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Tout feu tout flamme !

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Nonobstant la confirmation de Denis Kadima Kazadi, il est toujours difficile de croire en la tenue des joutes électorales dans le délai Constitutionnel. Puisque le temps qui reste semble court s’il faille préparer aujourd’hui, dès à présent, ce grand rendez-vous avec l’histoire. Oui, il y a d’évidentes contradictions entre Jérôme Bonso, coordonnateur d’Agir pour les Elections Transparentes et Apaisées, AETA en sigle, et Denis Kadima, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI au sujet du temps imparti. Alors que le premier évoque un retard de sept mois dans la préparation des élections qui, selon le délai constitutionnel, doivent se tenir en 2023, le second, quant à lui, laisse entendre que la CENI s’est déjà mise au travail. Entre Mythe ou réalité, c’est ici que les romains s’empoignèrent.

En premier lieu, tout laisse à croire que la CENI aurait déjà cumulé un retard notamment sur la réforme de la législation électorale qui devait prendre 80 jours, environ deux mois et demi, devait avoir lieu avant la fin de l’année 2021, et triste est de constater que jusqu’ici, rien n’a été fait. Et en second lieu, le Coordonnateur de l’AETA a fait remarquer que la révision du fichier électoral, grande opération qui doit prendre 400 jours, environ treize mois, et dont la tenue était prévue de juillet 2021 à Août 2022, n’a toujours pas eu lieu, puisque jusqu’à ce jour les électeurs ne sont pas encore identifiés. Pendant ce temps-là, Denis Kadima et son équipe ont, le 31 décembre de l’année dernière, fait part au Premier Ministre Sama Lukonde, des besoins de la CENI pour qu’elle remplisse au mieux sa mission d’appui à la démocratie, avec l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.

Les trois  derniers cycles électoraux ont tous été contestés. Oui, les résultats de ces élections remis  en question par une frange de la population et observateurs tant nationaux qu’internationaux, ont, vraisemblablement, jeté le discrédit sur cette Institution qu’est la Commission électorale nationale indépendante (CENI), considérée comme un organe qui œuvre  pour le pouvoir en place. Est-ce la vérité ? Telle est la plus grande interrogation. Pendant ce temps-là, Adolphe Muzito et son compère de Lamuka, le ‘’Président élu’’ Martin Fayulu, préparent, d’ores et déjà, des actions de grandes envergures dans les prochains mois pour exprimer leur désarroi au regard de ce qu’ils qualifient de la politisation de la CENI par les ‘’tireurs des ficelles’’ du régime en place qui, à les en croire, arrangent la tricherie pour s’éterniser au pouvoir.

Les jours et mois à venir, seront toute feu tout flamme !

La Pros.