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Où va-t-on ?

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Deux ans avant l’expiration du premier mandat de Félix Tshisekedi, l’on est, comme de coutume, loin de la certitude quant à la tenue des joutes électorales prochaines en RDC. D’ores et déjà, en rapport avec ce sujet dont le dénouement semble cuisant au regard de certaines impératives prédominantes, il y a lieu de s’interroger réellement sur la motivation de la classe politique actuelle, y compris celle du nouveau régime ‘’Fatshiste’’ qui ne lève pas l’équivoque  nonobstant le chapelet de bonnes intentions prêché dans les différentes synagogues. Où va-t-on ? La question mérite d’être posée. C’est vrai. L’on est habitué de vivre la navigation à vue, mais, cette fois-ci s’en est de trop. La coalition Lamuka, du moins, dans sa structuration actuelle, représentée par le tandem Muzito-Fayulu, hausse le ton en réclamant comme solution sine qua non, un consensus autour des questions importantes notamment, celle sur la révisitation de la loi Organique de la CENI, les réformes électorales, en général, la problématique de la désignation d’une nouvelle équipe dirigeante de la CENI devant remplacer celle de Nangaa arrivée fin mandat depuis maintenant plusieurs mois.

En gros, le but ultime poursuivi par Fayulu et Muzito, serait, à les en croire, d’éviter les fraudes électorales écœurantes aussi bien le glissement de l’actuel pouvoir. Ces deux personnalités politiques ont oublié que le gouvernement congolais veut organiser le recensement général de la population en prévision des prochaines élections. L’opposition, quant à elle, voit dans l’organisation de cette couteuse opération une manœuvre afin de retarder la tenue des scrutins. Il n’en demeure pas moins de rappeler à qui veut l’entendre, que le dernier recensement date de 1984. Aujourd’hui, qui connait le nombre exact d’habitants en RDC ? Qui est congolais ? Qui ne l’est pas ? Pourquoi, cette fois-ci, le recensement doit, stricto sensu, avoir lieu avant le scrutin prochain ? Qui sait ? Aux dernières nouvelles, ONIP n’aurait pas reçu, jusque-là, les fonds sollicités pour entamer le processus d’identification nationale.  A tout dire, le bon sens devrait diriger les hommes politiques à prendre une sage décision pour la Nation.

Avec les meetings que multiplie l’Honorable Mboso, Président de la Chambre basse du parlement de la RDC, les déclarations de soutien à la candidature de Tshisekedi en 2023, n’y a-t-il pas moyen de s’interroger si le camp au pouvoir n’est-il pas en campagne anticipative pour des élections incertaines ? Les politiques ne cesseront jamais de nous étonner. Dans l’entretemps, l’on ne sait toujours pas où l’on va !

La Pros.