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Procès Matata Ponyo Mapon/Les Congolais rattrapés par leur amour de l’esclavage

Procès Matata Ponyo Mapon/Les Congolais rattrapés par leur amour de l’esclavage

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Par le Dr François Tshipamba Mpuila)

*Les Congolais qui sont étonnés et déçus par les décisions de la Justice congolaise dans le procès de Matata Ponyo Mapon ne sont ni cohérents ni conséquents avec eux-mêmes. La constitution étrangère appliquée jusqu’à ce jour en RDC, est le Code Noir, la Charte coloniale ; elle est l’envers d’un Etat de droit réellement indépendant, souverain et démocratique ; l’envers d’une justice équitable pour tous, impartiale et indépendante.

1. Les Congolais sont rattrapés par la constitution étrangère qu’ils appliquent jusqu’à ce jour

En appliquant une constitution étrangère, les Congolais ont accepté bien volontiers :

• De renoncer jusqu’à ce jour à la liberté, à la dignité, à l’indépendance et à la souveraineté nationale ;

• De se mettre eux-mêmes la corde de l’esclavage au cou et les chaînes aux pieds, aux mains et dans les cerveaux ;

• De renoncer au changement et au progrès puisqu’ils gardent, toujours debout, les Fondations et les Piliers (constitution, institutions, géniteurs, thuriféraires, barons, cadres…) du système déshumanisant. Ces Fondations et Piliers sont même légitimés, consolidés et renforcés car aujourd’hui même ceux qui les avaient combattus hier s’y réfèrent et exigent de tous les Congolais le respect strict de ces Fondations et de ces Piliers de l’ancien système déshumanisant.

La Cour constitutionnelle applique la constitution actuelle en se déclarant incompétente pour juger l’ancien premier Ministre Augustin Matata Ponyo Mapon sur le dossier de détournement des fonds du projet agro industriel de Bukanga-Lonzo. A cet effet, le dossier est donc clos devant la haute cour du pays, en attendant que le ministère public puisse réorienter son action.

En tant que sénateur, M. Matata doit être renvoyé devant la Cour de cassation, compétente pour juger notamment les parlementaires, estiment ses avocats.

Protégé par son immunité parlementaire, il ne pouvait être poursuivi qu’après autorisation du Sénat.

L’ex-chef de gouvernement est poursuivi aux côtés de Patrice Kitebi, ancien ministre délégué aux Finances au moment des faits, et d’un ressortissant sud-africain, Grobler Christo, gérant d’une société sud-africaine.

Tous trois sont soupçonnés d’avoir détourné, alors que M. Matata était Premier ministre, plus de 200 millions de dollars de fonds publics destinés au parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, à 250 km au sud-est de Kinshasa. Ce projet n’a jamais vraiment décollé. L’Etat congolais y a perdu plus de 200 millions de dollars, selon une enquête de l’Inspection générale des Finances (IGF).

La Cour constitutionnelle de RDC se dit incompétente pour juger un ex-Premier ministre — La Libre Afrique

Malgré plusieurs documents d’analyses critiques publiés sur la constitution actuelle, les congolais ont fait la sourde oreille, ils n’ont pas encore compris que ladite constitution était taillée sur la mesure du Mercenaire et de ses adeptes ; que le Président de la République et le Premier Ministre – qu’ils soient encore en exercice et après leur mandat, qu’ils aient commis les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, le crime de génocide, les violations graves des libertés et des droits de l’homme, les assassinats politiques, les massacres de masse, les crimes économiques… sont trop protégés par la constitution et bénéficient de l’immunité à vie ; il est plus difficile de les sanctionner mais très facile de modifier la constitution : nous sommes constitutionnellement dans un régime politique où le Président de la République et le Premier Ministre sont, au cours et après leur mandat, intouchables, divinisés, gracieusement payés et immunisés à vie. Ce sont des hommes forts face aux institutions très faibles.

Veuillez relire très attentivement notre texte d’analyse critique contre la constitution actuelle, notamment :

• La valeur de toute constitution pour tout peuple et pour toute nation ;

• Quels sont les auteurs de ladite constitution ;

• Quelle est l’idée du droit véhiculé par l’actuelle constitution ?

