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Leadership National Congolais de Progrès

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L’exemple de quelques Grands Leaders qui ont, dans le Monde, marqué positivement l’Histoire de leurs pays respectifs et la Marche de l’Humanité vers la Culture, la Civilisation et le Progrès

1. Nelson Mandela

Le symbole, l’exemple et les actes interpellent et donnent à penser et à agir.

Nelson Mandela, considéré par M. Claude Allègre comme étant la Sagesse africaine personnifiée, est l’une des meilleures Sources d’inspiration pour nous.

1) Attachement à un idéal noble et juste : « Un idéal pour lequel je suis prêt à mourir… »

En 1962, Nelson Mandela a été arrêté. Le procès qui eut lieu à Pretoria entre octobre 1963 et juin 1964, devant la haute cour du Transvaal, tint son nom de Rivonia, une commune de la banlieue de Johannesburg, où 19 dirigeants de l’ANC avaient été arrêtés. Il impliquait les dirigeants d’Umkhonto we Sizwe, branche militaire de l’ANC, jugés pour 221 actes de sabotage. Ces dirigeants étaient Nelson Mandela, Walter Sisulu, Ahmed Kathrada, Govan Mbeki… Au cours de sa plaidoirie devant le Tribunal, Nelson Mandela fit une déclaration célèbre ci-après :

« Toute ma vie je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivraient ensemble en harmonie et avec les mêmes opportunités. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et agir. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

2) Libéré, Nelson Mandela s’est présenté comme ‘un humble serviteur du peuple’

Le 11 février 1990, il a été libéré ! L’événement était retransmis en direct dans le monde entier.

Le jour de sa libération, Mandela renouvela son engagement pour la paix et la réconciliation avec la minorité blanche du pays. Mais il annonça aussi que son objectif principal était de donner à la majorité noire le droit de vote, aussi bien aux élections nationales que locales.

Il annonça à la foule : « Je suis là devant vous non pas comme un prophète mais comme un humble serviteur du peuple. » Il mena des négociations sur l’élaboration d’une nouvelle constitution et en juin 1991, le parlement sud-africain vota la suppression des dernières lois piliers de l’Apartheid encore en vigueur.

3) Le jour des premières élections multiraciales, crédibles, libres et démocratiques : Humilité de Nelson Mandela, sa Gratitude et sa Reconnaissance de la Contribution de tous les Anciens de l’ANC, des Compagnons de lutte et du sacrifice suprême de nombreux Membres et Cadres de l’ANC qui avaient participé à la lutte et combattu l’Apartheid avant lui et avec lui

Nelson Mandela n’avait voté ni à Johannesburg, ni à Pretoria, mais au Natal, dans un petit bureau de vote. Voici pourquoi :

J’ai voté le 27 avril 1994, le premier des quatre jours du scrutin. J’avais décidé de voter au Natal pour montrer aux gens que, dans cette province divisée, aller dans les bureaux de vote ne représentait aucun danger.

J’ai voté au lycée Ohlange à Inanda, un township dans des collines verdoyantes, au nord de Durban, car c’était là que JOHN DUBE, le premier de l’ANC, était enterré. Ce patriote africain avait participé à la fondation de l’organisation (ANC) en 1912, et j’ai déposé mon bulletin dans l’urne près de sa tombe, fermant ainsi le cycle historique car la mission qu’il avait entamée quatre-vingt-deux ans plutôt était sur le point de s’achever.

Debout près de sa tombe, sur une colline au-dessus de la petite école, je ne pensais pas seulement au présent mais au passé. Quand je me suis avancé vers le bureau de vote, j’ai évoqué le souvenir des héros qui étaient tombés afin que je puisse me trouver là, aujourd’hui, ces hommes et ces femmes qui avaient fait le sacrifice suprême pour une cause qui avait finalement triomphé. J’ai pensé à Oliver Tambo et à Cris Hani, au Chef Albert Luthuli et à Bram Fisher. J’ai pensé à nos grands héros africains qui s’étaient sacrifiés pour que des millions de Sud-Africains puissent aller voter aujourd’hui ; j’ai pensé à Josiah Gumede, à Helen Joseph à Yusuf Dadoo, à Moses Kotane.

En ce jour du 27 Avril 1994, je ne suis pas entré seul dans le bureau de vote, tous m’accompagnaient. Quand j’ai déposé mon bulletin de vote dans l’urne, ils m’entouraient tous et ils ont déposé à travers ma main ce bulletin avec moi.

