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Après leur stage de trois semaines au Sénégal/Justice : les cadres pénitentiaires civiles et militaires en séance de restitution devant Amato Mirindi

Après leur stage de trois semaines au Sénégal/Justice : les cadres pénitentiaires civiles et militaires en séance de restitution devant Amato Mirindi

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Le Vice-ministre de la Justice, Amato Mirindi Bayubasire a, au nom de la Ministre titulaire, Rose Mutombo empêchée, présidé le 14 septembre 2021 une séance de restitution des cadres pénitentiaires civiles et militaires, après un stage d’immersion effectué aux services pénitentiaires du Sénégal, durant trois semaines. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de renforcement des institutions pénitentiaires de la RDC et l’appui au processus de la réforme, avec l’appui de la Monusco. Quelques recommandations ont été formulées pour une bonne amélioration du service pénitentiaire en RDC.

Durant trois semaines, les 10 cadres dont trois femmes, accompagnés d’un conseiller pénitentiaire (Corrections Officer) de l’unité pénitentiaire de la Monusco, ont suivi un stage d’immersion dans les différents services de l’administration pénitentiaire de la République du Sénégal, et ont eu l’occasion d’échanger avec leurs homologues sénégalais sur des questions de gestion ainsi que celles de la réforme des systèmes pénitentiaires.

Ce stage d’immersion s’est tenu avec comme objectifs de rendre compte des connaissances acquises et expériences échangées lors de la mission, d’attirer l’attention des autorités sur l’urgence de mise en œuvre de la réforme pénitentiaire et d’attirer l’attention des autorités sur des mesures urgentes à prendre pour améliorer le rendement pénitentiaire et mieux assurer les droits de détenus.

«Cette formation a été inscrite dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de l’administration pénitentiaire en Rdc. Cette formation a été d’une grande importance parce qu’elle a permis aux délégués de la RDC de comprendre ce que les autres font, ceux qui sont avancés par rapport à nous font et par rapport à leur administration pénitentiaire», a déclaré le superviseur au service de greffe de la Prison Centrale de Makala, Gloire Ndombe, au terme de cette restitution.

«Nous revenons avec ce que nous avons appris pour pouvoir les mettre en pratique en RDC pour le bon fonctionnement de nos centres pénitentiaires. Au Sénégal, le recrutement sur des ressources humaines est très bien structuré. Les agents pénitentiaires à l’étranger et particulièrement au Sénégal sont recrutés sur base des critères de sélections préétablies. Ces critères sont strictement respectés », a-t-i ajouté.

Après avoir effectué cette mission, ces participants ont demandé au gouvernement de commencer premièrement par structurer l’administration pénitentiaire congolaise, de structurer tout le système et tenir compte des critères de sélection par rapport au recrutement. Mais aussi encourager les agents parce qu’au Sénégal, les agents ont une entière satisfaction de leurs rémunérations. C’est l’un des facteurs qui permettra à l’administration pénitentiaire congolaise d’avancer.

«Au Sénégal, les bonnes pratiques des agents sont encouragées. La situation carcérale des détenus est très bien maîtrisée. Les détenus qui entrent en prison en tant que délinquant, après leur libération, sont bien formés. Il y a des détenus qui font leur examen d’Etat. Ils participent à des formations et des séances d’éducation. Ce qui réduit le taux de récidivisme au sein de l’administration pénitentiaire du Sénégal», a fait savoir Gloire Ndombe.

Quelques recommandations à court terme ont été formulées. A la Présidence de la République, il s’agit de la nomination d’un directeur général et des directeurs centraux. A l’Assemblée nationale d’adopter deux lois sur les principes fondamentaux relatifs au régime pénitentiaire en RDC, d’inscrire les besoins réels de l’administration pénitentiaire dans le budget 2022. Au gouvernement, de signer urgemment le décret portant organisation et fonctionnement d’une Direction générale de l’administration pénitentiaire. Et enfin, à la Direction de service pénitentiaire et Direction d’administration militaire de structurer ces directions.

Concernant les recommandations à moyen terme, il est demandé à l’Assemblée nationale, au gouvernement à travers le Ministère de la Justice de doter la Direction générale de l’administration pénitentiaire d’un budget autonome. Il revient au Premier ministre de signer un décret portant mesure d’application de la loi sur le régime pénitentiaire de la RDC. Au gouvernement à travers le Ministre de la Justice et le Ministère des Affaires Etrangères d’établir la corporation avec l’ENAP Sénégal pour la formation des personnels pénitentiaires de la RDC.

Après cette présentation, le Vice-ministre Amato Bayubasire Mirindi a remercié les partenaires dont la Monusco. S’adressant aux cadres pénitentiaires revenus du Sénégal, le numéro 2 de la Justice congolaise a déclaré que la République toute entière compte sur eux pour améliorer la gestion des prisons. Elle leur a demandé de transmettre les bonnes pratiques à leurs collègues pour améliorer la situation carcérale en RDC en les rassurant que de leur côté, avec la volonté exprimée par le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ils vont se batte pour faire du service pénitentiaire, un service productif.

Jules Ntambwe