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Gouvernance dans la province du Haut-Uélé : un exemple à suivre/(Par Professeur Jean-Pierre Luhandjula, Université de Kisangani)

Gouvernance dans la province du Haut-Uélé : un exemple à suivre/(Par Professeur Jean-Pierre Luhandjula, Université de Kisangani)

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La province du Haut-Uélé est située au Nord-Est du Congo. Elle est à l’instar de celles du Bas-Uélé, de l’Ituri et de la Tshopo, une nouvelle province issue du démembrement de l’ancienne Province Orientale. Elle a pour chef-lieu,  la ville d’Isiro. L’actuel gouverneur de la province est Christophe Baseane  Nangaa . Il est le deuxième gouverneur de cette nouvelle province.

Ce n’est pas du tout superfétatoire pour moi d’annoncer, d’entrée de jeu, la couleur en affirmant, la main sur le coeur, que je n’ai pas de lien familial avec Son Excellence Monsieur  le Gouverneur Nangaa. Je n’ai pas,  non plus,  d’accointances politiques avec lui. Et cérise sur le gâteau, je hais, comme la peste, les  thuriféraires. Autant dire que je n’en suis pas un. C’est donc mû par la probité intellectuelle, doublée  des velléités pédagogiques que je me  livre à cet exercice communicationnel.

“Il y a un temps pour tout “. Cette phrase de l’Ecclésiaste sied, comme un gant, à l’état d’esprit de Monsieur le Gouverneur Nangaa qui a compris que son heure pour servir sa province d’origine, au plus haut niveau, avait sonné depuis le  10 avril  2019.

Et comme le faisait remarquer Antoine de Saint-Exupéry, “ l’homme se découvre lorsqu’il se mesure avec l’obstacle “, la province du Haut-Uélé et au- delà, le pays tout entier, sont en train de découvrir un  boureau du travail, doté d’un sens élevé de patriotisme et qui aime passionnément sa province d’origine. Ceci au point de placer la recherche du bien-être des populations du Haut-Uélé au centre de ses préoccupations. Toute personne porteuse d’un minimum de rationalité et de passage au Haut-Uélé a indubitablement constaté le virage à 180 degrés, qui est en train de s’opérer dans cette province sous la houlette du Gouverneur Nangaa.

Une preuve péremptoire de l’argumentaire que je déboulonne  ici est fourni par les propos de maman Denise Tshisekedi  et du Cardinal Fridolin Ambongo lors de leur passage à Isiro à l’occasion des festivités relatives au 57ème  anniversaire de la mort de la Bienheureuse Anuarite.

Tous les deux n’ont pas tari d’éloges sur ce qu’ils ont vu et entendu au sujet des hauts faits du Gouverneur Nangaa.

Dans le même ordre d’idées, j’ai eu à suivre les propos laudateurs des Députés nationaux Inagossi et  Atama Tabe sur les réalisations du Gouverneur Nangaa. Les notables de la province ont, eux aussi, acclamé de  deux mains l’action du Gouverneur de la province du Haut-Uélé.

Dans un pays comme le nôtre qui est gangrené par toute sorte d’antivaleurs dont le tribalisme, le népotisme, l’instinct prédatif, la mauvaise gouvernance, trouver des  gens de la trempe de Monsieur  le Gouverneur Nangaa relève de la sinécure.

C’est un des  ces oiseaux rares dont le Président honoraire Joseph Kabila ne trouvait pas quinze, du même acabit, pour graviter dans son orbite.

A  son arrivée à la tête de la province, le Gouverneur Nangaa s’est trouvé nez à nez avec des récriminations de toute sorte. Récriminations allant de la réhabilitation des routes de déserte agricole à l’électrification et à la déserte en eau potable en passant par  la réhabilitation de la voirie et l’installation des ponts sur des rivières pour ne citer que celles là.

Au lieu de vendre l’argot et le vent à sa population pour se taper une santé politique, il a fait le choix de se mettre d’arrache-pied au travail. Tenez ! Monsieur le Gouverneur Nangaa arrive à 5 heures du matin au travail et ne rentre à la maison que la nuit tombée.

Après avoir accompli ses tâches politico-administratives et instruit ses collaborateurs, il enfourche une tenue de chantier pour faire le ronde des travaux effectués pour la refondation du Haut-Uélé.

D’après des informations fiables en notre possession, le respect des prescrits de la loi des  finances  et des  lignes de crédits budgétaires est dans son ADN.

