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Devenu leader et patron de son orchestre/Le chanteur ‘‘But na filet’’ : « Je paie 50 USD à mes musiciens par concert…»

Devenu leader et patron de son orchestre/Le chanteur ‘‘But na filet’’ : « Je paie 50 USD à mes musiciens par concert…»

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Jusque-là sa carrière musicale évolue bien. A l’instar de Fally Ipupa et Héritier Wanatable, la République Démocratique du Congo est fière du jeune chanteur  Hugues ‘‘But na filet’’.

Sa musique est très écoutée et appréciée par toutes les générations des mélomanes de la bonne musique à Kinshasa et en dehors de nos frontières. Pas d’insanités, ses chansons s’approchent de l’école de Reddy Amisi qui est aussi son mentor. Donc, elle a de l’essence sur le plan thématique et rythmique.

Avec sa belle voix mélancolique, But na filet exploite et chante des thèmes liés à l’amour et surtout aux réalités de la société avec un style lyrique propre à lui-même.

Cet ancien choriste du groupe Villa Nova est aujourd’hui devenu patron et leader de son orchestre à Kinshasa depuis qu’il a décidé d’abandonner le Maestro Fabregas en 2017 pour mener sa carrière en cavalier solitaire.  Ainsi, va la vie !

Au-delà de ses belles œuvres, But na filet est soutenu par le public pour des raisons. D’abord, il est humble et contrôle bien son langage à chaque passage dans les médias (TV, Radio, presse en ligne). Ce jeune artiste a toujours privilégié un sens du respect envers ses aînés. Ce qui n’est pas souvent observé chez les autres stars de sa génération.

Deuxièmement, Hugues ‘‘But na Filet’’ est l’un des rares leaders à réussir à mieux structurer et organiser les choses au sein de son groupe.

Sur le plan administratif, il dispose un bureau avec une équipe bien rodée qui est dirigée par un Secrétaire général. En international, l’artiste s’est laissé gérer par un manager expérimenté, Prince Matundu basé en France. Démarches admiratives ou signatures d’un contrat, tous doivent  passer par son bureau. A peine trentaine d’âge, le jeune chanteur s’est résolument pour une carrière musicale professionnelle.

Dans sa vision de faire la musique, il considère son groupe comme une entreprise à part entière qui a ses droits et ses devoirs à accomplir vis-à-vis de l’Etat.

« Je suis peut-être le seul leader d’un ensemble musical qui parvient à notarié ses contrats de production à l’Hôtel de Ville. Ceci  suppose en quelque sorte que  je suis en règle sur le plan fiscal. J’aime toujours être en ordre avec l’Etat», a déclaré le Full Boss Hugues.

En termes d’effectif, l’ex-choriste de Villa Nova a fait savoir qu’il est entouré de plus d’une trentaine de musiciens dans son orchestre y compris  les doublures.

En ce qui concerne la rémunération, il a instauré une politique de paiement occasionnel pour permettre aussi à ses collaborateurs de se retrouver tant soi peu.

«Je ne dispose pas encore de moyen nécessaire pour instaurer le système du paiement mensuel. Jusque-là, mes musiciens sont payés par prestation. Après chaque concert, chacun a droit à 50 dollars U.S $. Seul, le chef d’orchestre reçoit le double de ce montant. Imaginez-vous, je donne également 15$ U.S aux doublures. C’est-à-dire, aux musiciens de réserve qui ont pris part au concert mais ils n’ont pas eu  la chance de monter sur scène », a précisé But na filet.

S’agissant des contrats qui viennent de l’extérieur du pays, le jeune leader souligne qu’il donne plus de 50$ à ceux qui l’accompagnent lors du voyage.

«Toutefois, ça dépend du volume du cachet que nous avons eu à négocier avec le producteur.  Ils se retrouvent en tout cas.  J’ai toujours voulu que chaque paiement soit filmé et diffusé afin d’exciter les autres leaders d’emboiter le pas. Je n’aime pas qu’il y ait trop d’écart entre moi et mes musiciens devant le public», a ajouté Hugues But na filet.

Il faut noter qu’actuellement l’artiste a le vent en poupe.  Très sollicité, son calendrier prévoit plusieurs rendez-vous en ce début de l’année à Kinshasa et en Afrique.

L’auteur de la chanson « Morgue »  et son groupe sont annoncés pour le 22 janvier 2022, à l’espace SOMIDA, dans la commune de Matete. Juste après cette soirée, l’orchestre prendra l’avion pour une tournée en Angola. L’incontournable Hugues But na filet est vivement attendu par ses fanatiques  pour un Show le 4 février 2022 au Ciné Atlantico, à Luanda.

Rappelons qu’en décembre dernier, cette étoile montante de la Rumba congolaise a défendu son pays  en France où il a réalisé quelques Showcase éblouissant chez Djonga en plein Paris.

Jordache Diala