Cfr. : Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, p. 637-638, Jean Guiloineau (traducteur), ISBN 2253140634, Editeur Le Livre de Poche, 1 décembre 1996.

4) Dans la gestion de la victoire, Nelson Mandela a démontré qu’il était un Homme d’Etat, un Homme de Progrès, un Homme sage, un Homme juste, un Homme loyal, un Homme humble, un Homme honnête et un Homme à la hauteur du défi qui était devant lui

Après la victoire, Nelson Mandela n’est pas tombé dans le piège de la surévaluation du moi. Alors qu’il avait été l’un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique institutionnel de ségrégation raciale (apartheid), il s’est souvenu qu’il avait rejoint l’ANC en 1943, bien longtemps après la création de l’ANC et le Combat mené par les Anciens.

Il ne s’est pas considéré comme le Seul Héros et le Seul Vainqueur de tout le Combat mené par l’ANC depuis sa création en 1912 à Bloemfontein par les Pères Fondateurs pour défendre, contre l’Apartheid, les intérêts de la majorité noire contre la minorité blanche.

Il a transcendé l’égoïsme, sa famille biologique, le cercle restreint des amis privés, les clivages des tribus, des partis politiques et des organisations sociales ; il a transcendé les conflits survenus au sein de l’ANC notamment sur les deux stratégies du Combat (non-violence et création de la branche armée).

Il a opté pour la voie du progrès réel, profond et constant. Il s’est montré à la hauteur du défi à relever par la fidélité à la vision, à la cause, aux valeurs et à l’idéal prêchés tout au long du Combat et par la mise en place d’un Leadership de Progrès.

Il a, de façon ferme, claire et courageuse, privilégié au- dessus de toute autre considération, la qualité du travail, la méritocratie, la compétence, la formation, l’ouverture d’esprit, la conférence professionnelle, l’excellence, le professionnalisme, la performance, l’expertise, la bonne gouvernance et la conscience patriotique, démocratique et morale.

Il a rassemblé autour de lui tous ceux qui avaient participé au Combat ; tous ceux qui avaient démontré pendant tant d’années du Combat qu’ils étaient attachés à l’idéal patriotique et démocratique ; toux ceux qui avaient signé la Charte de liberté et tous les meilleurs cerveaux de son pays. C’est ainsi que se sont retrouvés autour de lui les membres délégués par l’ Alliance du Congrès Sud-africain, le Congrès National Africain (ANC) et ses Alliés, le Congrès Indien Sud-africain, le Congrès Sud-Africain des Démocrates et le Congrès du Peuple Coloré ainsi que les Délégués de COSATU.

M. Frederik Willem de Klerk a participé aux nouvelles institutions du pays car il s’était montré un homme de progrès en combattant la ségrégation raciale à partir de l’intérieur du parti ségrégationniste. Une fois élu à la Présidence de son parti et ensuite à la Présidence du pays, il a réalisé ce qu’il avait promis lors de la campagne électorale : suppression de toutes les lois racistes ; libération, sans condition, de Nelson Mandela et de tous les prisonniers politiques arrêtés pour leur combat antiségrégationniste ; levée de la mesure qui frappait d’interdiction l’ANC, les autres partis politiques et les organisations de la Société civile qui luttaient contre le ségrégationnisme racial. Il mena les réformes qui mirent fin à la politique d’apartheid en 1991 et les négociations constitutionnelles avec le Congrès National Africain de Nelson Mandela qui aboutirent aux élections libres et démocratiques d’avril 1994, à la mise en place du premier gouvernement multiracial du pays et à l’élection de Nelson Mandela en tant que Premier Président de la Nouvelle Afrique du Sud, multiraciale et démocratique.

5) Rupture claire et totale d’avec l’ancien système (ses fondations, ses piliers, sa constitution, ses institutions, ses lois, ses géniteurs, ses thuriféraires, ses gestionnaires) et mise en place d’un nouveau système et d’un Leadership de Progrès pour appliquer la nouvelle constitution et le nouveau système

Lorsque l’ANC est finalement arrivé au pouvoir après les élections démocratiques de 1994, la nouvelle Constitution de l’Afrique du Sud incluait bon nombre des exigences de la Charte de la liberté. Il abordait directement presque toutes les demandes d’égalité de race et de langue, mais ne faisait aucune référence à la nationalisation de l’industrie ou à la redistribution des terres qui étaient décrites dans la charte.

