Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Jusqu’où irait le suspense ?/Kabund : démissionnera, démissionnera pas !

Jusqu’où irait le suspense ?/Kabund : démissionnera, démissionnera pas !

This post has already been read 2009 times!

*Il aura réussi à mettre du feu aux poudres. Cris de détresse mêlés aux appels aux mesures disciplinaires sévères se déchaînent. Traits tirés sur les visages, pendant que certains affidés l’appelaient à se dédire, nombreux sont ces combattants qui, désormais, ne juraient plus  que sur  son éviction de la tête de l’Udps. Députés Nationaux, Députés Provinciaux et, depuis hier, même les Fédérations de l’Udps à travers le pays,   sont progressivement  sortis de toutes les réserves d’usage, préférant ainsi laver les linges sales entre  cadres de l’Udps  sur l’agora politique. Entretemps, la démission qui, au grand soir du 14 janvier dernier, avait fait le tour des réseaux sociaux à partir d’un simple Tweet, n’a ni été officialisée, ni  été  confirmée.

Et, pourtant, selon les toutes premières indiscrétions interceptées dans les parvis de son Palais de Kingabwa, elle était plutôt attendue   dans la journée du 18 janvier. Mais, curieusement, rien n’est arrivé jusqu’aujourd’hui. Même si Jean-Marc Kabund,  son auteur,  n’a pipé le moindre petit mot, il n’en demeure pas moins  vrai que son intention de démissionner, si jamais elle se confirmait, elle pourrait,  à elle toute seule, faire  bouger les lignes tant   à l’Udps, à l’Assemblée nationale qu’à l’Union sacrée.  Jamais dans son histoire,   il n’aurait suscité autant de passions que de déchirements  autour de sa personne,  de ses faits et gestes. Démission : mythe, fiction, option, stratégie  ou réalité ? Mais, jusqu’où irait un tel suspense ? Que veut-il ? Quelle est  vraiment sa décision finale ?  Qui peut mieux  répondre à toutes ces questions à la place de Kabund ? Et si,  en définitive, il  se rebiffait, que ferait-on de toute la bile ayant teinté les  déclarations de ces derniers jours contre ses postures d’intérimaire au  parti et de Premier Vice-Président à  la chambre basse du Parlement ?

Tout était parti d’une affaire d’un des éléments de la garde républicaine malmené et acheminé à l’auditorat. Puis, de la réplique marquée par une descente d’autres éléments de cette même garde républicaine  à sa résidence qui aurait laissé, selon des témoins,  des stigmates aux airs  de ravage   d’un tourbillon.

Plus tard, voulant certainement démontrer sa colère, l’homme aurait promis de rendre le tablier. Mais, un tweet ne suffisait pas.  Car, pour y arriver, une telle décision  devait, normalement, être suivie d’un acte démission.

Et, depuis, de l’eau continue à couler sous le pont pendant  que les amis et ennemis se rentrent les pinceaux.

Apparemment, M. Kabund   observe la scène  à partir de  son bastion de Kingabwa, tout en gardant un  mutisme inhabituel qui  fait tellement  courir des rumeurs qu’il risque, plus tard,  d’en être desservi, lui-même.

Voilà pourquoi, tout en lui concédant tous les droits dus à ses initiatives et décisions, il ferait mieux de fixer l’opinion, le plus tôt.

LPM