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Tolérance !

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Les africains, congolais y compris, donnent-ils raison, par leur agir au quotidien, à un dirigeant occidental qui avait ironiquement affirmé que ‘‘la démocratie est un luxe pour les africains’’ ? A voir la résurgence des coups d’Etat sur le continent, la modification des constitutions pour s’éterniser au pouvoir, l’organisation des parodies d’élections,…, personne ne dirait le contraire si on répondait par l’affirmatif à cette interrogation. Au pays de Simon Kimbangu, depuis l’avènement de la démocratie, avec les premières élections pluralistes de 2006, la désignation de dirigeants de la centrale électorale divise continuellement les congolais. De Monsieur l’Abbé Malumalu I et II, paix à son âme, en passant par Ngoy Mulunda, Corneille Nangaa, Ronsard Malonda et aujourd’hui Denis Kadima, les congolais n’ont jamais été d’accord sur un nom. Tout à fait normal, étant donné qu’il n’y a jamais et qu’il n’y aura jamais de consensus tant que la pesanteur politique influencera non seulement la désignation, mais surtout la publication des résultats falsifiés qui n’ont cessé d’être à la base des contestations et tout ce qui s’en suit. Pour dire simple, ce sont les pesanteurs politiques qui restent à la base de cette situation qui, malheureusement, divise le peuple, divise le pays, en deux camps. Ce qui fait naître davantage l’intolérance. On accepte plus de contradiction. On ne supporte pas le point de vue contraire, on ne veut pas d’un autre son de cloche. Dans le cas d’espèce, ceux qui soutiennent Denis Kadima demande à Félix Tshisekedi de libérer le processus électoral, en signant l’ordonnance d’investiture. A l’opposé, on fait la similitude avec le cas Malonda, par conséquent, on invite le Chef de l’Etat à recaler Kadima Denis et son équipe. Pire, Moïse Katumbi mène déjà des consultations pour claquer la porte de l’Union Sacrée de la Nation. C’est son droit le plus légitime. Devant ce plus grand diviseur commun du peuple, il appartient aux politiques d’éduquer leurs bases respectives afin qu’elles développent la culture de tolérance. Car, comme le disait le Grand Mao, les changements qui interviennent dans la société proviennent surtout du développement des contradictions à l’intérieur de la société, c’est-à-dire, des contradictions entre les classes, entre le nouveau et l’ancien. Le développement de ces contradictions fait avancer la société, amène le remplacement de la vieille société par la nouvelle. Qu’il s’agisse d’un individu, d’un parti, d’une armée ou d’une école, disait le Grand Timonier, l’absence d’attaques de ‘’l’ennemi’’, nous disons l’adversaire, contre nous est une mauvaise chose, car elle signifie nécessairement que nous faisons cause commune avec lui. ‘‘Si nous sommes attaqués par l’ennemi, c’est une bonne chose, car cela prouve que nous avons tracé une ligne de démarcation bien nette entre l’ennemi et nous. Et si celui-ci nous attaque avec violence, nous peignant sous les couleurs les plus sombres et dénigrant tout ce que nous faisons, c’est encore mieux, car cela prouve non seulement que nous avons établi une ligne de démarcation nette entre l’ennemi et nous, mais encore que nous avons remporté des succès remarquables dans notre travail’’.

Bref, être attaqué par l’adversaire est une bonne et non une mauvaise chose.

Sinon la bataille verbale, qui s’est transformée en bataille corporelle entre l’Udps et Ecidé fait craindre le pire si l’on y prend garde. Il est plus que temps de prévenir car, guérir risque d’être très difficile pour le pays.

La Pros.