Charte de la liberté

Nous, le peuple d’Afrique du Sud, déclarons pour que tout notre pays et le monde sachent : que l’Afrique du Sud appartient à tous ceux qui y vivent, noirs et blancs, et qu’aucun gouvernement ne peut légitimement revendiquer l’autorité à moins qu’elle ne soit fondée sur la volonté de toutes les personnes; que notre peuple a été privé de son droit d’aînesse à la terre, à la liberté et à la paix par une forme de gouvernement fondée sur l’injustice et l’inégalité ; que notre pays ne sera jamais prospère ou libre tant que tous nos peuples ne vivront pas dans la fraternité, jouissant de droits et d’opportunités égaux ; que seul un État démocratique, fondé sur la volonté de tout le peuple, peut garantir à tous leur droit d’aînesse sans distinction de couleur, de race, de sexe ou de croyance ; Et par conséquent, nous, le peuple d’Afrique du Sud, noir et blanc ensemble – égaux, compatriotes et frères – adoptons cette Charte de la liberté. Et nous nous engageons à lutter ensemble, sans épargner ni force ni courage, jusqu’à ce que les changements démocratiques ici énoncés aient été remportés.

Le peuple gouvernera

Tout homme et toute femme a le droit de voter et d’être candidat à toutes les instances législatives ;

Toute personne a le droit de participer à l’administration du pays ;

Les droits du peuple sont les mêmes, sans distinction de race, de couleur ou de sexe ;

Tous les organes du pouvoir minoritaire, les conseils consultatifs, les conseils et les autorités seront remplacés par des organes démocratiques d’autonomie.

Tous les groupes nationaux auront les mêmes droits

Il y aura un statut égal dans les organes de l’État, dans les tribunaux et dans les écoles pour tous les groupes nationaux et races ;

Tous les peuples ont le même droit d’utiliser leur propre langue et de développer leur propre culture et coutumes populaires ;

Tous les groupes nationaux doivent être protégés par la loi contre les insultes à leur race et à leur fierté nationale ;

La prédication et la pratique de la discrimination et du mépris nationaux, de race ou de couleur constitueront un crime punissable ;

Toutes les lois et pratiques de l’apartheid seront mises de côté.

Le peuple partagera la richesse du pays

La richesse nationale de notre pays, l’héritage de tous les Sud-Africains, sera restituée au peuple ;

Les richesses minières du sous-sol, les banques et l’industrie monopolistique seront transférées à la propriété du peuple dans son ensemble ;

Toutes les autres industries et commerces seront contrôlés pour aider au bien-être de la population ;

Tous les hommes ont le même droit de commercer où bon leur semble, de fabriquer et d’accéder à tous les métiers, métiers et professions.

La terre sera partagée entre ceux qui travaillent

Les restrictions à la propriété foncière sur une base raciale seront levées, et toutes les terres seront redivisées entre ceux qui les travaillent, pour bannir la famine et la faim de terre ;

L’Etat doit aider les paysans avec des outils, des semences, des tracteurs et des barrages pour sauver le sol et aider les cultivateurs ;

La liberté de mouvement est garantie à tous ceux qui travaillent la terre ;

Tous auront le droit d’occuper la terre où bon leur semble ;

Les gens ne seront pas dépouillés de leur bétail, et les travaux forcés et les prisons agricoles seront abolies.

Tous seront égaux devant la loi

Nul ne peut être emprisonné, expulsé ou restreint sans un procès équitable ;

Nul ne peut être condamné par ordre d’un fonctionnaire du gouvernement ;

Les tribunaux sont représentatifs de tout le peuple ;

L’emprisonnement ne sera que pour les crimes graves contre le peuple, et aura pour but la rééducation, non la vengeance ;

La police et l’armée seront ouvertes à tous sur un pied d’égalité et seront les auxiliaires et les protecteurs du peuple ;

Toutes les lois discriminatoires fondées sur la race, la couleur ou les croyances seront abrogées.

Tous doivent jouir des mêmes droits humains

La loi garantit à tous le droit de parler, de s’organiser, de se réunir, de publier, de prêcher, de prier et d’éduquer leurs enfants ;

L’intimité de la maison contre les descentes de police doit être protégée par la loi ;

Tous seront libres de voyager sans restriction de la campagne à la ville, de province à province et de l’Afrique du Sud à l’étranger ;

Les lois sur les passes, les permis et toutes les autres lois restreignant ces libertés seront abolies.

