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Exploitation illégale des minerais de la RDC /NU : Félix Tshisekedi prône des sanctions sévères contre les multinationales !

Exploitation illégale des minerais de la RDC /NU : Félix Tshisekedi prône des sanctions sévères contre les multinationales !

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*Magistral ! Voilà ce qu’aura été le discours du Président de la RDC et Président en exercice de l’Union Africaine lors de la 76ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, aux Etats-Unis d’Amérique. De la riposte contre la pandémie à Covid-19, en passant par les situations sanitaires, en général, économiques et sécuritaires du continent africain, Félix Tshisekedi a, dans son grand oral, passé au peigne-fin presque tous les dossiers importants jusqu’au point de plaider pour des sanctions sévères contre les multinationales qui exploitent illégalement des minerais de son pays. 

Félix Tshisekedi a appelé à des sanctions sévères contre tous les réseaux mafieux, qu’il s’agisse des pays transits ou des destinations, ou encore contre les multinationales qui exploitent illégalement les minerais de la RDC et alimentent en échange les groupes armés en armes et munitions, pérennisant ainsi les conflits en RDC et dans la région des Grands Lacs.

Dans le même discours, le Président en exercice de l’Union Africaine a réclamé  quatre postes pour l’Afrique au sein du Conseil de sécurité de l’Onu. Il s’agit, a-t-il indiqué, de deux membres non permanents et de deux membres permanents, ayant les mêmes privilèges que les membres actuels, qui vont disposer du même droit de veto que les autres.  Qu’il soit dit en passant qu’à ce jour, le Conseil de sécurité de l’ONU est composé de 15 membres, dont cinq permanents que sont la Chine, les Etats-Unis, la Russie, la France et le Royaume-Uni.

Parmi les 10 autres membres élus par l’Assemblée générale pour un mandat de deux ans figurent le Kenya et le Niger, les deux représentants actuels du continent africain.

Comme si cela ne suffisait-il pas, le Président de la République démocratique du Congo (RDC) et président en exercice de l’Union africaine (UA), Félix Tshisekedi, a assuré lors de la 76ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, que le processus de démocratisation en Afrique était «irréversible», tout en réclamant plus pour le continent. En outre, il  a fait état du climat politique en Afrique émaillé des crises. Faisant allusion au Mali, au Tchad et à la Guinée, il a laissé entendre que « le processus de démocratisation reste irréversible en Afrique. Les soubresauts du moment ne sont que des avatars d’un processus démocratique laborieux, certes, mais qui se construit avec le temps et pierre par pierre ». A l’en croire, les peuples africains ne toléreront plus des régimes militaires et autocratiques.

Parlant de la situation sécuritaire, le Président Tshsiekedi a signifié que «des groupes terroristes affiliés à Daech gagnent davantage de terrain chaque jour qui passe» en Afrique, qui « refuse de servir de base arrière au terrorisme international». D’où, il a réclamé plus des Nations Unies « au-delà des déclarations de compassion et d’intentons peu suivies des faits sur le terrain». Il a prévenu que «si la communauté des nations minimise le danger que représente la propagation du djihadisme en Afrique, si elle n’adopte pas une stratégie globale et efficace pour éradiquer ce fléau», les «plaies ouvertes dans la zone saharienne, en Afrique centrale et australe, continueront à se métastaser jusqu’à faire jonction pour devenir une menace réelle pour la paix et la sécurité internationale».

Faisant le bilan de son mandat à l’UA, il a préconisé le slogan : “aux problèmes africains, des solutions africaines ». Sur le conflit de la construction du barrage de la Renaissance sur le Fleuve Nil qui oppose l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan, Tshisekedi a assuré que les discussions allaient reprendre « dans un proche avenir ».

Il y a lieu de noter qu’avant ce grand oral, le Chef de l’Etat Congolais avait eu un tête-à-tête avec le Secrétaire général des Nations Unies.

La Pros.