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1ère Table ronde consultative avec les chevaliers de la plume/L’ACOFEPE et l’UNESCO mûrissent le projet de consécration d’une journée internationale de la presse écrite

1ère Table ronde consultative avec les chevaliers de la plume/L’ACOFEPE et l’UNESCO mûrissent le projet de consécration d’une journée internationale de la presse écrite

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Pourquoi n’existe-t-il pas une journée dédiée à la presse écrite, pourtant la mère du journalisme, parmi les 450 journées internationales ou mondiales consacrées par l’Organisation des Nations Unies ? Le 13 février, journée mondiale de la radio ; le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse ; le 28 septembre, journée internationale de l’accès universel à l’information ; le 27 octobre, journée mondiale du patrimoine audiovisuel. Toutes des dates célébrées par l’UNESCO dans le secteur du métier du journalisme, mais aucune d’elle ne faisant allusion à la presse écrite, ou du moins de façon explicite. C’est dans la perspective de ‘’rendre honneur’’ à la mère du journalisme que l’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Ecrite (ACOFEPE), avec l’appui de l’UNESCO/RDC, a organisé une journée de réflexion sur le projet de consécration d’une Journée internationale de la presse, sur initiative de sa Présidente Grâce Ngyke Kangundu. C’était dans la matinée du mardi 23 novembre 2021, dans la salle Irina Bokova, au bureau de l’UNESCO situé sur l’avenue Nzongontolo n°2 à la Gombe.

Mot de circonstance de l’ACOFEPE

Il s’agit de jeter le tout premier jalon d’un long processus. Bien que cela ait un caractère mondial, du fait qu’il nécessite l’implication et le soutien d’un plus grand nombre pour réunir les idées maitresses et l’avaliser au plus haut sommet de l’Assemblée générale de l’ONU.

En effet, cette première table ronde a connu trois temps forts notamment, le mot de circonstance de l’ACOFEPE prononcé le Chef du projet, M. Didier Mbu’y, l’intervention du Professeur Georges Jérémie Wawa ainsi que l’exposé du Représentant pays de l’UNESCO lue par M. Joseph Poto-Poto. Il s’en est ensuite suivi un moment d’échanges avec des responsables des médias presse écrite à Kinshasa, présents à cette table ronde, auquel s’était aussi joint le Recteur de l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC), M. Rigobert Munkeni.

Dans son mot de circonstance prononcé en remplacement de Grâce Ngyke, Présidente de l’ACOFEPE, Didier Mbu’y est revenu sur l’importance de rendre la fière chandelle à la presse écrite de qui sont nées toutes les autres formes de presse existantes à ce jour : l’audiovisuel, la radio et la presse en ligne très en vogue de nos jours avec les progrès technologiques. Par cette table ronde, il a estimé qu’il est surtout question de réfléchir sur l’avenir de la presse écrite dans le monde en général, et en RD. Congo en particulier.

Par ailleurs, il a exprimé la gratitude de l’ACOFEPE au Représentant pays pour son accompagnement de qualité, dès sa présentation à ce jour, et a déclaré que la tenue de cette table ronde s’agit là ‘’d’un moment solennel et historique’’.

Quant à la démarche qui vient de s’amorcer, visant l’objectif de la consécration d’une journée internationale de la presse écrite, le Chef du projet de l’ACOFEPE a indiqué que les idées qui seront réunies autour de toutes les table rondes «vont servir à l’élaboration d’un mémorandum qui sera accompagné d’un plaidoyer à déposer, d’une part auprès du Gouvernement de la République pour qu’il s’approprie ce projet ; et d’autre part auprès de l’UNESCO pour qu’il assure un processus de consultation, cette fois-là, auprès de ses Etats membres».

«Comme vous pouvez le constater, le chemin est long et très long. Mais commençons ! Même le voyage le plus long du monde, dit un proverbe chinois, commence par un premier pas», a-t-il ressorti en conclusion de son intervention.

Légitimité d’une journée internationale

Pour sa part, en sa qualité de Professeur d’Universités et de Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication, Georges Jérémie Wawa Mozanimu a renforcé les clous en disant que ce projet de consécration est la plus belle façon de reconnaitre le mérite d’un média qui a impacté le monde en général et le secteur des supports de diffusion de l’information en particulier.

«Les faits étant têtus, il s’agit à la lumière de l’évolution des médias de rendre témoignage à la presse écrite comme le média de référence. Et cela à biens égards», a déclaré le Professeur Wawa. Dans ses dires, il a souligné que c’est à partir de la presse écrite qu’ont découlées les définitions du journalisme et du journaliste.

Ce Professeur de renom a rappelé qu’au commencement, le journalisme désignait le métier, l’ensemble des métiers ou la forme d’expression de tout ce qui se consacre à la publication d’une information à partir du moment où celle-ci a un rapport avec l’actualité immédiate ou récente. Et ce n’est que plus tard, affirme-t-il, que cette désignation s’est étendue à toutes les autres formes des médias.

Et, à la base, dit-il, le journaliste était celui qui publiait un journal imprimé. Afin de démontrer l’omniprésence de la presse écrite dans les autres formes des médias, Georges Wawa a relevé que les différents genres journalistiques, l’organisation de la rédaction, la dénomination des rubriques, la mise en page et même la mise en ligne sont l’héritage des journaux considérés comme précurseurs de tous les journées existants dans le monde.

De son avis, la presse radio n’est rien d’autre que le journal parlé, la presse audiovisuelle le journal télévisé et la presse en ligne le journal sur des sites d’information.

Aussi, prenant l’exemple de la télévision et la radio, Georges Wawa a expliqué qu’il faut rédiger ‘’un commentaire’’ afin de permettre au présentateur d’une émission de lire et briefer les grandes lignes d’une information. «Pas d’écrit, pas de journalisme», a-t-il déclaré sans émois.

John Ngoyi