• L’absence d’exigence quant à la qualification pour être Président de la République et Haut Fonctionnaire de l’Etat ;

• Absence d’affirmation des règles et des valeurs éthiques et morales ;

• Profil défini par la Conférence Nationale Souveraine pour prétendre à de Hautes Fonctions dans les Institutions de l’Etat au Congo/Kinshasa ;

• Une constitution scélérate, criminogène, dictatogène et conflictogène ;

• L’actuelle constitution a préparé une nouvelle dictature et consacré l’impunité des dirigeants, la mauvaise gouvernance et l’immoralité ;

• L’actuelle constitution consacre l’impunité, la mauvaise gouvernance et l’immoralité ;

• La constitution actuelle se caractérise par l’ignorance de la réalité locale et du Patrimoine culturel propre du Peuple Congolais ;

• Le texte de la constitution publié au Journal officiel de la RDC n’est pas le texte « adopté » à l’Assemblée nationale ;

• La position de certains fils du pays.

2. Savons-nous de quoi nous parlons quand nous parlons du changement, du progrès, de l’Etat, de l’Etat de droit et de l’Etat de droit démocratique tout en gardant debout les Fondations et les Piliers du système déshumanisant ?

Les Fondations de l’ancien système sont toujours solides et elles ont même acquis plus de légitimité et de solidité que sous l’ancien système car les anciens opposants qui les combattaient hier et qui sont actuellement au pouvoir travaillent sur base des Fondations de l’ancien système et exigent aujourd’hui le strict respect des Fondations de l’ancien système. Les piliers de l’ancien système sont aussi encore debout.

Ses géniteurs, thuriféraires, barons et gestionnaires sont toujours vivants, libres, actifs, impénitents et arrogants ; et nombreux d’entre eux sont toujours opérationnels dans des Institutions de l’Etat y compris dans des institutions de souveraineté et des pouvoirs régaliens ; ils sont protégés par l’immunité constitutionnelle et continuent d’être gracieusement payés par l’Etat congolais. Ils continuent à sécréter leur venin dans les Institutions et dans la Société et à exercer subtilement ou ostensiblement leur capacité de blocage, de sabotage, de nuisance et de destruction.

Certains géniteurs, thuriféraires, barons et gestionnaires du système déshumanisant sont même aujourd’hui au sein des fonctions fondamentales dites régaliennes de l’Etat : la Présidence de la République, la Primature, la sécurité extérieure (diplomatie et défense nationale), la sécurité intérieure (police et loi), la justice, les finances (la monnaie et la collecte des impôts et taxes).

A ces fonctions régaliennes s’ajoutent : l’éducation, la santé, la politique sociale (protection sociale, retraite, aide au logement, sécurité sociale, etc.),

La protection et préservation de l’environnement et les grands enjeux écologiques.

Ces maffieux contrôlent tout le système bancaire, commercial et monétaire. Les contrats léonins et les accords compromettants qu’ils avaient signés avec certains pays voisins et certaines multinationales sont toujours en vigueur jusqu’à ce jour.

Parmi les maffieux qui se disent opposants au pouvoir actuel et ceux qui attendent, dans les vestiaires, leur tour à l’occasion d’une éventuelle alternance, se trouvent les barons du système déshumanisant.

Les Fondations d’un système politique sont constituées par l’ADN, la vision, les valeurs, les idéaux et le projet de société d’un système et qui s’extériorisent dans la constitution et les lois ainsi que dans les institutions, la mentalité et le comportement des gestionnaires de l’Etat.

Il est contradictoire de parler du Changement de système politique tout en continuant à appliquer la constitution de l’ancien système. Et pire encore, une constitution étrangère et qui n’est même pas un chef-d’œuvre.

L’application de l’actuelle constitution ne permettra que le vernissage des Fondations et des Piliers de l’ancien système déshumanisant, le saupoudrage, la caricature du progrès, la décoration des murs du cimetière et des tombes, le folklore, le théâtre, les fioritures, le seul changement de sparadrap sur une plaie pourrie sans traiter la plaie elle-même.

L’actuelle constitution ne permettra jamais un progrès réel, profond, constant et sans cesse croissant qui transparaît à travers les paramètres et les indicateurs internationaux : l’actuelle constitution en est l’envers.

Fait le 19 novembre 2021.

Pour le Leadership National Congolais de Progrès

Dr François Tshipamba Mpuila

GSM et Whatsapp : +32-493-325-104