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Atelier officiel de lancement à Kinshasa /PDTIE : la RDC, le Cameroun et les institutions initiatrices favorables à la protection de l’environnement

Atelier officiel de lancement à Kinshasa /PDTIE : la RDC, le Cameroun et les institutions initiatrices favorables à la protection de l’environnement

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*Visant  la création d’un environnement favorable et inclusif pour la recherche et l’innovation en RDC et au Cameroun et  en vue d’y favoriser le développement durable et la réduction de la pauvreté, il a été  procédé ce lundi 27 septembre 2021, dans la salle Virunga II de l’Hôtel Memling, à l’ouverture de l’atelier officiel de lancement au Projet de Déploiement des Technologies et Innovations Environnementales pour le développement durable et la réduction de la pauvreté (PDTIE). Ouverts  solennellement par Madame Nefertiti Mushiya Tshibanda, Déléguée générale à la Francophonie et représentant,  à cette occasion,  le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Etrangères et Coopération, Christophe Lutundula Apala, les travaux de cet atelier tournent  autour de la présentation des différents projets par les participants, entrepreneurs pour la plupart, et l’adoption finale du projet le plus pertinent, plus ambitieux et plus prometteur par un Jury décisionnel émaillé  d’experts. En effet, le PDTIE est un projet initié par l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable, l’Université Kongo de la RDC, Eden Africa et Ingénieurs Sans Frontières au Cameroun. Ce projet bénéficie du financement du Fonds ACP pour l’Innovation, Programme de Recherche et d’Innovation de l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), ainsi que de la contribution financière estimée à 4,2 millions d’euros de l’Union Européenne.

Se prononçant au nom du VPM Lutundula, devant l’assistance, Nefertiti Mushiya a salué le début de ces travaux d’atelier unifiant les intelligences rd-congolaise et camerounaises inscrits qui, selon elle, s’inscrivent  dans la logique de coopération multilatérale pour promouvoir des actions nobles et durables en faveur de la protection du bien commun du patrimoine naturel. «Nous les avons reçu de nos pères, nous  les consommons aujourd’hui et nous devons les préserver pour les générations futures», a-t-elle déclaré,  avec enthousiasme. Face à la destruction de l’environnement et la favorisation des conditions inopportunes à sa sécurité, Nefertiti Mushiya estime, par ailleurs,  qu’il est nécessaire d’adopter un comportement responsable dans l’utilisation optimale des ressources environnementales.

Elle a poursuivi, en outre,  en rappelant que le bassin du Congo, ainsi  partagé ensemble avec le Cameroun, est la deuxième réserve mondiale en ressources naturelles après l’Amazonie.

De ce fait, a-t-elle indiqué, les probantes menaces qui s’irriguent contre la conservation de ce patrimoine naturel, richesse convoité et socle de survie, poussent la RD. Congo avec les élans de développement pris par le Chef de l’Etat,  Félix Antoine  Tshisekedi Tshilombo, à ne ménager aucun effort pour que les travaux de PDTIE entre la RDC et le Cameroun culminent vers   des notes  positives, y compris  des actions concrètes reflétant l’esprit et la lettre de ces travaux.

La situation environnementale mondiale alarmante, la Délégué générale à la Francophonie juge qu’une remise en question s’impose inévitablement et que tous les pays du monde devraient désormais s’unir pour lutter  en faveur de la protection de l’environnement. « Elle ne dépend pas plus d’humeurs  des Nations, mais de quête de survie future. Toutes les Nations ont une obligation de se conformer pour lutter en faveur de l’environnement», a-t-elle clamé.

Mot du Dircab d’Eve Bazaïba

Représentant à ces assises Eve Bazaïba, Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Environnement et Développement Durable, le Directeur de Cabinet, M.  Yves Kitumba a clairement précisé que les travaux de cet atelier ne sont pas un effet de mode, mais une réponse aux difficultés d’accès de la population à leur bien-être économique et social.

A travers ce projet, dans les cinq prochaines années, il a réaffirmé que    plus de 70% des  populations devraient, en principe, avoir  l’accès aux connaissances techniques à un coût abordable. En se focalisant d’abord sur les jeunes, formant le 2/3 de la population, les femmes et les petites et moyennes entreprises. Plus loin, dans cette même intervention,  il s’est dit rassuré de l’aboutissement positif de ces travaux, au regard de la qualité des organisateurs et des participants. Cela sans, cependant,  perdre de vue l’objectif de l’élaboration des stratégies régionales et locales, en faveur de la RDC et du Cameroun.

Il sied aussi de signaler, enfin, qu’il y a eu plusieurs   interventions remarquables à cette ouverture solennelle des personnalités dont le mot  de bienvenue  prononcé par le Recteur de l’Université Kongo, Odilon Gamela Ngindu ; l’allocution du Sous-secrétaire général du Département des Questions politiques et du développement humain de l’OEACP, M.  Ibrahim Norbert Richard ; le mot de l’expert senior Unité STI et digitalisation, Mme  Simona Mari ; l’allocution de Monsieur Laurent Sillano, Ministre Conseiller à l’Union Européenne, représentant l’Ambassadeur Jean-Marc Châtaignier ; la présentation du programme de recherche et innovation de l’OPEACP par Madame Laure Dutaur, Unité d’assistance technique du programme   et, définitive, l’allocution de M.  Touano Kiri, Directeur a.i de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable.

John Ngoyi