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Leadership national congolais de progrès/RDC : les Héros absurdes et le Mythe de Sisyphe

Leadership national congolais de progrès/RDC : les Héros absurdes et le Mythe de Sisyphe

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*L’autopsie de l’Histoire de la RDC depuis la Traite négrière (16ème siècle) jusqu’à ce jour révèle de façon frappante une similitude avec la Tragédie

Congolaise et le Mythe de Sisyphe.

Le Mythe de Sisyphe

Le Mythe de Sisyphe est une œuvre écrite par Albert Camus (octobre 1942).
Camus a choisi ce personnage qui relève de la mythologie grecque pour son histoire. Sisyphe était l’homme le plus fourbe, le plus perfide, le plus malicieux et le plus rusé de tout son temps. Durant sa vie, il s’était servi de ces vices pour ridiculiser et humilier ses concitoyens. Il avait même osé défier les dieux en piégeant la mort, en l’arrêtant et en l’enchaînant. Durant quelques jours, il n’y eut pas de morts.

Les dieux durent lui envoyer le dieu Hermès pour le convaincre de relâcher la mort. Dans la religion grecque antique, Hermès était une des divinités de l’Olympe. Il était le messager des dieux, donneur de la chance, négociateur dans des conflits, inventeur des poids et des mesures, gardien des routes et carrefours, dieu des voyageurs, des commerçants, de la communication et des orateurs. Hermès réussit sa mission : Sisyphe relâcha la mort.

Plus tard, les dieux durent recourir aux meilleures de leurs stratégies pour que la mort réussisse à surprendre Sisyphe et à le capturer. Ce qui fut fait : Sisyphe mourut.

Après sa mort, Sisyphe fut, dans le royaume des morts, condamné par les dieux à pousser un énorme rocher à partir de la vallée d’une montagne jusqu’au sommet de la montagne. Mais chaque fois qu’il arrivait au sommet de la montagne avec le rocher, celui-ci, à cause de son poids, annihilait toutes les énergies dépensées, toute la peine endurée, tous les sacrifices consentis et tous les efforts déployés par Sisyphe : le rocher faisait le chemin inverse et roulait jusqu’à l’emplacement initial (point de départ) dans la vallée.

Sisyphe rentrait jusque dans la vallée et reprenait sa tâche de pousser le rocher jusqu’au sommet de la montagne. Et le rocher rentrait de nouveau dans la vallée. Sisyphe devait mobiliser encore une fois ses énergies et ses forces pour recommencer à zéro son épuisante ascension ; il devait remplir cette tâche répétitive éternellement.

Pendant le retour de Sisyphe dans la vallée pour aller rejoindre le rocher, Sisyphe avait un visage qui peinait si près des pierres ; et le visage était déjà pierre lui-même ! Sisyphe redescendait d’un pas lourd mais égal vers le tourment dont il ne connaîtra pas la fin, Le moment était vraiment tragique.

Sisyphe n’avait qu’un seul choix : trouver son bonheur dans l’accomplissement de la tâche qu’il entreprenait infiniment et non dans la signification de cette tâche ni dans l’objectif visé dans ce travail ni dans le résultat qu’il espérait atteindre mais qu’il n’obtenait jamais.

La lutte elle-même vers les sommets devait suffire à remplir le cœur de Sisyphe : il fallait imaginer Sisyphe heureux.

Le fait de « vivre le supplice de Sisyphe » signifie que l’on vit une situation absurde, répétitive et dont on ne voit jamais l’issue, la fin ou l’aboutissement.

 

Sisyphe, par Franz von Stuck1920.

Sisyphe vivait l’absurde, ce qui signifie une absence totale de sens et d’espoir (qui n’est pas la même chose que le désespoir), une réflexion permanente (ce qui n’est pas la même chose que le renoncement), et une insatisfaction consciente (ce qui n’est pas la même chose que l’anxiété juvénile).

Sisyphe était sans espoir. Il avait abandonné toute illusion de réussite. C’est à ce moment de désillusion que nous devons considérer Sisyphe comme un héros. Sisyphe commençait à voir sa capacité à continuer, encore et encore, à supporter le châtiment, comme une forme de victoire. Il ressentait de la satisfaction en faisant ce travail interminable. Il ne cherchait pas à comprendre sa signification. L’effort qu’il fournissait pour atteindre le sommet le rendait heureux.

La lutte elle-même vers les sommets suffisait à remplir le cœur de Sisyphe. Nous devons imaginer Sisyphe heureux de continuer à vivre cette situation malgré l’absence de sens de ce travail. Le bonheur de Sisyphe résultait de l’acceptation de sa vie telle qu’elle était pour lui tout en reconnaissant son absurdité.

A Suivre…

Fait le 25/04/2021

Pour le Leadership National Congolais de Progrès

Dr François Tshipamba Mpuila

GSM et Whatsapp : +32-493-325-104

E-mail : tshipamba.mpuila@yahoo.fr