De plus,  il est connu pour son empathie et son élégance langagière, non seulement à l’endroit de ses supérieurs hiérarchiques, mais aussi à l’ endroit de ses collaborateurs et de ses populations.

Il se méfie, à s’y méprendre, au style de gouvernance enclin à l’envie de contrôler tout, de décider sur tout, enjoignant ses collaborateurs à la gestion de la chose publique.

La province du Haut-Uélé est coincée entre la savane et la forêt. Aussi,  convient-il de saluer l’intelligence stratégique du Gouverneur de province qui l’aurait exploité, à bon escient, pour dèmêler l’inextricable écheveau du paradoxe de la possibilité de l’impossible. Ceci en s’attaquant aux défis liés à cette donne géographique et en pérenisant les opportunités y afférentes.

Des analyses d’opportunités bien fouillées ont  dû  être menées à bon port afin d’éviter à la province de sombrer dans des difficultés entravant tout développement. Les mêmes études auraient, selon toute probabilité, permis de déconstruire les représentations d’hier en porte en faux avec les réalités d’aujourd’hui, impulsant ainsi une dynamique de développement.

Sortons maintenant du ciel des idées pour descendre sur la terre des réalités concrètes.

Après que notre pays ait connu plusieurs années de dictature, suivies des années de stagnation, redresser une province de ce pays, n’est pas une mince affaire. C’est une tâche herculéenne qui ressemble comme deux gouttes d’eau à une ingérable tour de Babel. Pour ce qui concerne la province du Haut-Uélé, le Gouverneur Nangaa était conscient qu’il engageait une partie périlleuse.

Il s’est,  ipso facto,  entouré des partenaires bienveillants et inconditionnels pour accompagner ce redressement.

Il s’agit  de  créer de la richesse pour la province, au lieu de rester scotché et nourri aux mamelles du gouvernement central. Il s’agit aussi de  transformer le plomb vil des matières premières telles que les minerais bruts et les produits agricoles,non encore transformés, en or pur du bien-être social. Le levier principal qu’il utilise étant celui d’agir sans remettre à demain ce qu’il faut faire aujourd’hui. Ces actions ont débouché sur pas mal de réalisations concrètes . Nous citons ci-après quelques unes, sans aucun souci d’exhaustivité.

Il s’agit de la construction de nouvelles cités, de l’urbanisation de la province, de la jonction des différents villages, de la construction des routes et des ponts, de l’installation des bacs (par exemple:  le bac de Bole Bole pour relier les deux rives de la rivière Nepoko), de la construction d’un bâtiment moderne pour l’Assemblée provinciale et d’un chef d’oeuvre architectural (maison blanche) qui va servir de résidence des gouverneurs.Il convient aussi de signaler que sous la houlette du Gouverneur Nangaa, Isiro , le chef-lieu de la province, a revêtu sa plus belle robe : anciens bâtiments repeints, construction des nouvelles bâtisses, asphaltage des routes, réabilitation de la voirie etc.

Qu’il me soit aussi permis de mentionner le fait qu’un travail titanesque est mené par les équipes du Gouverneur Nangaa pour rencontrer les préoccupations des populations du Haut-Uélé et ainsi romouvoir des emplois décents pour eux.

En bâtisseur d’un nouveau Haut Uélé, le Gouverneur Naanga projette aussi la construction d’un aérodrome pour les petits porteurs et les bombardiers afin de renforcer le trafic aérien dans la province .

En guise de conclusion, le Gouverneur Nangaa est une chance pour le Haut-Uélé. Il est en train de métamorphoser la province du tout au tout.

La population du Haut-Uélé devrait se ranger derrière cet homme providentiel afin d’achever l’œuvre grandiose qu’il a entamée. Et aussi de relever d’autres défis à l’aide des investissements dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du logement. Lorsque vous avez une locomotive qui tire des wagons stables, le train arrive à destination. Par contre,  lorsqu’il y a instabilité le projet risque d’échouer.

Toutes mes congratulations au Gouverneur Nangaa !

Je l’encourage à continuer dans cette voie qui fait la fierté du Haut-Uélé et du pays tout entier. J’émets le souhait véhément que ce papier  ait une certaine valeur pédagogique et que les autres gouverneurs emboîtent le pas à ce gouverneur atypique. Si chacun balaie devant sa porte, toute la rue sera propre.

*JP Luhandjula, Professeur honoraire à l’UNIKIN ( RD Congo), à l’Université de Tizi-Ouzou (Algérie) à    l’Université du Rwanda (Rwanda), à l’University of South Africa (Afrique du Sud).