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Entente !

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«Quand tout héritage me sera ravi, l’instruction reçue de l’école restera mon unique héritage que personne ne pourra me ravir», disait le célèbre prêtre Madimba, ancien Recteur du Collège Notre Dame du Congo (CNDC).  Cette phrase pertinente soit-elle, résume en mieux l’importance de l’enseignement. Aujourd’hui, loin de combattre la gratuité de l’enseignement garantie par la Constitution, personne ne peut ignorer cet imbroglio, ce langage des sourds, cette guéguerre entre Gouvernement et enseignants qui se réunissent dans les syndicats pour réclamer leur droit le plus légitime. La scène d’hier, au palais du peuple,  aura ni plus ni moins, marquée les esprits. Les parents, qui pensaient envoyer leurs enfants à l’école pour une meilleure éducation,  se retrouvent imbiber, tremper dans une désolation sans pareille, sur l’épineuse question de prise en charge des enseignants par le gouvernement. Sit-in, marche,  les élèves ont exprimé leur ras-le-bol. Kabund, face aux élèves, il n’a non seulement pris l’engagement d’entamer dès ce vendredi des pourparlers avec le gouvernement autour de la grève des enseignants qui revendiquent, à bon droit, l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles, aussi il a reconnu la responsabilité des uns des autres. «Je sais que ça ne marche pas. Vous êtes en train de revendiquer. Ce qui justifie votre présence ici. Je tiens d’abord à préciser que vous êtes dans l’enceinte de la 2ème institution du pays qui est le Parlement », dit-il.

Dans son élan, le premier vice-président Kabund a pris de son temps pour repréciser certaines choses. « Si vos enseignants vous disent qu’ils ne sont pas payés, c’est faux. Mais seulement, ils exigent l’amélioration de leur salaire, de leurs conditions socioprofessionnelles. C’est tout à fait légitime pour eux d’exiger l’amélioration de leur salaire. Tout travailleur congolais a droit d’exiger de son employeur l’amélioration de ses conditions socioprofessionnelles. Est-ce pour autant nous allons sacrifier la gratuité », s’est-il  interrogé en même temps. De son côté, face à la presse hier, aux côtés de son collègue porte-parole du gouvernement, Tony Mwaba, ministre de l’EPST n’est pas allé par quatre chemins  pour signifier ouvertement que la grève enclenchée par le Syndicat national des écoles catholiques est une guerre asymétrique, utilisant une arme non conventionnelle et sans se respecter allant jusqu’à qualifier ce mouvement d’anti-gratuité. Quoi qu’il en soit, il serait urgent de revenir sur la table des discussions, de trouver un terrain d’entente, le juste milieu entre gouvernement et enseignants pour une fin heureuse. Car, la bonne éducation n’a pas de prix, dit-on.

La Pros.