Il y aura du travail et de la sécurité

Tous ceux qui travaillent seront libres de former des syndicats, d’élire leurs dirigeants et de conclure des accords salariaux avec leurs employeurs ;

L’État reconnaît à tous le droit et le devoir de travailler et de percevoir l’intégralité des allocations de chômage ;

Les hommes et les femmes de toutes races recevront un salaire égal pour un travail égal ;

Il y aura une semaine de travail de quarante heures, un salaire minimum national, des congés annuels payés et des congés de maladie pour tous les travailleurs, et un congé de maternité à plein salaire pour toutes les mères qui travaillent ;

Les mineurs, les travailleurs domestiques, les ouvriers agricoles et les fonctionnaires ont les mêmes droits que tous ceux qui travaillent ;

Le travail des enfants, le travail composé, le système tôt et le travail en sous-traitance seront abolis.

Les portes de l’apprentissage et de la culture s’ouvriront

Le gouvernement doit découvrir, développer et encourager les talents nationaux pour la valorisation de notre vie culturelle ;

Tous les trésors culturels de l’humanité seront ouverts à tous, par le libre-échange de livres, d’idées et de contacts avec d’autres terres ;

Le but de l’éducation sera d’apprendre aux jeunes à aimer leur peuple et leur culture, à honorer la fraternité humaine, la liberté et la paix ;

L’éducation doit être gratuite, obligatoire, universelle et égale pour tous les enfants ;

L’enseignement supérieur et la formation technique sont ouverts à tous au moyen d’allocations et de bourses d’État attribuées au mérite ;

Il sera mis fin à l’analphabétisme des adultes par un plan national d’éducation de masse ;

Les enseignants auront tous les droits des autres citoyens ;

La barre de couleur dans la vie culturelle, dans le sport et dans l’éducation sera abolie.

Il y aura des maisons, de la sécurité et du confort

Toute personne a le droit de vivre où elle veut, d’être logée décemment et d’élever sa famille dans le confort et la sécurité ;

Espace d’habitation inutilisé à mettre à la disposition de la population ;

Le loyer et les prix seront abaissés, la nourriture abondante et personne n’aura faim ;

Un programme de prévention sanitaire est géré par l’État ;

Des soins médicaux et une hospitalisation gratuite doivent être assurés pour tous, avec une attention particulière pour les mères et les jeunes enfants ;

Les bidonvilles seront démolis et de nouvelles banlieues construites où tous disposent de transports, de routes, d’éclairage, de terrains de jeux, de crèches et de centres sociaux ;

Les personnes âgées, les orphelins, les invalides et les malades seront pris en charge par l’Etat ;

Le repos, les loisirs et les loisirs sont le droit de tous ;

Les clôtures et les ghettos seront abolis et les lois qui divisent les familles seront abrogées.

Il y aura la paix et l’amitié

L’Afrique du Sud sera un État pleinement indépendant, qui respecte les droits et la souveraineté de toutes les nations ;

L’Afrique du Sud s’efforcera de maintenir la paix mondiale et le règlement de tous les différends internationaux par la négociation et non par la guerre ;

La paix et l’amitié entre tous nos peuples seront garanties par le respect de l’égalité des droits, des opportunités et du statut de tous ;

Les peuples des protectorats – Basutoland, Bechuanaland et Swaziland – seront libres de décider eux-mêmes de leur avenir ;

Le droit de tous les peuples d’Afrique à l’indépendance et à l’autonomie sera reconnu et constituera la base d’une étroite coopération.

Que tous ceux qui aiment leur peuple et leur pays disent maintenant, comme nous le disons ici :

« Ces libertés pour lesquelles nous combattrons, côté à côté, tout au long de notre vie, jusqu’à ce que nous ayons gagné notre liberté »

Adopté au Congrès du Peuple, Kliptown, Afrique du Sud, le 26 juin 1955.

Nelson Mandela, la grandeur d’un combat pour l’Homme (reussirmavie.net)

Charte de la liberté — Wikipédia (wikipedia.org)

Charte de la liberté, Afrique du Sud – Bing

Abolition de l’Apartheid – Bing

ANC, Afrique du Sud – Bing

Fait le 10 novembre 2021

Pour le Leadership National Congolais de Progrès

Dr François Tshipamba Mpuila

GSM et Whatsapp : +32-493-325-104

E-mail : tshipamba.mpuila@yahoo.fr