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Pétard mouillé !

Pétard mouillé !

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Le Conseil de sécurité a finalement dit son moté, mieux a fini par décider sur le sort réservé à la République Démocratique du Congo, quant à l’enquête internationale indépendante qui devait y être diligentée par les Nations Unies, en rapport avec les atrocités dans l’espace Grand Kasaï. La Résolution, la 2360, alors attendue aujourd’hui, est pourtant tombée dans la soirée de mercredi. Mais, elle doit être formalisée ce jour, indique-t-on. Que dit-elle cette résolution, qui est venue départager deux camps qui s’étaient dessinés à Genève ? D’une part, ceux qui ont porté haut l’argumentaire que cette enquête soit menée illico presto, et d’autre part, ceux qui, sans toutefois s’y opposer, ont bien voulu se faire accompagner dans la démarche par les Nations Unies ? Kinshasa, qui avait opté pour la deuxième alternative, soutenue du reste par une dizaine des pays africains et latino-américains, a obtenu gain de cause. Et la Résolution est allée dans le sens souhaité par le pays de Joseph Kabila, dont les émissaires, en l’occurrence, le Ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Alexis Thambwe Mwamba, et Marie-Ange Mushobekwa qui a en charge les Droits Humains, ont fait valoir des arguments massues, péremptoires et convaincants. C’est au point de conduire les membres du Conseil de sécurité, à l’unanimité d’ailleurs, de rejeter la position préalablement défendue par le Haut commissaire aux droits de l’Homme. Au pays, ceux qui ont l’art de disséquer des engins explosifs affirment que l’on n’est là en présence d’un pétard mouillé, dont les effets escomptés notamment, la détonation, ne seront plus jamais audibles. Ainsi, des analyses pointues de cette résolution donnent de comprendre qu’il ne sera pas question d’une enquête internationale indépendante, mais que des experts onusiens seront présents sur le sol congolais, dans le secteur du Kasaï, pour un travail qui se fera de concert avec les autorités de Kinshasa. Leur rapport, indique ce texte, devra être produit au plus tard en octobre prochain, pour une évaluation d’ensemble. Ce qui entend dire, selon les termes de la résolution, que Kinshasa est appelé à donner accès à l’ONU, pour que ses employés, mais aussi le Haut commissaire aux droits de l’homme puissent travailler, sans entraves, dans cette partie du pays. Alors, qu’est- ce qui a pu faire fléchir la position des membres du Conseil ? En effet, sur 47 Etats participants à ces assises, le contingent des  représentants des Etats africains a dit niet à cette éventualité. En s’appuyant sur un principe sacro saint qui régit les relations internationales, à savoir : la souveraineté des Etats, ces délégués des Etats africains ont jugé inconcevable, qu’au nom de l’interventionnisme, soit violé le droit d’un Etat. Encore qu’au regard de la situation qui est la sienne en ce moment, la République Démocratique du Congo a pu mettre en branle son système judiciaire, pour que soient établies des responsabilités et, châtier les coupables des actes reprouvés par la communauté internationale.  Eu égard à ce qui précède, les autorités Congolaises peuvent se frotter les mains, d’avoir combattu un bon combat devant la détermination de la communauté internationale. Certaines ne pourront s’empêcher de savourer les délices de la victoire, si importante, pour la diplomatie agressive de la RDC.

La Pros.