Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

A travers un bel ouvrage d’un digne fils du pays/RDC : la culture tshokwe valorisée et célébrée à Kinshasa

A travers un bel ouvrage d’un digne fils du pays/RDC : la culture tshokwe valorisée et célébrée à Kinshasa

This post has already been read 1637 times!

La salle de spectacles Showbuzz située dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, était le cadre choisi lundi dernier par la mutuelle Tshokwe en collaboration avec la Fondation du Groupe Ballet Amani pour abriter une grande matinée culturelle sur la célébration de différentes valeurs culturelles du peuple Tshokwe à travers un bel ouvrage intitulé ‘’Les Tshokwe de la RDC’’. Placée sous le thème « la fertilité », ladite matinée avait comme objectif de promouvoir la culture tshokwe et de ressembler le peuple tshokwe du grand Katanga autour des valeurs de leur tribu.  C’était en présence de plusieurs autorités du pays, dont la ministre de la culture, Arts et patrimoines, Catherine Kathungu ainsi que le président de la mutuelle Tshokwe, le prince Lambert Kandala Tshiyaze Musanga.

Publié et illustré par le photographe italien Angelo Turconi avec les écrits du professeur Felix Kaputu Ulombe, ‘’Les Tshokwe de la RDC’’ fait un focus sur la réalité du peuple tshokwe, notamment sur les différentes parties de l’initiation des jeunes Tshokwe installés à Mukanda, camp de l’initiation et d’isolement où on appréhende le rôle vital que joue chaque masque.

Satisfait de la réussite de cet évènement, le prince Lambert Kandala Tshiyaze Musanga, a confié qu’il est temps de pérenniser les différentes valeurs de tshokwe, en vue de l’épanouissement de la République Démocratique du Congo car, selon lui, un peuple sans culture, est un peuple mort.

« Toutes les grandes puissances du monde que nous connaissons : le japon, la chine… c’est par la culture qu’elles sont ce qu’elles sont aujourd’hui.  Elles évoluent à travers leurs différentes valeurs culturelles », a-t-il soutenu devant la presse à la fin de l’évènement.

Revenant sur la question de la  démarche de la restitution des reliques du héros Patrice Emery LUMUMBA, le président mutuelle Tshokwe estime qu’il serait mieux de laisser aux belges ces œuvres en guise d’assurer sa pérennisation.

« Concernant cette question, si on me demandait de donner mon point de vue, je dirais que c’est une mauvaise idée. Nos dirigeants doivent y réfléchir sérieusement, car nous ne serons pas en mesurer de garder ces œuvres d’art  pendant longtemps comme les belges le font. Non seulement, elles vont se détériorer, elles vont même être spoliées  comme la musée, on m’a dit il y a quelques ouvres d’art qui noircissent», a-t-il lâché.

De son côté, la ministre de la culture, Arts et patrimoines a insisté sur la renaissance culturelle basée sur l’identité. « Il faut renaitre nos cendres, car le renouvellement culturel doit servir de levier pour la reconstruction de l’Afrique, et en particulier la République Démocratique du Congo, notre nation », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter que la richesse culturelle Tshokwe, véhiculée à travers ses différents objets d’arts ainsi que les danses est un élément important à capitaliser en RDC.

Dans le décor de la salle, il y avait un échantillon d’objets d’art venus de l’intérieur du pays, notamment des grands masques tshokwe, tshiwuka  et Tshiombo. Le premier met en contact le peuple africain avec Dieu, alors que le deuxième partage les bénédictions divines et susciter également  la joie aux femmes qui ont peur des masques.  Il y a aussi de masques, comme musika, qui conserve les nourritures en son état initial pendant le voyage, tout comme Diamba, éléphant en français, qui représente la force du peuple Tshokwe.

Christian Musungayi