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Leadership national congolais de progrès/RDC : une Constitution qui nous maintient bloqués au fond du gouffre de la Tragédie

Leadership national congolais de progrès/RDC : une Constitution qui nous maintient bloqués au fond du gouffre de la Tragédie

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*Elle est l’une des vitrines du cynisme de ses auteurs étrangers et de la médiocrité de l’élite congolaise.

La constitution actuelle appliquée en RDC a été conçue par ses auteurs avec un objectif prémédité, bien réfléchi et mûri pour qu’elle empêche l’instauration d’une justice indépendante, impartiale et équitable, l’avènement de l’Etat de droit démocratique moderne et la réalisation de tout progrès réel, profond, durable, constant et sans cesse croissant en RDC : c’est une constitution qui nous maintient bloqués au fond du gouffre de la Tragédie.

Elle a été imposée à notre Peuple par le biais d’un référendum vicié et frauduleux. Et les « députés » congolais l’avaient adoptée sans l’avoir lue : le professeur Léon de Saint-Moulin, l’avait constaté en posant des questions aux « députés », à la fin de la Plénière, sur le contenu du projet constitutionnel qu’ils venaient d’adopter. Ils ne connaissaient pas ce contenu.

Nous continuons à l’appliquer machinalement, comme les moutons de Panurge, sans réfléchir en profondeur et sans comprendre qu’elle rend vains tous nos efforts et tous nos sacrifices visant à mettre fin à la Tragédie et à placer notre Pays sur la voie du progrès.

  • Accès au pouvoir

Alors qu’en Belgique (pays d’origine des auteurs de ladite constitution) et dans tous les pays qui se développent et progressent, la constitution est intransigeante, stricte, sévère et rigoureuse sur les critères et le profil des candidats aux fonctions de l’Etat en général et aux hautes fonctions en particulier, c’est ainsi qu’il y a, à la tête des pays développés, un leadership de progrès.

C’est le contraire qui s’est produit pour la RDC : la constitution s’illustre par la complaisance, le laxisme et la légèreté qui permettent à n’importe qui y compris à ceux qui ne sont pas à la hauteur des enjeux et à ceux qui ne sont pas capables de comprendre les défis qui se présentent à eux et de les relever : les mercenaires, les pions, les médiocres, les maffieux, les criminels, les prédateurs, les opportunistes et les aventuriers peuvent trop facilement accéder aux hautes fonctions de l’Etat en RDC.

Il y a, dans la constitution, absence d’exigence sur la qualification pour être un Haut fonctionnaire de l’Etat. La constitution est muette sur la qualification même minimale que devraient justifier les candidats aux Hautes fonctions de l’Etat (Présidence de la République, Premier Ministre, Ministres, Députés et Sénateurs. Rien n’est dit notamment sur le niveau d’études requises et sur l’expérience professionnelle qui sont les éléments d’importance capitale pour comprendre les problèmes de gestion d’un Etat moderne et bien gérer l’Etat.

  • Autorisation de commettre toutes sortes de crimes

Une fois au pouvoir, la constitution permet aux mercenaires, aux pions, aux maffieux, aux criminels, aux prédateurs, aux opportunistes et aux aventuriers de commettre toutes sortes de crimes qu’ils veulent et qu’ils peuvent commettre.

  • Protection à vie

La constitution garantit leur protection et leur impunité en les protégeant à vie contre toute sanction judiciaire : la constitution a rendu incompétente toute la Justice congolaise, dans toutes ses instances, ses juridictions et ses organes, de juger ces criminels.

C’est pourquoi le Mercenaire et tous ses anciens collaborateurs paradent et se dandinent en toute liberté, se pavanent fièrement et avec arrogance et exhibitionnisme dans les rues de Kinshasa, toisent les Congolais d’en haut, avec mépris et les narguent avec dédain car ils savent que la Justice congolaise a été rendue, par la constitution, incompétente de les arrêter, de les juger, de les condamner, de les emprisonner et de leur arracher tout ce qu’ils ont volé dans l’exercice de leurs fonctions respectives.

  • Absence d’affirmation des règles et des valeurs éthiques et morales

L’actuelle constitution ne consacre pas la nécessité pour les principaux dirigeants (Président de la République, Premier Ministre, Ministres, Députés, Sénateurs) de justifier qu’ils ont des valeurs éthiques et morales pour prétendre assurer leurs charges respectables.

Les valeurs morales telles que l’honnêteté, la volonté, le courage, l’équité, l’intégrité morale, l’abnégation, le sens de l’Etat et de l’intérêt général… ne sont pas proclamées de façon explicite dans l’actuelle constitution alors que ce sont les valeurs qui permettent à ceux qui les cultivent de transcender les intérêts personnels ou partisans et de privilégier, en toute circonstance, l’intérêt de la nation entendue comme une entité qui devrait être préférée à tout ce qui est extérieur et à tout ce qui dépasse les ethnies ou groupes qui la composent.

Sans l’intégrité morale et l’honnêteté, les personnes peuvent détourner les biens de l’Etat, dissimuler leur patrimoine avant, pendant et après leur mandat…. Le courage et la volonté devront animer les futurs dirigeants de la RDC, car tout est à refaire dans l’ensemble du pays et les ressources nationales sont limitées.

A Suivre.

Fait le 27 décembre 2021.

Pour le Leadership National Congolais de Progrès

Dr François Tshipamba Mpuila

GSM et WhatsAAp : +32-493-325-104

E-mail : tshipamba.mpuila@yahoo.fr