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Joseph Kabila: un produit qui se vend bien à l’international !

Joseph Kabila: un produit qui se vend bien à l’international !

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Pour la coalition de ses détracteurs à l’intérieur et à l’extérieur de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila est l’homme à abattre, celui dont l’héritage politique doit être mis sous le boisseau. Pour ce faire, tous les moyens sont bons. La récente enquête intitulée : « Congo Hold-up » accusant l’ancien président de la RDC et sénateur à vie ainsi que ses proches d’avoir dévalisé les caisses de l’Etat congolais, en est une illustration. Dans leur matraquage publicitaire ayant accompagné sa présentation sensationnelle, les auteurs de la dite enquête ont indiqué s’être appuyer sur 3,5 millions de documents analysés pendant six mois par 19 médias internationaux et cinq ONG. Résultat : 138 millions de dollars volés entre 2013 et 2018. Les auteurs de cette enquête n’ont aucunement évoqué une implication directe de M. Kabila dans ce « siphonage » présumé.

D’abord insulté, traité de tous les noms d’oiseau par ses plus farouches adversaires politiques avant d’être introduit au panthéon comme père et artisan de la première passation pacifique du pouvoir au sommet de l’Etat depuis l’indépendance du Congo et sa libération du joug colonial belge, Joseph Kabila est resté égal à lui-même.

Dans l’espace de quelques semaines, enivrer par le pouvoir, les mêmes qui avaient salué son patriotisme exemplaire se sont mis à démonter tout ce que Kabila avait construit durant 18 ans, notamment, la réunification, la réconciliation, la reconstruction et la fierté nationale rendue aux congolais.

Durant ses 18 ans à la tête de la RDC, Kabila a posé des actes patriotiques qui l’ont fait haïr des puissances et organisations occidentales. Après s’être permis d’organiser les élections présidentielles et législatives de décembre 2018 avec l’argent du Congo ; changer le Code minier ou encore demander le départ de la Mission de l’ONU du pays, la plupart de ces puissances et organisations ne jurent que par sa mort politique.

On a cherché à l’isoler, mais les occidentaux se sont vite rendu compte que l’homme n’avait rien à aller chercher chez eux. Face aux insultes, aux calomnies et aux provocations, Joseph Kabila est resté de marbre, imperturbable. Ils n’ont pas hésité de le qualifier de taiseux, via leurs médias.

Après l’avoir accusé de crime de sang dans plusieurs affaires montées de toute pièce, sans un quelconque élément de preuve, les laboratoires se sont lancés dans des simulations des crimes économiques et financiers. Ils savent que c’est très sensible. Dire à un peuple très affamé que l’argent qui devait servir à acheter « le carton de poulets à 10 dollars » a été volé par Kabila et sa famille, ça fait sensation.

L’intention de cette démarche est, d’une part de jeter l’opprobre sur Joseph Kabila et son héritage politique, et de légitimer ceux qu’on a qualifiés de « lanceurs d’alerte » congolais, d’autre part. Il est curieux de constater que depuis qu’ils ont été fabriqués par des maîtres bien rodés, ces « lanceurs d’alertes » congolais ne se recrutent qu’au sein de la BGFI Bank, une banque Gabonaise avec une succursale en RDC.

On aurait bien voulu que ces «lanceurs d’alertes» alertent également l’opinion nationale et internationale sur le complot dont la RDC est victime ainsi que sur les menaces de sa balkanisation. Qu’ils éclairent la nation sur lequel des sentiers prendre pour arriver dans le nid des terroristes ADF (Forces démocratiques alliées) qui sèment mort et désolation dans les régions du Nord-Kivu et l’Ituri notamment.

Depuis près d’une décennie, la démarche est la même : Il faut citer Kabila pour légitimer n’importe quelle pseudo enquête d’ONG et ainsi justifier le financement des donateurs véreux qui se recrutent souvent parmi ceux qui ne rêvent que de la disparition de la RDC de la carte d’Afrique. Chercheurs ou membres de ces fameux « Groupes d’études » la nuit, journalistes-militants le jour, ces enquêteurs et spécialistes prétendent avoir travaillé pour un tel ou tel autre média alors que les maisons de presse dont ils travaillent n’ont donné un seul euro pour financer l’enquête. Qu’on nous prouve le contraire. Lequel des médias cités dans cette fameuse « enquête du siècle » a sorti un seul franc, euro, dollar pour financer l’enquête « Congo Hold-up »?

Qu’on nous oppose un seul document comptable. 35.000 documents à analyser, 6 mois de travail, qui a financé l’enquête ? Pourquoi on n’ose pas évoquer le nom du maffieux financier! Il n’est plus un secret, le réseau a été identifier depuis des années et l’on connait les méthodes de ce réseau qui a contribué au renversement des plusieurs régimes politiques à travers le monde ou mettre en faillite des puissantes banques. Chers « enquêteurs », il est connu que vous travaillez pour un cynique spéculateur qui investit dans les secteurs des mines et de pétrole, entre autres.

D’où son acharnement à vouloir à tout prix démolir tout celui qui ose se lancer dans ces secteurs ou celui qui ose s’opposer à lui. Chers enquêteurs et sous-traitants, l’on sait que vous travaillez pour un des systèmes les plus opaques de la planète. Vous travaillez pour les gouvernements de vos pays, mais aussi des entreprises qui avec le concours d’un diplomate occidental qui s’accroche à son poste au-delà de son mandat ont décidé d’en finir avec Joseph Kabila pour avoir révisé le code minier en faveur des intérêts de la population RD Congolaise.

Pour légitimer votre démarche, vous embarquez quelques Congolais qui ont déjà vendu leurs âmes et consciences en faveur de la juxtaposition des intérêts personnels.

Ceux d’entre eux qui prétendaient que leurs vies étaient en danger lorsque Joseph Kabila était au pouvoir en raison de leur métier de « lanceur d’alerte » pour justifier leur séjour doré en Europe au lieu de revenir travailler à la reconstruction et à l’édification de la nation, y sont encore, trois ans après que Kabila ne soit plus aux commandes. Avec le temps, même les mensonges les mieux conçus finissent par être révélés au grand jour.

Aujourd’hui, la RDC a besoin des entrepreneurs, des hommes et des femmes qui se battent pour créer des emplois et produire des richesses. La RDC a besoin de ceux qui montent leurs business et non des gens qui passent le clair de leur temps à sillonner dans les ambassades.

Ces enquêtes-acharnement contre la personne de Joseph Kabila, qu’il faudrait absolument crucifier, finissent par fatiguer les bonnes consciences. La mémoire sélectivement amnésique des initiateurs de ces enquêtes a choisi de ne pas citer qu’à la fin du mandat présidentiel de Joseph Kabila, il avait laissé presque deux milliards de dollars Américains dans les caisses de la banque centrale, alors qu’il n’y avait rien trouvé lors de son accession à la tête du pays.

Nous comprenons que ces pseudo-enquêteurs n’ont pas de choix : le produit Joseph Kabila se vend très bien sur la sphère internationale et comme on n’a rien d’autre à vendre, on réchauffe, on assaisonne la même sauce qu’on sert à chaud. Triste pour des journalistes et ONG qui tentent de manipuler l’opinion et jeter l’opprobre sur un digne fils du Congo et d’Afrique.

Zihindula V. Mulegwa, LLM

Président du Centre d’Etudes Politiques et Stratégiques