressort coutumier qu’est la dot. Le moindre à faire serait, selon nous, d’appeler les différents chefs coutumiers de la RD Congo à sensibiliser les membres de leurs communautés respectives à ne pas exagérer en matière de fixation de la dot. Puisque, si l’on statuait sur une matière relevant du pouvoir coutumier sans le consentement de celui-ci, cela n’aura pas d’effet escompté sur terrain. Au contraire, cela pourrait susciter beaucoup de crises dans les communautés de base. La sagesse est donc de mise dans des questions aussi sensibles que celle de la dot, qui dépend de l’autorité des coutumiers.

9. Enfin, en ce qui concerne la rentrée parlementaire de Septembre

L’Association « Réveillez et Relevez-vous » demande aux députés d’être à la hauteur de leurs responsabilités durant cette session de septembre, une session essentiellement budgétaire.

Le peuple souffre énormément : pas de soins de santé de qualité, beaucoup d’enseignants d’universités non payés, des médecins non payés, plusieurs nouvelles unités non payées et, qui sait, si leurs salaires sont détournés à la Fonction publique par des agents véreux qui n’ont ni âme ni foi, ni pitié de leurs semblables ; plusieurs fonctionnaires clochardisés, des surgelés en hausse spectaculaire des prix, des biens de première nécessité hors prix, et ainsi de suite. La situation sociale des millions de congolais s’est détériorée davantage.

Chers députés et sénateurs, il est temps que vous vous occupiez des vrais problèmes des congolais durant cette session budgétaire de septembre 2021. Nous voudrions entendre que vous avez voté un budget à la hauteur de la grandeur de la RD Congo : notre pays mérite mieux que des budgets modiques de 6 ou 7 milliards de dollars. Nous méritons un budget d’au moins 40 ou 70 milliards de dollars dans un premier temps. D’ailleurs, les saisies d’argent de l’IGF, trop vantée et médiatisée, pourraient, peut-être, permettre à notre pays d’avoir un budget conséquent.

Nous entendons voir les effets de cette IGF dans le budget de la République. Nous sommes fatigués d’entendre des chansons comme « nos réserves d’échange ont atteint autant de milliards… », « l’IGF a fait un travail extraordinaire, en ramenant beaucoup de millions dans la caisse de l’Etat » : nous sommes fatigués et nous demandons des actions concrètes destinées au peuple, le vrai peuple qui souffre au quotidien.

Ainsi, fait à Kinshasa, le 15 septembre 2021

Pour l’Association « Réveillez et Relevez-vous »

RRV/ASBL, Doris Bokola Ndjoli

Coordonnateur national de l’association.