Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Spécial mois de la femme/Kinshasa: ‘‘Biso Basi Telema’’ et ‘‘Je suis RD. Congolaise’’ plaident pour la dignité, le respect et l’autonomie de la femme

Spécial mois de la femme/Kinshasa: ‘‘Biso Basi Telema’’ et ‘‘Je suis RD. Congolaise’’ plaident pour la dignité, le respect et l’autonomie de la femme

This post has already been read 1434 times!

Le mois de mars de chaque année est dédié exclusivement à la femme à travers le monde. C’est dans ce cadre que les structures ‘’Biso Basi Telema’’  et ‘’Je suis RD. Congolaise’’ ont, à travers un point de presse organisé le jeudi 17 mars 2022 à Kinshasa, mis un point sur les droits et privilèges de la femme en République démocratique du Congo. Pour les deux structures, le mois de mars, particulièrement en date du 8, connue mondialement pour la célébration des droits des femmes, ne devrait nullement être un motif de  festivité, mais plutôt une journée et un mois de réflexion et de prise de conscience. En effet, la lutte pour la reconnaissance des droits de la femme est une lutte dont la victoire est à ce jour loin d’être remportée, estiment-elles. C’est ainsi que les deux structures ont placé au panthéon de leur combat, l’éducation de la femme car, c’est la clé de la réussite qui peut l’aider, nonobstant les embuches à la prise de conscience et à la confiance en soi pour une autonomisation plus sûre.

Elsie Lotendo, Coordonnatrice de la structure «Biso Basi Telema», est revenue sur ce que devrait être la portée réelle de la journée du 8 mars. Pour elle, le combat de la femme ‘’reste une lutte perpétuelle’’. Et d’ajouter, «nous Biso Basi Telema et je suis Rd congolaise ne considérons pas cette date du 8 mars comme une journée de fête, mais plutôt une journée de réflexion et de prise de conscience de la condition, de la situation de la femme dans cette société patriarcale, où les droits de la femme sont dans la majorité bafouées». D’où, la continuité de la lutte et l’invention des mécanismes susceptibles de faire respecter et appliquer ces droits s’avèrent indispensables.

La coordonatrice de « Biso Basi Telema » a renchéri sur le contexte du panel les réunissant, dont le thème a été « la situation actuelle de la femme congolaise». « Nous sommes venues en ce jour dans le cadre d’une évaluation de  la situation actuelle de la femme congolaise. Qu’il nous soit permis de rendre hommage à la mémoire de toutes ces femmes (…), Nous demandons à toutes les femmes congolaises de se faire confiance, se former et s’informer de tout ce qui peut contribuer au développement de notre pays», a déclaré Elsie Lotendo, qui a, en même temps, adressé un message d’alerte au gouvernement national, de veiller à l’implication, à la considération et à la participation cruciale de la femme dans la société.

De son coté,  Mireille Lwembadio, porte-parole de « Je suis Rd. Congolaise»,  a expliqué le pourquoi du choix du nom de leur structure. Elle a fait savoir que dans « Je suis Rd. Congolaise », elles mettent vraiment l’accent sur la République démocratique du Congo. Avant  de préciser que l’inspiration du nom de l’association vient d’une volonté qui confirme  ‘‘notre appartenance à une cause, mais également à un cri du cœur, le cri des femmes Congolaise’’. La porte-parole  de « je suis Rd. Congolaise » a chuté en déplorant la situation de la femme congolaise actuelle.

« Ce qui se passe en République Démocratique du Congo depuis plus de 20 ans  est une pure abomination. La femme congolaise, en particulier son corps et son intégrité sexuelle sont utilisés comme les armes de guerre dans des conflits, dont elle ignore complètement la portée. Face au silence des médias, et face au silence de notre gouvernance, nous les Congolaises vivant en RDC, en Suisse et partout dans le monde, désireuses de changer cette situation, avons donc décidé de nous  lever, de crier fort stop, stop aux attaques, stop aux discriminations, stop aux violations de droits de femmes congolaises», a-t-elle indiqué.

De son côté, Pricillia Masengu, Porte-parole de « Biso Basi telema», a expliqué les objectifs de leur structure. A l’en croire, ‘‘Biso Basi Telema’’ s’aligne à stimuler un éveil de conscience à la femme africaine, en général, et congolaise, en particulier. Au terme de la conférence, les dirigeantes et membres de deux structures se sont rendus au Marché de Matadi-Kibala, en guise de visite sociale aux familles des femmes victimes de la catastrophe causée par la coupure du câble à haute tension du courant électrique en janvier dernier.

Fidel Songo