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Signe égal

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Six Chefs d’Etat africains ont pris part hier, jeudi 25 novembre 2021, à Kinshasa à la Conférence des Hommes sur la ‘’Masculinité Positive’’, des assises qui visent à mettre un terme aux violences faites à la femme et à la jeune fille dans le continent noir. Hôte de la Conférence, Félix Antoine Tshisekedi, Président en exercice de l’Union Africaine, a appelé à une mobilisation générale, pour mener des actions d’envergure, innovantes et accélérées afin de lutter contre ce fléau destructeur des vies. Il est manifestement ici question d’unir les efforts des chefs d’Etat, pour frapper et anéantir l’ennemi, et qu’ils aident le peuple à lutter contre cet ennemi d’un même cœur et d’une même volonté.

‘‘Masculinité Positive’’. Voilà encore un nouveau concept dans la sphère politique africaine. Soit. Il ne s’agit pas de se contenter d’apprendre ou d’ajouter des termes et des formules, mais d’adopter des mesures fortes, des sanctions exemplaires, dissuasives à l’endroit des auteurs de ces crimes odieux.

Combien des résolutions n’a-t-on pas prises, qui se sont limitées aux discours, avant de les jeter dans les oubliettes, avant qu’on invente d’autres vocables ? Depuis des lustres, l’Union Africaine est restée cette organisation prestigieuse qui sait savamment “décocher la flèche sans viser la cible”, elle tire au hasard. C’est ce qui est à la base de la compromission de l’avenir de tout un continent. Il est impossible de mettre le signe égal entre des résolutions et la mise en application de celles-ci sans une réelle volonté politique de changer les choses, sans suivi et évaluation desdites résolutions. Il est temps de briser les barrières, il est temps d’entraîner les femmes à participer résolument à la politique. Ce ne sont pas les capacités qui manquent. Dans le monde d’aujourd’hui, dans tous les domaines de la vie, les femmes ont fait leur preuve. Les femmes doivent être impliquées dans toutes les luttes qui les concernent, exceptionnellement celle contre les violences à leur égard. Il faut les mettre en valeur dans la lutte pour l’édification d’une Afrique digne, d’une Afrique de paix, de développement. Il est temps d’inculquer aux jeunes et aux enfants, filles ou garçons, un enseignement utile sur ce phénomène. Attaquer l’ennemi à la racine, à la base, depuis l’enseignement de base. Les violences faites à la femme et la jeune fille, sous toutes leurs formes, détruisent des vies. C’est très grave. Qu’à cela ne tienne, “il n’est rien de difficile au monde à qui veut s’appliquer à bien faire”. Attendons voir !

La Pros.